Il me souvient …

Il me souvient … Juste un moment avec moi.

Ce matin, j’étais assis dans la cour avant le lever du soleil. La meilleure heure en ces périodes de canicule. Je contemplais un ciel à peine bleu parsemé de nuages. En dehors du bruissement des feuilles dans les arbres, il y avait le silence. Je ne dormais pas, je ne rêvais pas, j’étais juste présent à moi-même, un état hypnotique naturel ou méditatif si vous préférez. J’aime à me lever tôt et profiter de la fraîcheur et de la quiétude du petit matin.

Puis doucement, au fur et à mesure que le soleil commençait à tinter de son rougeoiement les quelques nuages, le merle a commencé à enchanter le silence par son sifflement joyeux. Il marque son territoire et prévient ses congénères. Il est directement suivi par le roucoulement d’une tourterelle heureuse de saluer sa moitié qui lui répond avec entrain. En quelques instants, ce silence des feuilles se transforme en une symphonie de chants et de vie. Il fait juste bon, le vent est juste chaud à point pour éviter la chaire de poule. Je bois l’air fraîchement ionisé à pleine goulée, il coule comme un sirop dans mes poumons. Je respire, je vis.

Au loin, les coqs surpris par le soleil commencent à réveiller leur bassecour, les corneilles se mêlent à se vacarme lointain. De nombreux passereaux viennent ponctuer de leurs chants cette composition inédite.

Au fur et à mesure que le soleil s’affirme et prend sa place dans le ciel, l’air se réchauffe, les feuilles s’immobilisent et les chants mélodieux se calment pour laisser maintenant place aux croassements grinçants des corneilles. La nature se planque pour mieux affronter cette nouvelle journée de canicule.

J’émerge brutalement de mon état de torpeur, réveillé par la camionnette du facteur venu déposé le journal avec les nouvelles du monde. Vite, je rentre me calfeutrer à l’abri de la chaleur et des catastrophes. Je ferme portes et fenêtres pour me réfugier dans le semblant de fraîcheur d’une vieille bâtisse. Il fait sombre, l’air est déjà lourd et …

Il me souvient…, d’un livre lu et relu durant mon adolescence, c’était Ravage de Barjavel. Il décrivait dans ce livre la fin d’un monde occupé à étouffer et à brûler. Cet écrivain d’avant guerre était un visionnaire de nos évolutions technologiques, le plastec, les manipulations génétiques, la mère de viande, etc…, toutes ces affabulations qui peuplent ou peuplerons bientôt nos quotidiens.

A la fin du livre, il me souvient que le monde brûle pour faire place à un retour à la terre et au refus brutal de l’évolution technologique.

Il me souvient ses instants de vie en communion avec la nature, le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux et l’ondée fraîche d’un ruisseau, … Il me souvient …

Aye aye

Ca y est, je l’ai fait et ça fait mal, je dirais même plus aïe-aïe. On ne va pas se plaindre, je ne m’en sors pas trop mal après 15 jours à l’hosto. La machine est globalement abimée mais elle continue à fonctionner. Je ne me plains pas et comme dans toute chose, il y a toujours du positif.

Ce séjour fut des plus instructifs sur l’apprentissage du fonctionnement de mon corps, sur celui du fonctionnement des relations humaines dans un milieu clos et sur celui du chaos médical dans lequel nous évoluons. Attention, je ne tire pas à boulet rouge sur notre médecine, je constate juste les limites d’une rationalisation à l’extrême d’un système et la disparition de l’humanité de notre système de soins au profit de la rentabilisation d’un outil.

En ce qui concerne mon corps, j’ai appris à découvrir l’étonnante adaptabilité de l’être humain et les potentiels inimaginables de notre cerveau. L’hypnose m’a beaucoup aidé à passer à travers les différentes épreuves tant physiques que psychologiques. Prendre de la distance, faire l’hélicoptère et observer la situation plutôt que d’être dans la situation permet de prendre d’autres décisions et parfois même des pistes non envisageables autrement.

