Les choses se mettent en place

C’est une belle petite saloperie qui s’était glissée sournoisement dans le motor-home. Je ne comprenais pas la source du malaise qui me prenait autour et à l’intérieur du véhicule sensé me protéger. Muni de l’acoustimètre AM 10, j’ai pu identifier et localiser la source de mon ressenti. J’ai coupé deux fils et hop l’affaire était dans le sac. La bêbête qui émettait en permanence à 2.4 Ghz était neutralisée et le calme est revenu comme par enchantement.

Doucement, lentement, à force de pousser, les choses bougent. J’ai confirmé ma participation à une conférence à Dinant sur la nocivité de l’environnement électromagnétique qui nous entoure. Les outils s’affinent et le tissu de relation s’étoffe de jour en jour. Ma rencontre fortuite avec l’administrateur de Teslabel s’avère être une belle rencontre (saint chronicité quand tu nous tiens) qui semble se transformer en collaboration. Je commence à maîtriser les différents outils et à les utiliser correctement. « Oui, Guy, il faut parfois lire un mode d’emploi ». J’ai ressorti mes cours de géobiologie et je me suis replongé dans les formules et unités de mesure, pfff quel bordel. Je préfère, comme beaucoup d’entre nous sans doute, l’intuitif. Mais je suis Ingénieur et un peu de rationnel ne peut pas me faire de tord.

Moi, qui avait peur de m’ennuyer dans mon trou perdu, je n’ai jamais eu autant de contact et d’échange avec le monde extérieur et tout cela sans GSM. Je reste toujours étonné des EHS qui me contacte avec leur I-phone ou smartphone. Ils font comment pour supporter ? Mon EHS, je la vis comme une abstinence complète. Je peux maintenant sortir et faire mes courses sans mon slip en Kevlar ou en mu-métal. La non-exposition totale pour dormir et un environnement sain pour vivre durant la journée sont vraiment mes sources de bien-être. Je le répète, je ne suis pas malade, mon corps réagit sainement à un environnement devenu agressif. Il le fait savoir et je l’écoute. Pas de régime ou de gris-gris, la réaction de l’organisme est logique et j’ai abandonné depuis longtemps le rêve de la pilule bleue miracle.

Mon mode de vie est sans aucun doute en rupture avec les contraintes de la vie active et moderne mais c’est aussi un choix personnel que j’assume et que je suis prêt à partager. J’ai dans l’idée, suite à un poste d’une correspondante, d’organiser une journée porte ouverte pour permettre aux EHS de savourer un endroit sans ondes. Je dois encore trouver une date en aout et formaliser la chose d’un point de vue pratique.

Dans l’immédiat, je vais me consacrer à la conférence de sensibilisation à Dinant qui sera peut-être le début d’une nouvelle activité non-lucrative. Wendy de Hemptinne, l’association arehs sont déjà débordés en demandes, ce serait peut-être l’occasion de sensibiliser plus de monde à la problématique. Le HIC, c’est de pouvoir tenir une soirée dans un environnement hostile entre des antennes, du WIFI et des GSM. Heureusement après, j’ai mon refuge.

Dinant

 

Dinant: les riverains opposés au projet de nouvelle antenne GSM

L’antenne se trouvera dans le petit bois situé à 10 mètres de la piste et à 100 mètres des maisons.

