DEMI-VICTOIRE

electrosmart

David Migliacci a partagé sa première publication sur EHS-MCS Entraide hier, le 10/07/2019. Je ne suis pas du genre à faire de la publicité gratuite, mais j’ai effectivement utilisé ce programme pendant 6 mois sur ma tablette. Ce programme m’a permis d’identifier certaines sources que je connaissais pas. Par exemple, dans nos recherches pour une maison, l’appareil me signalait toujours une source bluetooth d’une peugeot. Il n’y avait pas de peugeot devant les maisons sauf ma voiture, à l’époque un peugeot partner. Quand je coupais le contact, plus rien. Renseignements pris, le bluetooth est activé par défaut et il n’y a pas moyen de le couper. Je comprenais enfin mieux mes maux de tête permanents dans ce véhicule. Idem avec mon PC portable qui s’obstinait à réactiver WIFI et bluetooth à chaque allumage, etc… Bref, un petit outil, facile d’utilisation, très pratique. Je le complétais par une autre application utilisée par les techniciens de Proximus : WIFI analyser. Ces logiciels et des cartes des antennes relais en Belgique m’ont accompagné durant 6 mois.
Hier, mon épouse a été convoquée par sa direction suite à l’annonce de sa démission. Elle avait justifié cette décision par l’obligation de se trimballer en permanence avec un téléphone DECT. Contre toute attente, la directrice avait refusé la démission (inédit). Elle a donc reconvoqué mon épouse et lui a proposé de réaménager sa fonction pour ne plus devoir utiliser ce DECT. Incroyable mais justifié en ces périodes de manque de personnel infirmier (elle a reçu 4 propositions de CDI en moins d’1 mois). J’ai donc refilé la tablette à mon épouse pour qu’elle puisse vérifier les sources d’exposition WIFI sur le lieu de travail. J’attends les résultats.
Les sources de pollution électromagnétiques sont devenues tellement nombreuses qu’un outil de diagnostique à large spectre serait le bienvenu à un coût non prohibitif. C’est tellement compliqué de comparer, de compiler toutes ces informations que forcément, on finit par passer à côté d’une donnée essentielle. Parfois aussi, ces appareils, ont des degrés de sensibilité nettement inférieurs à nos ressentis personnels et on ne comprend plus rien.
Je suis aussi d’accord avec l’idée que de voir illustrée une pollution électromagnétique induit un malaise chez la personne. Mais, il vaut mieux prévenir que guérir. Espérons que l’évolution technologique nous apportera des outils de détection plus fiables et surtout moins couteux.
Depuis hier,j’ai un GSM déconnecté des réseaux qui me sert de lampe de poche, de calculette, de montre et d’appareil photo, bref un vrai couteau suisse. Il ne tond pas la pelouse.
Bonne journée

ANNIVERSAIRE

Il y a un an, jour pour jour, je rentrais à l’hôpital suite à un AVC. Le matin, j’étais chez le notaire pour préciser certains détails de la vente en urgence de la maison à Namur. Le bureau était fort exposé aux WIFI et quand j’ai voulu me lever pour partir, mon bras droit et ma jambe droite ne répondaient plus. Ma femme m’a conduit chez un médecin qui m’a envoyé aux urgences. Et paf, retour à l’envoyeur, je venais de me faire renvoyer de l’hôpital suite à un problème d’arythmie cardiaque. Examens dans tous les sens et confirmation de l’AVC avec lésions cérébrales. Pour fêter ce premier anniversaire, j’ai décidé de poser un acte fort (en tout cas pour moi) et je suis passé hier chez ORANGE pour résilier mon abonnement GSM. La chose a été réglée en deux minutes et le vendeur ne m’a même pas demandé la raison. En rentrant chez moi, j’avais reçu le mail suivant :

