La norme

Le reportage tourné jeudi à Dinant par RTL TVI connait une franche diffusion, on peut y ajouter également un article dans le journal Vers l’Avenir édition de Namur, samedi. Je viens d’imprimer et de consulter scrupuleusement tous les rapports de l’ISSeP (Institut scientifique de service public) chargé de la vérification de la bonne application des normes en Wallonie dans le respect du décret du 3 avril 2009 (M.B. du 06/05/2009). Tout semble parfait et établi selon les normes. Pourtant, grâce à ces normes sensées être respectées et sensées me protéger, après quelques minutes d’exposition aux antennes pendant le tournage, mon coeur a commencé à battre la chamade et j’ai du m’éloigner des lobes principaux. L’acoustimètre indiquait plus de 6V/m ce qui est encore bien inférieur aux recommandations de l’ICNIRP et de l’OMS dont la limite d’immission pour les réseaux GSM et UMTS préconisée est respectivement de 41 et de 61 V/m. Mon corps ne respecte pas les normes. De nombreuses études et de nombreux scientifiques de par le monde s’insurgent et contestent ses valeurs en les estimant trop hautes et préjudiciables à la santé.

Jè’ai donc voulu en savoir plus et c’est ainsi que j’ai découvert ce documentaire de 2014 (http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=226900.html) qui décrit l’origine de la fixation de ces normes basées sur le syndrome thermique. C’est un véritable scénario à la James Bond sans les morts par balle. En gros, pour résumer, tout commence avec le Projet Manhattan (est le nom de code du projet de recherche qui produisit la première bombe atomique durant la Seconde Guerre mondiale. Il fut mené par les États-Unis avec la participation du Royaume-Uni et du Canada). ce projet donna naissance à la  Health Physics Society (HPS) (a nonprofit scientific professional organization whose mission is excellence in the science and practice of radiation safety). (wikipedia). Cette HPS donna ensuite naissance à l’IRPA (the international voice of the radiation protection profession)(site IRPA) dont l’ICNIRP est une émanation toujours financée par l’IRPA. ICNIRP– la Commission internationale sur la radioprotection non ionisante ICNIRP est une organisation scientifique indépendante responsable qui fournit des conseils sur les risques sanitaires de l’exposition de la radiation nonionisante. ICNIRP développe les directives internationales sur des limites d’exposition aux rayonnements non ionisants qui sont indépendantes . Elle fournit des conseils basés par la science et des recommandations concernant la protection contre l’exposition de la radiation non ionisante et établit des principes de la radioprotection non ionisante pour formuler des programmes internationaux et nationaux de protection.C’est une organisation non gouvernementale qui est référencée dans le rayonnement non ionisant pour l’Organisation Mondiale de la Santé, l’Organisation internationale du travail et la Commission de l’Union Européenne. L’ICNIRP a été dirigé jusqu’en 2006 par Mike Repacholi (physicien et docteur en biologie) qui a lancé pour l’OMS le projet CEM (projet international pour l’étude des champs électromagnétiques) chargé de coordonner les programmes de recherche dans le monde. L’OMS se base sur les résultats scientifiques obtenus  pour émettre des recommandations mondiales de santé publique.

les détracteurs de M. Repacholi lui reprochent d’avoir systématiquement évacué ou minimisé les études « dérangeantes » pour l’industrie, impliqué celle-ci dans le processus de décision, écarté des scientifiques de renom des groupes d’experts réunis par ses soins à l’OMS, mais aussi d’avoir été très timoré dans ses recommandations de santé publique et d’avoir fait financer « son » projet CEM en grande partie par les industriels de la téléphonie mobile. En caricaturant à peine, l’homme est accusé, ni plus ni moins, d’avoir pédalé pendant dix ans pour l’industrie. Les détails de l’article sont disponibles à l’adresse (https://www.robindestoits.org/L-affaire-Repacholi-Telephonie-mobile-trafic-d-influence-a-l-OMS-Agoravox-26-01-2007_a311.html). Ce scandale aurait dû attirer l’attention de l’OMS, mais rien n’a bougé et on a continué à se baser sur des normes thermiques en niant les effets biologiques. Mon corps commence à mieux comprendre pourquoi il ne s’adapte pas à la norme. Il est réellement dommage que ces falsifications continuent à inspirer nos autorités pour la fixation des normes. On pourrait croire que la norme de 3 V/m en Wallonie nous protège, mais il faut lire tout l’aricle 5 du décret pour comprendre les limites du texte et la liberté d’interprétation des chiffres laissée aux opérateurs. Peu importe le pays, les normes sont toujours basées sur ces recommandations de l’OMS, inspirées par l’ICNIRP et basées sur l’effet thermique. Il n’y a qu’en URSS que l’on peut trouver des normes plus sévères. Comment voulez-vous expliquer tout cela à un Directeur d’école qui gère en bon père de famille les deniers de l’école pour offrir des projets pédagogiques valables aux élèves. Vous passez automatiquement pour un conspirationniste ou un négationniste et vous perdez toute crédibilité.