Un choix cornélien

Point de vue du citoyen lambda :

Je suis père de famille. J’ai acheté une maison avec mon épouse et nous avons un prêt hypothécaire sur encore 20 ans à rembourser. Nous travaillons tous les deux mon épouse et moi et avons 2 voitures à crédit. J’ai la chance d’avoir un bon boulot dans le secteur des télécommunications. Ma femme travaille à la commune. Nous avons 2 enfants scolarisés et nous partons en vacance 2 fois par an. Ma maison est équipée des dernières technologies modernes et je n’ai aucun ressenti par rapport aux ondes. Nous sommes en bonne santé et nous faisons attention à notre alimentation.

Vous venez nous affirmer que des études prouvent que les ondes sont nocives pour nos enfants et vous n’apportez pas de preuves irréfutées. Qui devons-nous croire. Pourquoi avez-vous besoin de faire peur à des honnêtes gens qui ne demandent rien, qui travaillent et paient leurs impôts. C’est quoi cette manie de terroriser les gens avec le climat, les pesticides, les maladies ?

Nous utilisons la technologie sans fil de façon journalière, elle est même indispensable à mon activité professionnelle. Je suis rarement joignable au bureau et grâce au GSM, nous pouvons mieux gérer nos déplacements pour véhiculer les enfants. Le WIFI dans la maison est une facilité qui évite de faire des trous dans les murs pour passer des câbles. Le DECT nous permet de répondre aux appels même dans le fond du jardin. Je n’imagine même pas l’organisation de notre vie sans ces avancées technologiques. Il faut des antennes relais pour téléphoner et le fait qu’il y ait plusieurs opérateurs garantis une saine concurrence et des prix compétitifs pour le client. Je gère mon chauffage à distance et mon système d’alarme. Les enfants ont également un GSM avec une carte prépayée, ils peuvent ainsi nous prévenir en cas de problème et nous pouvons les appeler à tout moment. Où est le problème ?

Pour les enfants :

Ils ont chacun un smartphone qu’ils utilisent pour communiquer avec leurs copains, visionner des vidéos (avec contrôle parental) et jouer à FORTNITE. Il y a un réseau WIFI allumé en permanence à la maison qui permet différentes connections comme la smart TV. Le bluetooth est également présent dans l’habitat et dans les voitures. Un téléphone sans  fil avec plusieurs postes est utilisé à la maison. Pour le bébé, un babyphone est installé dans sa chambre et dans le salon. La console de jeu est pourvue de manettes sans fils. Un système d’alarme est également actif la nuit contre les intrusions. Les enfants scolarisés vont dans une école qui a disposé des antennes relais sur le toit. C’est une école ouverte au numérique et les enfants disposent de tablettes et d’un réseau WIFI.

Et pourtant : (extrait de la page TESLABEL : http://www.teslabel.be/outils/233-lettre-de-reclamation-contre-une-installation-dantennes)

« Les indicateurs de santé publique montrent une progression importante des cancers, maladies chroniques, stress, insomnies, fibromyalgie, consommation de médicaments, actes de violence « gratuite », depuis que l’exposition aux CEM hyperfréquences (GSM, 3G, antennes-relais, Wi-Fi et DECT des voisins…) ont pris une telle importance (et même s’ils ne sont pas seuls en cause). Et la raison classique évoquée, le « vieillissement de la population »,  a bon dos :  oui, on vieillit, mais on vieillit surtout de plus en plus jeune ! (= la conclusion de cette importante étude sur des rats exposés chroniquement)

Un quart des belges souffre de douleurs chroniques (La Libre, 23/01/11)
Un belge sur dix seulement s’estime en bonne condition physique (La Libre, 06/07/11)
Un belge sur deux déclare souffrir d’une maladie chronique (Het Laatste Nieuws, 27/10/11)

Sérieuses divergences de vues des autorités publiques. Même si les normes sont sensiblement plus sévères en Belgique qu’ailleurs, les maigres progrès obtenus sont peu significatifs. Une autorisation de permis va à l’encontre de la demande d’autres organes d’autorité publique — comme l’Agence européenne de l’Environnement, le Parlement Européen, l’Afsset, et tout particulièrement le Conseil de l’Europe — de faire baisser le niveau de ces rayonnements. (Le Conseil de l’Europe s’est clairement prononcé en faveur du 0,6 V/m).

Qui le simple citoyen doit-il croire ? Les autorités qui ne reconnaissent pas ou minimisent l’existence d’un danger ? Ou les autorités qui disent le contraire ?

Etudes épidémiologiques. La majorité des études épidémiologiques sur les antennes relais de téléphonie mobile mettent en évidence des risques sur la santé.

