A qui profite le crime ?

J’ai profité de ce petit répit du 15 aout pour parcourir de façon plus approfondie le site de l’OMS concernant les recommandations relatives aux radiations non-ionisantes et le site de l’ICNIRP.

Pendant ce temps là, nous hébergions notre premier EHS avec son chien. La personne a dormi comme un bébé durant 3 nuits. Avec mon épouse, nous avons pris le temps de tirer les conclusions d’un tel hébergement sur notre quotidien et les points à améliorer.

Revenons à l’OMS et parcourons un peu ce petit manuel de communication destiné aux décideurs en matière d’installation d’antennes ou de pylônes à haute tension. Ce manuel est téléchargeable en français au lien suivant : https://www.who.int/peh-emf/publications/riskfrench/fr/. Sa lecture est intéressante pour se rendre compte de la crainte économique de ces décideurs quand à la mise en oeuvre de leur technologie dans le cadre de normes internationales.

« Une base mondiale de données sur les normes en vue de limiter l’exposition aux champs électromagnétiques a été établie par le Projet international EMF.

Etant donné que les disparités qui existent dans le monde entre les normes relatives aux champs électromagnétiques alimentent les craintes du public au sujet de l’exposition qui résulterait de l’apparition de nouvelles technologies, l’OMS a amorcé un processus d’harmonisation universelle de ces normes. Avec 54 pays participants et 8 organisations internationales qui sont parties prenantes au Projet international EMF, cette initiative constitue une occasion unique de convier les pays à mettre en place un cadre de référence pour l’harmonisation des normes relatives aux champs électromagnétiques et d’encourager la formulation de limites d’exposition et autres mesures réglementaires afin que toutes les populations puissent bénéficier du même degré de protection sanitaire » (extrait du site de l’OMS).

Pour établir ces normes en toute sécurité, l’OMS a fait appel à différents acteurs dont principalement l’ICNIRP, : « Un très important travail de recherche a été effectué sur les effets éventuels de l’exposition aux rayonnements émis dans de nombreux domaines du spectre de fréquence. Toutes les analyses effectuées jusqu’ici montrent que lorsque l’exposition reste inférieure aux limites recommandées par la CIPRNI ( 1998) pour les champs électromagnétiques émis sur tout le domaine de fréquence compris entre 0 et 300 GHz, il ne se produit aucun effet indésirable connu sur la santé. Des lacunes subsistent néanmoins dans nos connaissances, lacunes qu’il est nécessaire de combler avant de pouvoir améliorer l’évaluation des effets sanitaires. »

Parallèlement à ces études de nombreuses études indépendantes voir liste établie par TESLABEL : http://www.teslabel.be/outils/428-etudes-prouvant-la-nocivite-des-antennes-relais affichent des résultats contradictoires et alarmants. Ces études sont systématiquement déboulonnées par les instances officielles car taxées de non-scientifiques (échantillonnage insuffisant, non reproductibles, travers méthodologiques, …), intéressées (rapport bio-initiative) ou frauduleuses (rapport REFLEX). On constate également un plus grand nombre de plaintes au niveau du public auprès des EHS auxquels on conseille une prise en charge multidisciplinaire avec une prédilection pour les approches cognitives. Les conclusions de Cancer-environnement sont pour le moins équivoque sur la question :

« L’Agence estime que si les sources d’exposition aux CEM-EBF sont connues, l’exposition qui en résulte est encore insuffisamment documentée, bien que des appareils permettent de quantifier l’exposition individuelle aux différentes sources dans les activités quotidiennes. Pour mesurer cette exposition, pour les fréquences inférieures à 100 kHz, on utilise l’induction de courant électrique (on mesure l’intensité du courant induit dans les tissus, en Ampères/m²). S’agissant des effets sanitaires, ceux à court terme sont connus et on sait s’en protéger en appliquant une valeur limite d’exposition (100µT pour 50Hz). Une réserve est cependant faite à propos de l’hypersensibilité pour laquelle les données actuelles ne permettent pas d’établir de relation de cause à effet.

Les connaissances épidémiologiques et biologiques des effets à long terme sont en revanche contrastées. Les études épidémiologiques font apparaître un lien entre les leucémies infantiles et les expositions à des CEM-EBF. L’association est « statistiquement significative pour une exposition résidentielle, moyennée sur 24 h, à des champs magnétiques dont les niveaux sont supérieurs à 0,2 ou à 0,4 µT, selon les études ». L’ignorance des mécanismes biologiques sous-tendant ce lien constitue « un défi à la compréhension des questions soulevées par les résultats des études épidémiologiques » (Afsset, 2010). Les cancers sont les seules pathologies pour lesquelles est établie une relation statistique avec ces CEM, hormis l’hypothèse, qu’on ne peut pas écarter, de leur implication dans les maladies d’Alzheimer et de sclérose latérale amyotrophique, rapportée dans une méta-analyse d’expositions professionnelles (Garcia, 2008). »

En allant plus loin dans ces lectures, on constate même que le principe de précaution est aussi remis en question.

Tous ces progrès technologiques en développement 5G, recharge par induction des appareils sont des marchés potentiels gigantesques pour les industriels et le risque humain est  un risque négligeable à leurs yeux. Ils définissent les normes, infiltrent via leur lobby les instances nationales et internationales, concrétisent ainsi en loi, décret ou recommandations leurs limites technologiques et financières et font appliquer l’ensemble par les institutions, les gouvernements, les fonctionnaires et les autorités sanitaires.

Les fonctionnaires ou le médecin en bout de ligne ne font qu’exécuter aveuglément les règles et formatages ainsi imposés. Si tu dévies d’un pouce (professeur Belpomme et docteur Milbert), tu es immédiatement rappelé à l’ordre.

A qui profite le crime ? pas aux scientifiques indépendants, pas aux EHS, pas aux malades alors à qui ? Répondre à cette question c’est renoncer à un confort de vie créé artificiellement et rentré dans les moeurs et habitudes. Pas d’antennes, pas de GSM à moins de mettre en place un autre outil.

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