L’antenne se trouvera dans le petit bois situé à 10 mètres de la piste et à 100 mètres des maisons. – S.D.
Il ne se passe pas un jour sans que de nouvelles antennes soient installées sur notre territoire.
La situation n’est pas plus enviable en France.
Tous les moyens sont bons pour obtenir des agréments d’implantation et les populations avoisinantes sont le plus souvent démunies par rapport aux conséquences sur la santé et aux recours éventuels. Ces antennes sont implantées dans des lieux stratégiques en terme de rentabilité économique (densité de population) et d’efficacité technique (portée de l’antenne en respect de la législation locale). Des bâtiments sont bien souvent privilégiés comme les clochers d’église qui permettent d’écourter les demandes d’autorisation (implantation récente d’une antenne d’Orange dans la commune de Fernelmont, gain de 130 jours dans la procédure administrative : permis d’urbanisme). Les opérateurs n’hésitent pas non plus à promettre des avantages à certains responsables ou propriétaires de lieux susceptibles d’accueillir une antenne et ce sans tenir compte des conséquences d’une telle implantation (cas de Dinant). Les implantations se font toujours suivant le respect des normes en vigueur basées sur les effets thermiques potentiels.
La seule possibilité de lutte contre ces implantations sauvages et potentiellement dangereuses pour la population proche est le regroupement dans des actions citoyennes. Ce à quoi, on vous répondra, tout le monde veut pouvoir utiliser son GSM partout et en tout lieu mais personne ne veut l’antenne dans son jardin.
Compte tenu des études et connaissances accumulées et en dépit de la politique du doute prônée par les opérateurs, une antenne à proximité d’une école relève du scandaleux.
Je sais que les riverains ont contacté TESLABEL, une association qui se bat en Belgique depuis des années contre les conséquences néfastes des ondes.
Personnellement, je me suis battu au début des années 2000 contre l’implantation d’une antenne dans le bois de Gesves, j’ai perdu, malgré un recours au conseil d’Etat et des frais conséquents en avocats et procédure. L’antenne a été placée avec l’aval du conseil communal et j’ai quitté la région.
J’ai récemment découvert qu’une antenne était également placée à l’abbaye de Scourmont, là où on fabrique la trappiste de Chimay. Heureusement c’est à 4 km de notre nouvelle habitation. L’auberge de Poteaupré, lieu touristique de commercialisation des produits locaux (bière et fromage) est située juste en face d’une autre antenne. Le WIFI tourne également à plein régime dans le bâtiment. J’y suis allé avec mon fils amateur de bière et je suis resté moins de 3 minutes.
A nouveau, j’en appelle à la solidarité. Nous avons tous des expériences diverses dans la lutte locale contre les opérateurs (lettre type, exemple de pétition, contacts, expertises, …). Merci de regrouper ces expériences et de les partager pour nous permettre de lutter plus efficacement contre ces lobbies.
Bonne journée.

Une image tirée d’un futur passé

C’est l’image d’une mesure réalisée ce matin chez nous. Vous n’en verrez pas souvent, elle vaut plus qu’une photo de paparazzi. j’ai enfin reçu ce matin l’acoustimeter de EMfields. j’en ai profité pour prendre quelques mesures dans la maison. Mesures que mon ami Marc avait déjà confirmé par 2 fois avec un autre appareil. Marc est passé hier en fin de journée me raconter ses dernières péripéties et me raconter que bon nombre d’endroits où il avait l’habitude de se réfugier pour passer la nuit étaient devenus ces derniers temps des lieux fortement exposés. Il part vers le sud, je lui souhaite de trouver un lieu calme pour se requinquer. Revenons à cette image, elle a été prise ce mercredi 17 juillet à 12h20 dans notre habitation non protégée par un quelconque revêtement. Les mesures ont été prises dans différentes pièces et surtout dans la chambre. Résultats : moins de 0,02 V/m et moins de 1 microW/m². Et après ça, on s’étonne de vivre sereinement ici. Cet appareil, comme le reste de mon matériel est bien entendu mis à disposition pour tester les résultats dans son environnement proche ou pour trouver des lieux ou l’exposition est moindre.

Je suis allé dans un magasin de bricolage ce matin. C’est un entrepôt bardé de tôles métalliques, c’est un peu comme une cage de faraday sauf que les émissions sont intérieures. Je sis sort après quelques minutes et je serai curieux de mesurer à l’intérieur de cet endroit.

Je compte utiliser cet appareil pour me remettre en chasse de différents lieux pouvant accueillir des personnes passées à l’état nomade dans ma région et aux alentours. J’ai l’expérience et les outils, c’est l’occasion d’étoffer une carte de lieux encore sains. J’ai déjà pu indiquer un emplacement à Marc, hier. J’espère que l’info était bonne.