Sur les 14 études épidémiologiques relatives aux antennes relais publiées dans le monde en 2009, 10 indiquent des risques sur la santé

Des rats irradiés 2 heures par jour à 27 V/m : perte de mémoire et mort précoce (doublement de la mortalité) (UCL, 2009)

Nouvelle étude épidémiologique au Brésil en 2010 : surmortalité par cancer liée aux antennes relais

Les études médicales confirment la dangerosité des antennes relais (France Info, Nov. 2011)

Etude suisse présentée à Liège, sur l’augmentation des processus oxydatifs sur les veaux (Fac. vét. Zurich, 2011)
(… veaux que nous sommes vraiment tous en regardant benoitement passer les trains sans réagir au caractère obsolète et fallatieux des normes)

Et surtout cette liste détaillée et quasi exhaustive de 73 publications scientifiques relatives aux antennes relais (ONG Powerwatch, Jan 2012) :
42% sont positives (effets sur la santé) et seules 11% sont négatives (pas d’effet sur la santé), les autres étant neutres

  • 31 études positives [P] (= effets sur la santé) = 42%
  • 8 études négatives [N] (=pas d’effet sur la santé) = 11%
  • 34 études n’étant ni positives ni négatives [-] (comprend également de simples études méthodologiques) »

    Alors, vous parents, quel côté de la balance allez-vous choisir  pour vos enfants ?

TESLABEL

J’avoue, hier j’étais passablement énervé en rédigeant mon article. Un peu d’activité physique, une bonne nuit et voilà le retour au calme. Chaque jour m’apporte son lot de surprise et ce matin c’est un mail de Teslabel qui m’annonce avoir travaillé sur les réponses à donner aux détracteurs de la nocivité des ondes. Le sujet est développé en 36 points et aborde systématiquement les différents arguments des pro-ondes. adresse du site : http://www.teslabel.be. Ce site a déjà été attaqué plusieurs fois et c’est aussi un travail de le maintenir en vie.

J’ai aussi été contacté par un ami d’enfance qui aimerait voir nos publications plus largement diffusée en d’autres langues. Il est traducteur et m’a promis de développer un réseau de traducteurs bénévoles pour aider à la prise en charge de la diffusion de nos articles. Nous tournons malheureusement trop en rond entre nous et cela touche peu le monde extérieur. Les différentes pages facebook sont généralement des groupes fermés. Je touche plus de monde en diffusant sur mon site des informations  qui concernent l’ensemble des humains et pas seulement les EHS. La problématique EHS touche encore un nombre limité d’individus comme celle des chimico-sensibles. La population et l’individu en particulier ne s’intéressent à un problème que s’il est directement impacté et qu’il en a un ressenti. Nous vivons hélas dans une société ou le fait qu’une femme qui se fait violenté dans un transport en commun laisse les passagers indifférents. Vous pensez bien que le mal-être supposé d’un EHS dérangé du ciboulot touche encore moins de personne.

Informer est l’essentiel de notre tâche. Mon combat se situe à 2 niveaux principaux, le premier est d’apporter une aide effective de première ligne aux EHS par l’écoute, l’aide matérielle et l’accueil ; ma deuxième action porte maintenant sur la diffusion de l’information auprès de la population en général. Je n’ai pas à convaincre un EHS des dangers potentiels des ondes, il vit cette situation dans son quotidien. Je pense que je dois aussi essayer de toucher un maximum d’individus et les alerter sur les dangers potentiels de cette technologie. Nous sommes à armes inégales, c’est pour cela que nous devons travailler de façon plus locale et plus ciblée en gardant un discours irréprochable sur le plan scientifique pour rester crédible. Nous devons utiliser la même politique du doute qui est utilisée par les opérateurs pour avoir une chance d’être entendu. Le doute est une arme fatale qui peut se faire retourner un fusil au dernier moment. Le doute est une graine qui germe lentement et qui fera à terme une belle plante qui essaimera naturellement. Je ne me bats pas pour la fin d’une technologie devenue indispensable à notre mode de vie, je me bats pour une technologie propre qui respecte simplement la vie sur terre.

