De la mesure dans la mesure

Ce jeudi, je me suis à nouveau rendu sur le site de l’école pour participer à reportage TV avec les membres du collectif de Wespin. Un reportage parait simple quand on regarde à la télé, mais c’est un véritable travail de mise en scène, de cadrage et de prise de vue. On s’est donc rendu sur le site de l’école et je m’étais muni de mes appareils de mesure. Grâce à mon acoustimètre et à mon gigahertz solution, nous avons vite détecté une zone particulièrement exposée aux antennes existantes. Un autre appareil s’est très vite mis à fonctionner, ce sont les battements de mon coeur. Les antennes existantes sont situées sur le toit de l’internat. J’ai pu mesurer au sol à hauteur de poitrine des valeurs de plus de 6 V/m et de plusieurs milliers de micro W/m².

Je ne suis pas resté, mon coeur battait trop la chamade. Le lieu était également l’endroit choisi par l’école pour placer l’affiche obligatoire de demande permis. L’affiche était négligemment posée au sol et il fallait vraiment savoir où elle était pour en prendre connaissance. Cette opération de demande de placement d’une nouvelle antenne se fait durant les grandes vacances et la publicité faite aux parents et aux professeurs est inexistante en dehors de cette affiche. Lire à ce propos cette note d’actualité de l’Union des villes et communes de Wallonie qui stipule en mars 2019 :  »

C’est la raison pour laquelle il semble indispensable d’envisager l’encadrement des antennes GSM par le biais d’un permis d’environnement. Cet outil permettrait d’étudier au cas par cas l’opportunité d’installer une antenne et permettrait, s’il s’avérait que l’exploitation de l’antenne soit de nature à porter préjudice à la santé et à l’environnement, de refuser le permis ou à tout le moins de fixer des conditions particulières d’exploitation propres à l’établissement.

La procédure propre au permis d’environnement présente également l’avantage de favoriser la participation du public, laissant à chacun l’opportunité de réagir dans une matière qui reste, pour l’heure, particulièrement sensible. Une telle participation bénéficie, par ailleurs, tant au riverain qu’à la commune.

Une généralisation de l’enquête publique, via le permis d’environnement, aurait également pour résultat de renforcer la cohérence de la législation en la matière. Rappelons, en effet, qu’une enquête publique est actuellement requise, en vertu de la législation urbanistique, lorsqu’il s’agit d’implanter une station relais de télécommunication en zone agricole (justifiée par une dérogation au plan de secteur), alors qu’une telle enquête n’est pas systématiquement requise en zone d’habitat. »

Le permis aurait déjà été accordé selon les informations recueillies (à vérifier). Si je comprends bien, on demande l’avis des navets mais pas celui des êtres vivants. Ces textes sont un véritable imbroglio législatif ou à nouveau le citoyen ne retrouverait pas son chat. Cela nécessite donc à nouveau de faire appel à des coûteux spécialistes. Il est paradoxal dans cette société que pour se défendre, il faille à chaque fois bourse délier afin de comprendre une législation et des normes d’application sujettes à caution. Le texte prône une mesure de 3V/m à l’extérieur des bâtiments. Mes mesures indiquaient déjà des valeurs nettement supérieures à la norme wallonne. Alors quid ? C’est au citoyen à réagir ou est-ce que le législateur a prévu des mesures pour faire respecter ses normes.

Les rapports préliminaires de l’ISSEP (institut scientifique de service public) sont délivrés suite à de savants calculs préalables des voltages en différents points dans un certain périmètre compte tenu de la puissance d’émission. Comment ces données sont-elles vérifiées à postériori et contrôlées sur le terrain ? C’est un service gratuit, il suffit d’appeler un numéro.

« La mesure des champs électromagnétiques

En Wallonie, toute antenne émettrice stationnaire doit faire l’objet d’une déclaration, accompagnée d’un avis de l’ISSeP, basé sur des modèles de calcul. Cette déclaration atteste du respect de la limite d’immission des antennes. Un contrôle in situ du respect de la limite d’immission peut toutefois être réalisé à la demande des communes concernées ou du fonctionnaire chargé de la surveillance. L’ISSeP réalise régulièrement de tels contrôles pour lesquels il est agréé par le SPW. » (extrait du site de l’ISSeP)

Le citoyen doit avoir du temps et une formation en électromagnétisme, en physique, en biologie, en médecine en droit administratif et législatif pour arriver à se faire une opinion et faire respecter ses droits à la vie. La 5G va nous fournir des téléchargements en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et TUSK va nous fournir des implants dans le cerveau, dans ces matières, on en aurait certainement besoin pour se faire une opinion. « Vivre avec son temps et être branché en permanence », je m’adapte. Heureusement, en ce lieu béni préservé des antennes, mon coeur s’est remis à battre normalement. Oui docteur, c’est psychologique.

 

 

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