Merci, dans le cadre de la solidarité que j’essaie de mettre en place, de m’indiquer des endroits susceptibles de faibles émissions. Je pourrai ainsi vérifier si ce n’est pas trop éloigné. La défense commence à s’organiser sur le terrain.

Je profite pour rappeler que notre motor home est un lieu refuge ce qui veut dire un lieu temporaire ou vous pouvez prendre un peu de temps pour décharger vos batteries (drôle d’expression).

Les pieds dans le plat

Je ne suis pas malade à cause de l’électrosensibilité. J’entends déjà les huées de contestation. Je m’explique, mes problèmes de santé étaient largement antérieurs à l’apparition de ces technologies, à la naissance mes parents voulaient m’appeler Patrick, le médecin a répondu que ce n’était pas possible car j’avais l’air trop patraque. Je veux donc dire que l’environnement électromagnétique a été la goute qui a fait déborder le vase d’un état général déjà fort altéré à la naissance et dégradé par l’environnement. Je suis devenu, comme le dit le Docteur Milbert, une sentinelle de l’environnement. J’aurais pu faire mon malade imaginaire, non j’ai préféré des pathologies réelles et lourdes.

Nous vivons tous dans un état de stress permanent et la moindre perturbation de notre environnement vient altérer l’équilibre précaire que nous avons réussi à construire à force d’essais, erreurs.

L’EHS n’est pas un sac fourre-tout de toutes les pathologies existantes, c’est un réel révélateur de nos différentes difficultés, l’expression de notre mal-être général de ce monde déshumanisé. Cela explique sans doute la multitude et la variété des symptômes annoncés par les personnes touchées. Le côté non-psychologique de cette pathologie générale s’explique par les effets incontestables sur les animaux et les plantes. Ce n’est plus à prouver.

Une grosse majorité des individus, utilisateurs assidus, de cette technologie ne font pas le rapprochement avec certains de leurs problèmes. De plus, la faiblesse, la lenteur, la maladie sont des termes à bannir de notre société performante et chacun se dope avec des succédanés d’adrénaline pour continuer à être au top. Ils ne sentent même plus que mettre sa main dans le feu ça brûle.

Que ce soit l’air que l’on respire, la nourriture industrielle que l’on ingurgite ou le rythme infernal auquel on vit, rien n’est fait pour maintenir le corps en bon état et le mental suit. Puis, un jour, c’est la fameuse goutte en trop et l’individu est complètement désemparé, perdu. Il va chercher, et c’est humain, des explications, des justificatifs. Il va consulter, avoir l’impression de ne pas être compris, entendu. Il va se gaver de suppléments alimentaires, changer son mode d’alimentation faire plus de sport et tenter par tous les moyens de conserver son rythme de vie performant.

Rien n’y fait et la chute est d’autant plus importante et douloureuse. C’est un monde qui s’effondre, des familles qui se décomposent et souvent une vie de nomade qui commence.

Vous qui êtes passé par là et qui à force d’essais, erreurs, avez pu mettre en place des solutions, c’est à vous que je m’adresse pour pouvoir former cette chaine de solidarité qui fait de nous plus que des sentinelles. Vous disposez d’appareils, de protections, de lieux réputés comme sains, faîtes vous connaître et regroupez-vous dans vos associations locales pour mettre en place cette solidarité. J’ai parfois l’impression d’être un peu seul dans cette démarche et pourtant, pour être passé par là, j’aurais aimé avoir à l’époque un soutien pour ne pas devoir commettre toutes les erreurs de parcourt.

Une petite précision

La mise à disposition d’un lieu refuge par rapport aux ondes pour les EHS est un geste de solidarité comme la mise à disposition de matériel et l’échange d’expériences. La mise à disposition de ce lieu est un geste non-intéressé qui a pour but de permettre aux EHS de vider un peu la coupe (voir mon article : la coupe est pleine) et de se donner un peu de temps dans un endroit sain pour pouvoir réfléchir à la mise en oeuvre  de solutions personnelles dans son environnement. Le refuge proposé n’est en aucun cas un lieu de séjour prolongé ou un lieu de résidence. Dans le mot solidarité est inscrit en filigrane le mot partage. Dans mon projet initial, j’aurais aimé avoir un espace d’accueil plus grand et plus adapté, hélas budgétairement et pratiquement parlant ce n’était pas possible. Je me suis donc tourné en contournant certains écueils vers une solution d’hébergement de courte durée pour que de nombreux EHS puisse quand-même en profiter. Nous ne sommes pas un centre de loisir ou un camping, juste un particulier qui met à disposition de personnes en fuite un hébergement temporaire de courte durée. Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de partage dans la solidarité. Nous ne sommes pas l’arche de Noé.