En ce qui concerne les contacts sociaux, il sont de trois types. Tout d’abord, les collègues malades que l’on rencontre dans sa chambre, ou dans les couloirs. Chacun a son histoire, chacun a besoin de se raconter, chacun a les pires misères. C’est humain et le mieux que l’on peut faire c’est amener de l’humour, du moral, de l’autodérision. J’ai un maximum de compassion pour ces malades atteints de démence (alzheimer ou autre) perdus, sans repères qui tentent par tous les moyens de comprendre où ils sont et de fuir pour retrouver leur liberté. Je pense à cette dame qui n’a pas cessé de pleurer et à son mari stressé qui hantait les couloirs sans desserrer les mâchoires. Mes pensées vont aussi à me compagnons de chambrée qui apprenaient chaque jour une aggravation de leur cas. Je pense à ces épouses apportant avec des fruits un maximum de réconfort à leur mari tout en camouflant avec peine leurs larmes, leurs peurs, leur impuissance.
Enfin, tous mes remerciements aux infirmières, aide-soignantes et dames de l’entretien pour leur dévouement.

Le microcosme humain décrit ci-dessus ne comprend pas les médecins, et pour cause, il est tellement rare d’en rencontrer un. Durant les derniers jours de mes vacances forcées, avec ma tension au maximum (24/14), je n’ai vu personne de soi-disant responsable. Les infirmières respectaient le protocole et faisaient références au médecin de garde qui ne m’avait jamais vu mais qui avait mon dossier. Et c’est ce dimanche là que l’expérience la plus loufoque a été vécue : Mon maximum de tension refusait obstinément de descendre en dessous de 24 malgré les médicaments, l’infirmière en réfère au médecin de garde qui lit mon dossier et voit que les bains chauds font baisser ma tension. L’infirmière reçoit les instructions suivantes le dimanche vers 14h, soit je prends un témesta pour me calmer, soit je prends un bain chaud comme je faisais chez moi pour faire baisser la tension en cas de crise. Ma maison étant située à 150 m de l’hôpital, j’opte pour le bain chaud et je sors de l’hôpital après avoir signalé mon départ à l’infirmière. Je suis revenu une heure plus tard avec une tension à 16.

Loufoque, absurde, contraire aux règles de sécurité mais efficace et salvateur.

Les médecins, les spécialistes, les professeurs, les étudiants, tous sont formatés et fonctionnent dans un système organisé et hiérarchisé comme une usine, une entreprise. Les protocoles, les procédures, les temps machines, tout est organisé, minuté et rentabilisé. Pour le côté humain, en dehors du personnel infirmier, c’est le sourire à l’américaine, le « bonjour » artificiel, et le « ça va aller » de rigueur. Une usine aux rouages biens huilés, une usine où le mot rentabilité a pris le dessus, une usine où l’être humain est devenu un objet un produit à réparer comme une TV.

Je pourrais m’étendre longtemps sur le sujet mais ce serait une lutte vaine et un combat perdu d’avance.

J’ai vu un escroc hier, un qui répare avec les mains, un qui a écouté mon problème, un qui m’a fait mal en appuyant tant manuellement que psychologiquement là où ça fait mal. Je suis sorti debout de chez lui, en marchant la tête haute car je n’étais plus un objet mais bien un être humain. Je ne disais plus aïe-aïe.

Je dédie cet article à J-P, F., M. et toutes les infirmières de l’étage neuro ainsi qu’à la dame de l’entretien. Vous vous étiez humains.

L’Harmonie des sens

Dimanche dernier, j’avais été invité à présenter le HOT système durant la journée dans un jardin privé avec d’autres acteurs. De la géobiologie, en passant par les pierres, les vêtements et les produits de beauté, nous étions une bonne douzaine à profiter d’une belle journée organisée par Denise.

Denise, je l’ai rencontrée durant un salon en septembre 2017. Elle a en permanence le sourire au visage et une énergie à déplacer des montagnes. Je la remercie encore pour son enthousiasme communicatif.

Bref, en dehors de la tondeuse du voisin (un dimanche) d’un taille haie et d’un cloueur de planche, l’endroit était agréable.

