Bon sens

J’ai profité de la canicule pour travailler un peu beaucoup sur la conférence à Dinant contre l’implantation d’une nouvelle antenne à proximité d’une école. Cette canicule m’a fait penser aux symptômes EHS, nul endroit où se réfugier et pouvoir se protéger de la chaleur sauf dans les grottes. Impression de ne plus pouvoir respirer et impression de griller sur place à la moindre exposition au soleil. Obligation de s’enfermer et de fermer les portes et fenêtres pour empêcher l’air chaud de pénétrer dans la maison. Comme pour les ondes, vous pouvez bien entendu utiliser des subterfuges comme isoler la maison ou vous protéger avec des lunettes et un chapeau après vous être enduit de crème. Mais, je suis bête, la lumière est une onde et les UV sont sur une longueur d’onde de 10 exposant 16 Hz. On est à la limite des rayons dits ionisants. Pourtant, tout le monde est content quand il y a du soleil et il existe toujours des fous pour aller faire du sport durant les heures les plus chaudes avec une saturation en ozone dépassant les normes européennes. Même l’ozone ne respecte pas les normes. Le bon sens voudrait que l’on change la norme et qu’on la rende plus conforme à l’évolution de la réalité météorologique.

C’est un peu la même chose avec les normes en matière d’exposition aux antennes relais. Ces normes sont trop basses, elles obligent les opérateurs à multiplier les antennes pour couvrir lez zones visées. Une émission trop faible oblige l’utilisateur à s’exposer plus aux radiations de son GSM qui doit émettre beaucoup plus fort pour accrocher la bande porteuse. L’utilisateur est alors seul responsable de l’utilisation excessive de son appareil et de potentiels dommages corporels.

A la lecture des études faites sur les ravages potentiels de cette technologie sur les enfants, je ne comprend pas comment une école peut accepter de monnayer la santé des enfants. Ils sont exposés dans ces écoles au flux permanent du WIFI et pour être certain que l’irradiation soit suffisante, on leur rajoute des antennes relais sur la tête et un pylône sur leur terrain de sport. On gagnerait du temps et de l’argent en donnant les cours dans le coeur d’une centrale nucléaire. Au début de l’exposition, il semblerait qu’on ne sente rien, c’est un peu comme la grenouille dans son vase où on chauffe l’eau progressivement. Le bon sens, il est où ? Dix à quinze mille euros par an pour arroser d’ondes les enfants et les riverains, c’est donner peu de prix à la vie des gens. L’école réclame des garanties d’innocuité, quelle garantie peut offrir un opérateur dont le risque électromagnétique est exclu des couvertures assurables. Où est le bon sens ? Pour moi c’est un sens unique et radical, STOP.

Où alors sommes-nous comme ST Thomas ? Une catastrophe sanitaire est-elle nécessaire pour enfin nous ouvrir les yeux ? Où est le sacro-saint principe de précaution ? Nous confions nos enfants à des institutions pour leur apprendre à vivre en communauté et à s’instruire, pas pour en faire des zombies. L’usage intensif de ces technologies répandues dans les maisons, dans les écoles, dans les lieux publics provoquent une exposition permanente et intensive des organismes à des ondes incompatibles avec le vivant. Ma génération a été exposée sans précautions à des technologies des années 80 comme les écrans cathodiques des PC, les résultats sont là, 40 ans plus tard. Où était le principe de précaution ? A l’époque, on ne savait pas, aujourd’hui on SAIT et on continue aveuglément sous la pression des lobbies et soi-disant pour contenter la demande.

Non, SVP, un peu de bon sens, pas les écoles.

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