Venir ici, chez nous et j’insiste, c’est profiter d’un environnement encore à moitié sain sur le plan des ondes, de l’air qu’on respire et d’un paysage de verdure. Nous essayons à la fois de préserver ce cadeau du ciel (quand même onéreux) et notre intimité. Cela implique un respect total de l’environnement et de notre vie privée. Donc pas de source d’ondes (GSM banni, il n’y a pas de réseau), utilisation parcimonieuse des ressources (surtout l’eau car elle provient d’une source), respect du voisinage (nous) et du silence.

Le logement se présente sous forme d’un motor-home et une salle de bain avec baignoire est en cours de finition dans la maison. Nous devons encore également finaliser l’approvisionnement en eau potable du logement. Téléphone filaire et ligne internet sont à disposition sur simple demande. Pour les loisirs, une bibliothèque bien garnie est à votre disposition et pour les petits bobos nous disposons également d’une aromathèque de plus de 100 huiles essentielles. Pour les victuailles, un magasin bio bien achalandé en légume frais se situe à environ 13 km à l’entrée de Chimay.

Nous tenons vraiment à accueillir des EHS uniquement car le logement proposé même si encore imparfait leur est vraiment destiné. Je publierai des photos de l’endroit et de la solution proposée dans un prochain article.

Au plaisir de vous rencontrer.

Régine et Guy

BOUGER

En écrivant le titre de cet article, je ne savais pas très bien dans quoi j’allais m’engager. Nous sommes bombardés chaque jour d’informations concernant les évolutions technologiques à venir pour notre plus grand bien, voiture autonome, satellites, 5G, etc … Chaque jour, des gens donnent leur vie pour survivre et extraire des terres rares dans des conditions inhumaines, des petites mains chinoises travaillent dans des conditions dignes des temps modernes de Charlot. Tout cela pour produire au bout de la chaîne une technologie qui rend les gens malades et qui les tue à petit feu. Je ne regarde plus les chaînes d’info et leur lot quotidien de nouvelles catastrophiques servis avec un large sourire et un air de compassion de circonstance. En l’espace de 40 ans, ma génération est passée de ce vieux téléphone ringard à une merveille technologique. Je me souviens durant mes études de la fierté de notre école d’ingénieur qui réussissait à établir une communication entre ordinateurs avec une école en Ecosse en déposant le vieux cornet sur un support. Ca faisait beaucoup de bruit, c’était les années 80 et nous étions ébahis, la programmation se faisait alors en Fortran et en Cobol. Cette révolution, on ne pourra pas l’arrêter, elle est en marche et chaque jour elle se nourrit de ses progrès pour avancer encore plus.

Et nous, on fait quoi, on subit et par nos modes de vie, nos abonnements et nos achats, nous nourrissons la bête. Le marché de la 5G va saigner la population en proposant des technologies qui aurons une durée de vie économique de plus en plus courte. Ils font déjà les projections pour la 6G. Toutes ces technologies sont développées avec la bénédiction de la science et de sa sacro-sainte maxime de reproductibilité d’une expérience. Le marketing s’empare du reste et fait naître le désir compulsif d’achat dans la population en créant de nouveaux besoins artificiels et en générant des peurs.

J’ai eu la chance de vivre en autarcie jusqu’à l’âge de 18 ans car issu d’une famille paysanne. On produisait ce que l’on consommait et pour cela, il fallait une bêche et un rateau. On construisait notre logis avec un marteau, une chignole et quelques clous. Pour réaliser tout cela, pas besoin d’un GSM. Ca va pépé on sait que tu vis encore au moyen-âge. On s’associait avec les voisins pour acheter des machines plus conséquentes ou pour soulever des poutres plus lourdes. On partageait nos récoltes de fruit et de légumes, rien ne se perdait. Nous étions une petite communauté d’entraide et d’idées écolo-bobo avant la lettre.