Pour moi, c’était l’occasion d’un peu remettre le pied à l’étrier et de présenter à nouveau le HOT système sans pression quelconque, juste l’occasion de s’amuser et de partager ma technique. Au début, je balbutiais beaucoup, je ne trouvais plus mes mots. Mais au fur et à mesure de la journée, le plaisir de partager a pris le dessus et j’ai retrouvé toute ma gouaille ancestrale.

Il faut bien avouer que les gens sont merveilleux et que l’approche par l’odorat est originale et permet un rapport à l’autre sans contraintes. J’utilise toujours les mêmes 4 odeurs pour mon test olfactif et les gens sont toujours occupés à chercher le nom d’une huile même si ce n’est pas le but. Je scrute les visages, les attitudes, les dilatations de pupille, les colorations des joues et je vois défiler devant moi des vies entières, des histoires, des souvenirs de jeunesse. Les mots sont toujours identiques mais ils ont à chaque fois des vécus différents. Ce sont ces vécus qui m’intéressent car ils permettent à chacun de se reconnecter instantanément avec des souvenirs, des idéaux, des moments de vie. Les visages s’éclairent, les souvenirs surgissent, les yeux deviennent des projecteurs de leur âmes, de leur être.

Je ne me lasse pas de répéter et de titiller les gens pour les pousser encore plus loin dans le lâcher prise. Après, j’expérimente différentes phases du HOT système pour me remettre en confiance avec la technique. Non, je ,’ai rien oublié, peut-être quelques emberlificotages mais rien d’essentiel et le travail continue naturellement. Je m’autorise alors quelques inductions instantanées avec la pose de la main sur le front et des suggestions directes de détente et de relaxation. Les gens sont droits sur leurs jambes, ils n’entendent plus la tondeuse, juste le son de ma voix. Leur main droite est collée sur le front et l’odeur déposée sur le poignet se répand dans l’ensemble de leur corps associée aux mots si importants pour eux.

Les retours au « ici et maintenant » est parfois un peu laborieux pour certains mais tous me gratifient d’un merveilleux sourire. Les visages ont changé, ils sont plus détendus. C’était juste un moment de pur bonheur gratuit pour eux comme pour moi.

J’ai retrouvé ce dialogue « d’âme à âme ». Il me manquait, il me nourrit spirituellement. Je retrouve l’individu dans ce qu’il a de plus beau, son humanité.

J’espère à bientôt pour de nouvelles rencontres.

Le cerveau et le HOT système

Ce dimanche, nous avons été voir le film : »Le cerveau des enfants » de Stéphanie Brillant. Une plongée d’1h30 dans les délices des neurosciences.

Compte tenu de mes nombreuses lectures et de mon intérêt constant pour le sujet, je n’ai pas appris grand chose, mais cela était plutôt une synthèse rafraîchissante. Le cerveau des enfants est notre futur cerveau d’adulte et on se rend réellement compte des conditionnements subis durant cette période de croissance. Rappelons également que notre cerveau n’est pas terminé avant 20-25 ans.

Travailler en hypnose pour rectifier des conditionnements appris et remonter dans l’enfance pour corriger certaines problématiques est certes une bonne solution apriori. Ma pratique sur une quinzaine d’année m’a amené autant de satisfactions que de désarrois. On croit avoir compris, on maîtrise la technique et les routines et pourtant notre taux de réussite reste invariablement aléatoire en fonction du vécu de chaque individu. On provoque des transes plus ou moins profondes, on récite de merveilleux textes à faire pâlir d’envie un écrivain renommé, on crée une ambiance des milles et une nuits et le résultat reste dépendant de ???

Il me fallait quelque chose pour tenter de toucher l’individu au-delà des mots. Au début, inspiré par l’ostéopathie, je travaillais beaucoup en crânien. C’était très confortable pour le partenaire et cela offrait en plus d’une vue sur tous le corps allongé des retours intéressants au niveau de ma proprioception. Hélas, le plus souvent les gens s’endormaient et mes mains se tétanisaient. Il me fallait autre chose pour tenter d’établir la communication. C’est fin 2015, après de nombreuses formations, que le déclic est survenu un matin. L’odorat était pour moi la solution.