Soumis le 9/7/2019

Prénom Guy
Nom Lerat
Numéro de contact +32495851917
Numéro de client 1.5410047
Numéro de l’abonnement à résilier +32495851917
Raison de la résiliation J’ai un nouvel abonnement chez mon employeur
Souhaitez-vous garder ce numéro ? Non. Le numéro peut être supprimé.
Date de fin de votre abonnement 10/7/2019
Raison de la résiliation ? nouvel abonnement chez l’employeur. C’est faux, pourquoi affirmer ce genre de chose ? Quelque part, je m’en fous.
Mon épouse rentre vers 16h, elle avait décidé de remettre sa démission à son employeur. Elle travaille dans une maison de repos coincée entre 2 antennes et elle doit porter sur elle un DECT en permanence. L’employeur refuse sa démission.
J’espère que nous en aurons bientôt fini avec ces tracasseries administratives et que nous pourrons nous consacrer totalement à notre espace refuge où les mauvaises herbes semblent profiter pleinement de l’absence d’ondes.
Pas de GSM, pas de WIFI, pas d’antennes, pas de four à micro-onde, une bonne mise à la terre et deux vieux silex pour allumer le feu. C’est le retour à l’âge de pierre en plein XXIème siècle. Mon rêve s’est réalisé et mon corps me dit merci.
Vive le progrès.

RENCONTRE FORTUITE

Ce lundi matin, mon épouse et moi sommes allés à Chimay pour quelques courses. Il faut bien remplir le frigo de temps en temps et je voulais passer chez Proximus pour résilier un abonnement. Je me doutais que la matinée serait difficile. Nous commençons donc par Proximus, une chance, personne avant moi. C’est en ce même endroit qu’il y a 2 mois, je me suis mis à saigner du nez. J’ai toujours un sentiment désagréable sur la place de Chimay et dans le magasin, mais je suis surpris, c’est supportable. Nous continuons notre périple par un magasin de bricolage, il me manque une pièce pour le motor home. Je connais bien le magasin et je me dirige d’un pas rapide vers le rayon concerné. Je me dirige toujours aussi rapidement vers la sortie quand ma femme me demande si j’ai vu le Monsieur avec un drôle de chapeau et des gants. Non, je ne l’ai pas vu, elle insiste et m’encourage à lui parler. Je recherche le Monsieur dans les différentes allées et je le retrouve dans le rayon électricité. Effectivement, avec son chapeau et son accoutrement, il dénote dans le paysage. Je me dirige donc vers lui, je me présente et je lui demande si il est EHS. Son visage s’orne d’un grand sourire et il se présente comme étant l’administrateur de TESLABEL, association créée en 1995 en Belgique. Je vous invite à parcourir ce site qui reprend des documents intéressants. Le Monsieur habite également dans notre région dans un petit village perdu à la frontière française. Parfois, je me dis que les EHS sont des sortes de lépreux des temps modernes, il nous manque le bâton et les clochettes pour nous signaler dans la foule. Certains ont remplacé ces ustensiles par des vêtements de protection. On ne fait pas peur mais on se fait remarquer. J’ai envoyé un mail à ce Monsieur pour élargir mes contacts et supporter également cette association que je connaissais de nom mais à laquelle je ne m’étais jamais arrêté.

Bref, nous avons continué notre périple matinal dans un supermarché, et tout à continuer à bien se passer. Pas de malaise, d’envie pressante de sortir du magasin en laissant là toutes mes courses. J’ai le sentiment de mieux supporter l’environnement. Il semblerait que mon seuil de tolérance à augmenter du fait de vivre depuis plus d’un mois dans un endroit non-exposé. C’est un réel soulagement pour le corps et l’esprit. J’ai vraiment retrouvé de l’énergie. C’est indéniable, cette exposition perpétuelle à ces champs électromagnétiques nous anéantit lentement, mais surement, de l’intérieur. Globalement, c’est une bonne nouvelle, pour moi et mon épouse, une non-exposition durant plus d’un mois nous a permis d’augmenter notre tolérance. Nous avons réussi à vider un peu notre coupe, elle ne déborde plus pour le moment. L’essentiel pour nous est de dormir dans un environnement sain et de permettre au corps de récupérer durant la nuit. Le soir à 20h, je suis crevé, l’air de la campagne sans doute. Cela ne m’était jamais arrivé. Je dors de longues nuits sans gigoter dans tous les sens. Je rêve beaucoup et le matin, je me sens reposé. Cela peut sembler anodin, mais c’est tellement agréable après 2 années de galère où j’avais peur d’aller me coucher. Pas de gris-gris, pas de régime détox, pas d’antihistaminique, juste se mettre à l’abri, voilà ma solution. Je reste préoccupé par la problématique et je continuerai à oeuvrer pour les EHS.