Je croyais que l’internet, nous permettrait de reproduire ce mode de vie associatif et solidaire, au contraire, il a enfermé chacun dans sa solitude et dans l’artificialité. L’instantanéité est devenu le leitmotiv, tout tout de suite, nous sommes revenus à des instincts primaires. Notre cerveau moderne, le néo-cortex ne servira bientôt plus à rien, l’intelligence artificielle assumera tous nos désirs. Plus besoin de planifier, l’ordinateur le fera pour vous. Plus besoin de tenir votre volant, la voiture est autonome. Plus besoin de faire l’imbécile, vous êtes devenu un imbécile.

Si ce monde là nous fait peur et qu’il nous reste un brin d’intelligence non artificielle, il est temps de bouger dans nos actes quotidiens. Résistons à nos actes d’achat compulsifs, rejetons par nos actes cette technologie et surtout mettons en place une solidarité effective par l’échange de nos savoirs et l’aide concrète à autrui. Je sais combien nos rythmes de vie sont stressants (et c’est voulu pour créer le désir de compenser par l’achat ou par le divertissement instantané). Rentabilité, instantanéité de l’information mettent une pression sur l’individu qui n’a rien à voir avec sa nature profonde. Le stress créé nécessite une compensation, la cigarette avec un flush au cerveau dans les 7 secondes, une bouboule à grignoter, un GSM à regarder, une drogue pour s’évader du quotidien, l’alcool … Nous les consommateurs, nous créons la demande que l’on nous a sournoisement suggéré de créer.

Avant, j’habitais à Bouge (Namur), j’ai pris les Jambes(localité de Namur) à mon cou et je suis parti. Bouge, rend à ton néocortex la possibilité de diriger ta vie sans être soumis aux pulsions inassouvies de tes cerveaux primitifs que des solutions artificielles tentent de satisfaire par l’appât du gain.

COUP DE SPLEEN

J’ai reçu ce mail ce matin et j’ai le moral dans les talons. Pourtant, j’ai tout pour être heureux, un lieu préservé des ondes, une épouse attentive, un chat, des poules, des oeufs frais, … Pourtant, depuis hier, il me manque quelque chose surtout depuis que l’annonce du rapprochement d’Orange et de Proximus prend forme et que cela facilitera sans doute la performance du futur réseau 5G. Je suis fatigué de fuir, ma femme va également devoir quitter son emploi pour cause d’ondes, nouvelle fuite. Je ne comprends pas, je paie mes factures à temps, je respecte autrui, j’enmerde personne et un truc invisible vient sans cesse me pourrir la vie. Quelque chose à foirer quelque part, et eux, Orange, malgré mon désarroi et mon reniement, ils sont prêts à m’accueillir à bras ouvert. C’est quoi, une religion, une secte de bien-être ?

Non, je refuse ce destin et je vous le dis , venez plutôt à moi mes enfants, je vous promet un environnement sans ondes, dans la nature avec le chant des oiseaux, les taupes dans la pelouse et les mauvaises herbes à arracher. Vous préférez une vidéo de ce paysage avec une musique relaxante au prix d’un abonnement avec accès illimité à vie, alors ne venez pas ici, il n’y a encore de réseau.

Ici, on sort de chez soi pour profiter d’un environnement sain, d’un air pur et du calme. Pas d’agitation frénétique, pas de temps perdu dans des embouteillages, pas de stress existentiel, juste rien de la vie moderne et trépidante. Certains qualifieront cela d’un retour en arrière, d’un refus du progrès.

Mon GSM me manquerait-il à ce point qu’un tel coup de spleen m’envahisse ainsi. Pourtant, il y a longtemps que je n’utilisais plus cet engin du diable. Je ne comprends pas. Peut-être est-ce l’image de cette dame regardant en arrière avec un brin de nostalgie.