L’odorat est un sens archaïque qui fonctionne déjà pour le bébé dans le ventre de sa mère. Il est le seul sens a ne pas être censuré par le thalamus. Il est en contact direct avec l’hippocampe et l’hypothalamus. J’avais une voie d’entrée directe avec le cerveau limbique, il me manquait les outils. Intéressé de longue date par les huiles essentielles, j’ai sélectionné différentes essences comme moyen pour faire remonter les souvenirs et les émotions associées, ce que l’on appelle : « la madeleine de Proust ».

La narration, l’interprétation à postériori d’une problématique ne m’intéresse pas car c’est généralement une information tronquée et censurée par le vécu de l’individu. Mon intérêt se porte principalement sur l’observation du non-verbal qui échappe à l’emprise du néo-cortex. La verbalisation est également remplacée au départ par une représentation dans l’espace de la problématique. Cette représentation est imitée par le praticien (neurones miroirs) et facilite grandement le dialogue silencieux et la connexion entre le praticien et le partenaire. L’odeur sert de catalyseur à la réaction et elle servira à postériori d’ancrage (conditionnement pavlovien).

Ma technique est fatigante au début pour le praticien car elle utilise des modes différents d’action qui nécessitent un réel investissement pour le praticien. Je vous invite à revoir les différentes vidéos de mon site.

En résumé, ce documentaire « Le cerveau des enfants », me conforte dans l’idée que ma démarche est censée et mérite d’être encore plus avant explorée. Le HOT système ne fait pas arrêter de fumer en 3 séances, il ramène la personne à une réflexion plus profonde sur ses habitudes, ses conditionnements, les raisons de son existence et les buts réels de sa vie. Alors seulement, après un certain temps, des modifications s’opèrent naturellement et il arrête de fumer en pleine conscience. J’ai observé des modifications tellement profondes chez des partenaires que je reste toujours stupéfait car les gens ne se rendent même plus compte de comment ils étaient avant.

 

 

Le carcan

Une façon très efficace de contrôler un individu ou de le punir est l’utilisation du carcan. Nous l’avons tous vu en visitant des châteaux ou e visionnant l’un ou l’autre film ou documentaire. Le carcan dont j’aimerais parler ici n’est pas d’ordre physique il est d’ordre médical.

Il est de bon ton d’aller chez le médecin quand un souci de santé survient. De par ses études, ses connaissances, son expérience du terrain, ses formations continues et les visites des délégués médicaux, il ou elle est la référence en matière de soin. On va chez le médecin comme on allait chez le curé pour se confesser et demander des conseils, des prescriptions, des remèdes pour soigner, parfois même guérir nos troubles psychiques (le curé) ou physiologiques (le docteur). Cette démarche est acceptée par tous et remboursée par la sécurité sociale. Le médecin a en plus le pouvoir de délivrer un certificat qui fera autorité et qui permettra à l’enfant de ne pas suivre le cour de gym ou au travailleur de s’absenter. Il faut bien comprendre que cette autorité médicale fait partie intégrante de notre culture et de nos croyances.

Dans cette logique, depuis plus de 40 ans, je teste des médicaments prescrits pour résoudre un problème de santé que je traine depuis mon enfance. J’ai ainsi pu apprécier le savoir de nombreux spécialistes, me soumettre à une multitude d’examens et prendre différentes médications. Quand je regarde ma pharmacie, j’ai assez de stock pour ouvrir une officine. J’ai, je le pensais, expérimenté tous les effets secondaires possibles et jamais, au grand désespoir du corps médical, les effets primaires supposés.

Je le pensais car j’ai découvert récemment un effet secondaire auquel je n’avais pas pensé. J’étais entré dans une logique médicamenteuse ces derniers mois assez risible. Un médicament pour soigner mon coeur afin d’éviter un problème de rein était pris à des doses assez fortes. Ce médicament après quelques mois a comme effet, entre autre, de causer une insuffisance rénale pour laquelle on me donne un autre médicament qui lui me provoque des troubles cardiaques et des problèmes de foie et d’estomac. On tourne en rond et je prends la décision de réduire le traitement de façon progressive. J’en fais part au médecin qui approuve mon choix en me disant qu’effectivement le premier médicament a parfois des effets sur le fonctionnement du rein. Il reconnait son impuissance et avoue ne pas savoir ce qu’il faut faire.