BILAN INTERMÉDIAIRE

Il est peut-être un peu tôt pour faire un bilan, pourtant, je ne résiste pas à l’envie de déjà tirer des conclusions de ces premières semaines à l’abri des ondes. Sur le plan physiologique, il n’y a pas de comparaison possible entre l’avant et après, c’est le jour et la nuit. Le corps s’est regénéré, il profite de son environnement pour se nourrir et s’harmoniser, normal, il ne doit plus lutter. Les nuits sont calmes et le sommeil enfin réparateur. Mon premier texte « le salut dans la fuite » n’était pas usurpé. Je ne suis pas guéri de l’électrohypersensibilité mais je peux enfin VIVRE et respirer.

Sur le plan psychologique, c’est aussi une révolution, je suis plus calme, plus ouvert et je ne passe plus mon temps à ruminer des stratégies de vengeance contre la société. L’esprit est serein et en paix avec le monde.

Sur le plan social, moi qui croyait devoir vivre une vie d’ermite retiré, j’ai rarement rencontré et dialogué avec autant de personnes. Le partage fait beaucoup de bien et les témoignages s’accumulent. Bien entendu, les gens arrivent chez moi avec leur histoire et certains préjugés, mais le lieu est apaisant et appelle au partage et à la convivialité. On ne se rend plus compte combien cet environnement électromagnétique constant induit une nervosité, un stress et un mal-être chez les individus. Cela a des répercussions sociologiques importantes sur les populations. Nombre des personnes venues me rendre visite sont en errance. Ils logent là où ils le peuvent (ami, voiture, …) et sont en recherche permanente d’une solution de vie.

Ils ont beaucoup de mal à réfléchir dans le calme et cherchent des justifications sans fins dans leur existence ou dans la société en général pour expliquer leur mal-être. En fonction de leur vécu et de leur niveau et temps d’exposition, ils vont développer des comportements d’agressivité, de colère, de repli, … Le problème principal est l’absence de lieu ou de temps de répit, l’exposition est permanente. Se rajoute à cela les tracasseries administratives et les démarches incessantes pour tenter de sortir de ce bourbier.

Ma chance est avant tout la solidité de notre couple et le fait d’avoir été compris par mon épouse qui a également commencé à ressentir des symptômes. C’est ensemble que nous avons parcoure la Wallonie dans tous les sens pour tenter de trouver un lieu de vie en étant persuadé que cela était possible. Nous sommes passés par des moments de découragement, de disputes, de lassitudes mais l’obstination a été payante.

Nombre des personnes rencontrées ces derniers jours veulent partir en France trouver un lieu de survie. Je ne pense pas que la France soit une solution au vu du réseau déjà développé et la vitesse d’implantation de nouvelles antennes. Le site « mon réseau mobile ARCEP, donne une vision détaillée du territoire Français et on se rend compte rapidement du taux de couverture des différents départements.

Camping car, Tiny house, yourte, sont certainement des solutions séduisantes par beau temps mais difficile à vivre au quotidien en hiver dans des endroits reculés. De plus, il faut encore trouver un terrain et tenir compte des contraintes environnementales pour l’évacuation des eaux grises et noires (toilette), l’approvisionnement en eau, le chauffage et l’électricité. Ce sont des éléments que l’on oublie souvent de prendre en compte sur le plan pratique, habitués que nous sommes à simplement pousser sur un bouton au quotidien. Je salue le courage de ces porteurs de projet et je leur souhaite de trouver des solutions adéquates sans ruiner leur portefeuille et leur santé.

Au plaisir de continuer à partager et à vous rencontrer.

L’AFFAIRE PETIT BATEAU

Je tiens à prendre un maximum de précautions sur ce sujet. Certes, la commercialisation par une marque connue de produits spécifiques contre les ondes électromagnétiques est un évènement en soi mais la véhémence des propos tenus par des particuliers a de quoi faire peur. Tout cela n’est peut-être qu’une stratégie marketing pour lancer un nouveau produit et surfer sur un sujet dans l’air du temps et profiter de la peur reptilienne des mères pour leurs rejetons en bas âge. Je ne sais pas, mais j’émets toujours un maximum de réserves sur le sujet.

Ces tissus existent depuis longtemps, nous les EHS en faisons une consommation quotidienne, pour nous préserver. Nous devenons de plus en plus visibles car nous représentons une part non négligeable de la population. Cela me fait penser aux films sur les X-men, nous ressemblons à des humains, mais nous sommes néanmoins différents. La différence de peau, de taille, de culture ou d’origine engendre des peurs irrationnelles chez le commun des mortels. Peurs qui s’expriment par un rejet de la différence et de l’agressivité.

Nous, les EHS, en quête d’une vie paisible, nous devons aussi comprendre cette peur car reconnaître notre différence et notre droit à une vie « normale », c’est reconnaître la dangerosité d’une technologie dont personne ne veut plus se passer car présente dans le quotidien de tout un chacun. C’est pour cela que nous devons contrôler notre colère justifiée et éviter de déclencher une escalade qui conduirait au rejet définitif de la reconnaissance de notre problème.

L’interdiction d’accostage en Italie du bateau de réfugiés découle de la même logique et sert surtout les intérêts électoraux d’une classe politique. Il en est de même des intérêts colossaux du développement de ces technologies. Ce n’est pas parce que nous vivons au 21ème siècle dans des démocraties que nos représentants élus sont plus sages et moins incorruptibles qu’au début du 20ème siècle (tabac, amiante, pesticides, … ). L’histoire et ses erreurs ne fait que se répéter. Notre civilisation doit faire face à des dangers initiés par notre évolution aveugle. L’EHS est comme dans d’autres pathologies l’expression concrète d’un mal-être de l’humain dans ce monde artificiel.

J’ai reçu un nouveau témoignage poignant et je suis à nouveau frappé par ces mots : « C’est un enfer quotidien de par ce que je subis en termes d’ondes, mais également de la part des humains. L’incompréhension et les réflexions ou attitudes qui en découlent me sont devenues insupportables. »

Cette phrase est aussi insupportable à lire que les propos tenus sur l’affaire petit bateau. Les dégâts physiologiques endurés par un EHS sont déjà assez difficiles à accepter mais ajouter à cela les quolibets haineux des gens rend la chose assez invivable.

J’en appelle de nouveau à la solidarité, si vous possédez un lieu de vie acceptable pour un EHS et que vous pouvez le partager, signalez-vous. Ce n’est pas pour faire du business sur le dos du malheur des gens mais bien pour exprimer notre humanité profonde et nous permettre d’offrir plus de solutions d’accueil.

MERCI

A peine quelques jours que je m’adresse à vous et les témoignages et encouragements affluent de partout. Nous sommes bombardés en continu par de mauvaises nouvelles économiques, politiques et climatiques (j’oubliais les tiques), et pourtant comme moi vous semblez penser qu’il est encore possible de faire quelque chose de positif pour améliorer notre vivre ensemble.