Depuis, très progressivement, j’ai arrêté ce traitement et je commence à retrouver des sensations corporelles perdues depuis des mois. Mais surtout, je retrouve une certaine lucidité car il y avait un effet secondaire que je n’avais pas identifié (pourtant repris en petit caractère sur la notice) : altération des facultés mentales, de la concentration, etc…

J’ai l’impression de revivre, de retrouver mes mots, le fil de mes idées. Je sors d’un cauchemar et enfin je peux rêver. Certes la désaccoutumance n’a pas été facile et il a fallu avoir recours aux huiles essentielles et à l’auto hypnose pour mener à bien ce sevrage. J’ai vraiment le sentiment d’être enfin libéré de ce carcan médicamenteux. En attendant, mon souci de santé n’est pas résolu et j’ai l’impression d’avoir perdu 40 ans en me conformant à la grande sagesse toute puissante de tous ces spécialistes.

 

Wellington

Wellington, le chat de nos propriétaires. Il est plutôt grassouillet et ressemble plus à un petit tonneau qu’à un animal à 4 pattes. Il attend patiemment assis devant chez ses propriétaires tous les matins. Il adresse toujours un miaou pour dire bonjour et se voit parfois gratifié d’une caresse. Sur la photo, il prend un repos bien mérité à l’abri de la pluie. Non, ce n’est pas lui le vainqueur de Napoléon quoique son prédécesseur s’appelait Napoléon. Une vie de chat à l’abri des soucis de la vie.

Mon épouse toujours en quête de nourriture intellectuelle pour son mari, m’a sélectionné hier un documentaire ARTE sur Edward Bernays. J’en ai déjà vaguement parlé dans un ancien article. Ce fut un des dix hommes les plus influent du XXème siècle. Il est connu, entre autre, pour avoir réussi à doubler la clientèle des marchands de cigarette en faisant fumer les femmes au début du XXème. Il s’est spécialisé en propagande de masse maintenant appelée relations publiques. C’est le spécialiste de la fabrication du consentement, l’homme qui a associé l’idée de démocratie à celle de capitalisme. Il s’est inspiré d’un Français, Gustave Le Bon auteur de la psychologie des foules. La portée de son travail est presque inimaginable et est un des fondements de notre société actuelle. L’individu dans une foule perd toute conscience individuelle pour évoluer dans le groupe. Je ferais un seul parallèle avec la coupe du monde de football et où différentes personnes issues de milieux différents, voire même opposés, vont se monopoliser en masse pour leur équipe. Non, ce n’est pas de la manipulation, c’est une façon de détourner l’attention. Bernays et toute une équipe sont à l’origine de l’engagement des USA durant la première guerre mondiale, puis de la relance après la grande crise, etc… Il a travaillé pour les plus grandes fortunes et conglomérats financiers ou industriels.

Je ne peux pas m’empêcher de faire des parallèles avec un célèbre hypnotiseur, l’abbé Faria qui formait des époptes qu’il disséminait dans la foule pour influencer les groupes qui venait le voir. On sait que l’état hypnotique peut être contagieux et ce n’est pas Messmer le fascinateur qui dira le contraire. Comment utiliser la masse faite de microbes insignifiants pour créer un corps dont l’âme appartient à un leader. C’est le principe de nombreuses révolutions et évolutions de nos sociétés.

Je rejoins en cela également la lecture récente du livre du Dr Steven Laureys du CHU de Liège et qui expose dans son livre « Un si brillant cerveau, les états limites de conscience » le cas de Mike, le poulet sans tête. Pour la petite histoire, Mike est un poulet dont le propriétaire voulait faire son repas et il lui coupa la tête. Seulement, le poulet, Mike, a survécu et a continué à vivre sans sa tête durant un an et demi. Mike avait conservé son tronc cérébral qui continuait à assumer les fonctions vitales. Mike ne voyait plus et ne pouvait s’alimenter seul mais il restait sur ses pattes et continuait à respirer par sa trachée ouverte. Son propriétaire l’alimentait par l’oesophage avec une petite pince. L’histoire de ce poulet mise en relation avec les travaux de Le Bon et de Braynes me laisse parfois songer au fait que nous sommes tous des poulets sans tête alimentés artificiellement par une masse de leaders charismatiques.