Un tissu de solidarité et de soutien se crée au-delà des frontières et des différences, c’est encore un petit bout de tissu, mais chacun y va de son petit fil pour en faire une grande toile. Hier était une belle journée pour moi, j’ai pu recevoir pendant plus de 2 h une EHS récente et son mari. C’est ce que j’imaginais, échange constructif, renseignements, trucs et astuces, prêt de matériel. J’ai également eu de nombreux retours de personnes dont j’avais un peu perdu la trace et qui viennent aussi témoigner de leur expérience. J’ai également eu un commentaire qui fait réfléchir d’un ami qui habite au Maroc et qui voyage en Afrique centrale.Il me dit que sans ces technologies, ces peuples n’auraient pas l’opportunité de développer leur économie et  d’améliorer leurs conditions de vie. Un réseau câblé n’aurait pas de sens en terme de coût de développement dans ces contrées.

J’ai également été très impressionné par l’attitude des conjoints non-EHS qui vivent une autre sorte d’enfer afin de venir en aide à leur moitié. Cela passe par de l’incompréhension et il faut beaucoup d’amour pour vivre et supporter ces nouvelles conditions de vie. Tous n’y arrivent hélas pas. Je voudrais également remercier les non-EHS bénévoles qui nous apportent un soutien dans des actions ou des actes concrets.

Voilà, tout cela est bien et un peu d’autosatisfaction ça aide, mais j’ai aussi l’impression de tourner en rond dans un bac à sable limité et j’aimerais aller jouer sur le sable de la plage avec les autres gens normaux. J’ai utilisé mon site ancien sur l’hypnolfactothérapie (HOT système) pour m’adresser à un autre public moins directement concerné et là aussi stupéfaction, les retours sont très positifs. C’est comme une tache d’huile, elle s’étend et je vous suggère d’en faire autant dans votre entourage. Un conseil cependant, nous sommes déjà tous bombardés par des messages alarmistes de tout poil et en rajouter ne nous rendra pas, nous les EHS, plus sympathiques. Il ne faut pas oublier que nous sommes quand même des emmerdeurs qui empêchent le monde de tourner en rond et personne ne veut être privé de son précieux smartphone. Nous devons absolument bannir la colère, la révolte, l’injustice et la peur de nos propos et s’engager plus sur la voie du coeur et de la solidarité. Cela a très bien fonctionné avec le tabagisme passif et à ce propos, je vais vous raconter une anecdote. J’ai beaucoup fréquenter l’Irlande et ses pubs quand j’étais plus jeune. C’était des lieux très fréquentés avec une ambiance extraordinaire, le tout sous un épais nuage de fumée. J’y suis retourné avec Régine, il y a quelques années et à un moment, les gens sortaient, le pub se vidait et les consommations restaient sur les tables. Les fumeurs sortaient pour profiter d’une cigarette sur le trottoir et continuer leurs conversations, ensuite, ils revenaient simplement s’asseoir et continuer la soirée en buvant une guiness. Plus aucune odeur de tabac dans le pub, plus de tabagisme passif. Je n’ose imaginer ce que cela pourrait être bien pour nous dans les cinémas, les restos, les lieux publics. Ces Irlandais continuaient à fumer et à mettre en péril leur santé mais ils respectaient au moins la santé des autres. Quand on demande gentiment et avec le sourire, la plupart des gens comprennent.

J’ai également été contacté par la présidente (Magali Lesure) d’une association française appelée Coeurs d’EHS (le symbole est un colibri), une personne très enthousiaste qui essaie de créer également un réseau de solidarité. Il serait peut-être maladroit de ma part d’écrire que nous étions sur la même longueur d’onde mais en tout cas le courant est bien passé avec une communication filaire.

Un like sur mon poste ou un coeur, cela me fait très plaisir et je vous encourage à continuer mais j’aimerais aussi que vous diffusiez à travers vos autres contacts non-EHS. C’est le manque d’information et la désinformation qui tuent le plus sûrement.

Au plaisir de vous rencontrer et de partager.

Le LIEU

Le lieu, il fallait le trouver, comme déjà mentionné, 10000 km et 6 mois de recherche. Quand on trouve, on doit pas faire trop le difficile. Au départ, j’aurais voulu une maison avec une plus grande capacité d’hébergement. J’avais trouvé, mais les finances ne suivaient pas d’où l’acquisition d’un gros bébé pour pouvoir accueillir tout en préservant notre intimité. La vue est enchanteresse et c’est également le paradis des oiseaux. L’air est fortement ionisé en particules négatives car nous sommes entourés de conifères à aiguilles. Le Monsieur qui a livré le gros bébé a tout de suite eu comme réflexion : « on respire ici », il venait de Charleroi. Le gros avantage est non-seulement l’éloignement des antennes relais mais aussi la distance avec les voisins pour le WIFI. Nous sommes également dans une zone préservée au niveau de nouvelles constructions.

Au moment de l’achat, l’agent immobilier nous a mentionné que d’autres EHS avaient également été intéressés mais ne pouvaient concrétiser au niveau budget. Nous avons parcouru toute la Wallonie et d’autres agences, nous ont tenu le même discours. Nous avons aussi été surpris du nombre de maison à vendre dans certaines régions rurales à proximité d’antennes relais. Je crains que par manque d’informations, de nombreuses personnes vivent un mal-être sans faire le rapprochement avec les champs électromagnétiques. Je ne cherche plus à convaincre, je prêche trop souvent dans le désert, par contre nous nous sommes investis dans l’aide aux EHS en quête d’une solution de survie. Attention, je ne désire pas héberger tout le malheur du monde, seulement des EHS en quête d’un répit momentané pour pouvoir mettre en place d’autres solutions. Ce qui m’a le plus frappé durant mes expositions, c’est cette incapacité à réagir de façon constructive. Mon cerveau monopolisait toute son énergie dans la colère et la confusion était totale. Perte de ma capacité rédactionnelle et bafouillage dans mes conversations étaient des signes évidents du mal-être vécu. Dans ces moments, on a les méninges en compote et on est dans l’impossibilité de mettre de l’ordre dans ses idées, cela est à ajouter aux symptômes physiques.

Depuis que je m’intéresse au sujet, j’ai eu de nombreux témoignages et j’ai entendu de nombreuses histoires. Elles ont toutes un point commun : »aidez-moi ». Nous avions les réfugiés politiques, climatiques, économiques, nous avons maintenant les réfugiés technologiques. Où va t’on tous les caser ? Pourtant la surface terrestre n’est pas si petite mais nous avons réussi en l’espace d’un siècle à la pourrir complètement par les déchets, la pollution, les pesticides et maintenant les ondes.

Je ne désire pas accueillir pour des séjours longue durée, ce n’est pas un hébergement définitif, il n’est pas conçu dans ce but et j’estime aussi que l’accès doit être possible à de nombreuses personnes. A l’annonce du projet, de nombreuses personnes m’ont déjà contacté et j’imagine que cela va faire boule de neige. Nous mettons à disposition un motor-home confortable et spacieux avec une salle de bain séparée dans le bâtiment, il y a possibilité de se connecter à internet via le cable. bien entendu, les GSM et les technologies sans fils sont interdites sur le terrain. Le respect des lieux est une règle absolue. Les animaux ne sont pas admis car nous avons déjà notre cheptel. C’est un lieu de calme, de quiétude, sans politique, sans substances artificielles ou musiques dévastatrices. Le chant des oiseaux suffit à charmer nos oreilles. Un magasin bio bien achalandé se trouve à 13 km avec des légumes vraiment frais et nous pouvons aider pour les courses. Bref, l’endroit commence tout doucement à correspondre à ce que j’avais imaginé.

Au plaisir de vous rencontrer

Guy et Régine