Je vous invite à voir ce documentaire sur ARTE avec les 10 capsules de 5 minutes qui l’accompagne. Cette émission se nomme : « Propaganda ».

Je rejoins Wellington, un chat avec tête, qui a compris que le repos était essentiel à une « vie de chat ». signé Guy LERAT

Hypnose en roses

Il y a des endroits très simples où il suffit de s’asseoir pour basculer quasi instantanément dans un état de relâchement, de distanciation à la réalité. Nous avons la chance de résider dans ce genre d’endroit. Certes, fuir la ville n’a pas été une décision facile et réfléchie, mais l’instinct de survie a été le plus fort et chaque matin je bénis cette décision un peu folle. Nous avons eu également la chance de visiter ce week-end dernier l’intérieur d’un autre endroit remarquable, je parle de Notre-Dame du Vivier à Marche-Les-Dames. C’était à l’occasion d’une brocante au bénéfice de quelques asbl de la région. La sérénité du lieu, pourtant à l’abandon, me transporte également immédiatement dans un autre monde hors du temps. Un réel état hypnotique atteint sans induction ou procédé quelconque. Une sensation de flotter dans du velours avec juste le chant des oiseaux et le bruissement du feuillage. Ce sont des endroits à conserver et à préserver car ils nous connectent directement à une dimension nécessaire à notre bien-être et à notre survie.

Dans mes rosiers ou à Notre-Dame du Vivier, n’essayer pas d’utiliser votre GSM, il n’y a pas assez de réseau, il n’y a pas de WIFI, rien pour perturber le processus naturel de relaxation de notre cerveau. Nos petites cellules grises et blanches peuvent évoluer sans perturbations extérieures, elles ont juste à prendre en charge un organisme et à le régénérer sans aucune agression extérieure. En hypnose, on essaie d’atteindre le même état, hélas l’environnement de votre thérapeute est totalement exposé à ces nuisances extérieures. Qu’importe les gris-gris, pierres, plantes ou statue de bouddha qui ornementent l’ambiance d’un cabinet, il reste toujours soumis aux agressions modernes et occupe une grosse partie de notre activité cérébrale qui est également électrique.

Les documentaires, les études, les contre-études laissent le citoyen sur une question : « les ondes nocives oui ou non ». J’ai l’impression de revivre le débat sur la nocivité du tabac. ce sont les mêmes scénarios qui sont rejouer avec un débat mené et centré par les lobbyistes sur l’effet thermique (ou effet joule) pour lequel ils ont pris un maximum de précaution. A l’époque des premières alertes sur la nocivité du tabac, le débat tournait autour de la nicotine et toutes les études se centraient sur ce sujet entretenu activement par l’industrie. Avec les ondes, on revit le même scénario, l’effet joule affecte certaines personnes qui disent brûler de l’intérieur mais il y a autre chose de plus insidieux qui a plus avoir avec la quantité d’information dont nos cerveaux et nos corps sont bombardés. Aucune étude ne prend en compte le cumul de ces agressions permanentes. C’est un peu comme si nous étions soumis à des décharges électriques cumulées permanentes. Souvenez vous de l’expérience ou des rats sont enfermés dans une cage dont le plancher est électrifié. Les plus forts montent sur les plus faibles pour échapper aux décharges et ils se battent à mort. Personnellement, je ressens les mêmes effets avec le temps orageux que nous connaissons pour le moment et quand l’orage est vraiment trop proche ma tête est complètement paralysée de l’intérieur. Mon corps n’obéit plus et je n’ai plus aucune réaction. Je suis obligé de me mettre à pied nu sur le sol pour recouvrer un peu la maîtrise de l’instant.

Je ne peux m’empêcher de faire également un parallèle avec les chiffres alarmants des malades de longue durée (plus de 400000). Que nous réserve Maggie De Block pour remettre cette population au travail ?

Je vous souhaite à tous de trouver votre endroit afin de pouvoir profiter de cet état naturel que nous appelons hypnotique et qui est vital pour notre vie (survie).