En son temps, j’avais eu une réponse de Collette, la cheville ouvrière bénévole de AREHS ,, à ma demande de ce que je pouvais faire à titre individuel :  »

Ce que tu peux faire : sensibiliser dans votre commune, RV avec l’échevin de l’environnement, demander de retirer le wifi des crèches et des écoles, demander à la commune de ne pas accepter les compteurs communicants d’eau qui commencent à être installés un peu partout.
Organiser une conférence ou un ciné-débat.
Si tu veux des exemples de présentation du sujet, je peux te les envoyer et Wendy a mis ses slides à disposition par Internet.
Montrer l’exemple de Christophe Lacroix dans sa commune, …etc.
Je crois qu’une action locale est très importante et très efficace, et peut servir d’exemple pour d’autres. »

« L’objectif de l’AREHS asbl est la reconnaissance légale de l’électro-hypersensibilité comme intolérance à un environnement électromagnétique perturbé (antennes-relais, bornes WiFi, DECT, appareils connectés sans fil, compteurs communicants, …), laquelle entraîne un handicap physique et social. »

A l’époque, j’étais encore trop mal pour m’engager dans ces actions. Je vais mieux et j’ai récupéré assez de force pour la conférence de Dinant. Je vous encourage à faire la même chose au niveau local.

Bonne journée

Effet placebo

Pendant 15 ans, j’ai pratiqué l’hypnose pour aider les gens à surmonter leurs peurs, leurs angoisses, pour leur apprendre à gérer la douleur, les deuils. J’utilisais des techniques dynamiques et rapides avec des odeurs d’huile essentielle comme substitut compensatoire. J’ai appris aux gens à ne pas tourner en rond dans leur problématique, à sortir du cadre et à « aller vers… ». J’ai donné des conférences, fait des formations, enseigné, et voyagé. Toujours dans l’idée que l’esprit humain est le plus fort et qu’il ne doit pas se laisser submerger par ses émotions et ses ressentis. J’ai pratiqué l’auto-hypnose de façon intensive pour gérer mes problèmes et me motiver à avancer. Tout cela, je l’ai fait en toute bonne foi, persuadé que ce cerveau est le plus fort et qu’avec les bons leviers, on peut soulever le monde.

J’ai lu dans un commentaire sur facebook qu’une personne avait acheté un grigri pour se protéger des ondes et elle disait que cela lui faisait du bien mais qu’elle ne savait pas si cela la protégeait réellement et qu’elle aimerait qu’on mesure sur elle. On rentre avec ce propos exactement dans le cadre des techniques que j’ai utilisé durant ces 15 ans.

Grâce à l’hypnose, je peux verser de la cire bouillante sur votre main et vous ne sentirez rien. Ca brûle votre peau mais vous avez coupé le lien douloureux avec votre cerveau et vous passer outre le réflexe de retirer votre main. Ces technologies modernes, le marketing, le bourrage de crâne, la manipulation des masses, le désir d’être au top sont autant de stimuli hypnotiques qui vous font oublier de retirer votre main qui est dans le feu. Les EHS sont sortis de l’état hypnotique, ils écoutent leur corps, ils disent que ça brûle et ils ne sont pas sujet à des troubles psychiques. L’action sur les globules rouges, les ruptures d’ADN, les ions calcium arrachés, l’ouverture de la barrière hématoencéphalique, la tachycardie sont des symptômes réels démontrés par des études objectives depuis des années. Alors, oui le grigri vous permet peut-être de ne plus sentir la brûlure mais il vous empêche de retirer la main. Tant mieux si cela vous permet de vivre plus normalement, on y aspire tous, mais en même temps vous vous empêcher d’écouter votre corps qui vous crie : « attention, là, danger mortel ».

De quoi avez-vous besoin comme preuve supplémentaire ? Quand vous arrêtez de vous exposer, les symptômes disparaissent. Quand vous arrêtez de taper sur vos doigts avec un marteau, ça fait mois mal. C’est bien entendu un choix de vie et accepter de tout remettre en question. Mon épouse vient à nouveau de changer de travail, elle ne sera plus exposée en permanence à des antennes et du WIFI qu’elle ne peut pas gérer et contrôler. Déménager, changer de boulot, recommencer une autre vie sont des choix difficiles mais nécessaires pour nous permettre d’échapper à la tenaille de cette technologie. Je reviens à mon premier article : « le salut dans la fuite » consultable sur le site de TESLABEL. Je viens également d’avoir des nouvelles d’une EHS qui a également choisi cette solution en devenant nomade et qui me relate les problèmes d’adaptation à un nouveau mode de vie. En résumé, vous les EHS qui avez la chance de sentir que ça brûle, relisez mon texte et informez autour de vous, battez-vous. Vous n’êtes pas fous. Implanter une antenne à proximité d’une école, ça c’est un acte de folie insensé et criminel à plus ou moyen terme.

Je me rends compte que mon discours se durcit au fil de mes articles et que de quelqu’un de pacifique et attentif aux autres, à force de documentation, de lectures, de reportages, la moutarde commence tout doucement à monter au nez et qu’une colère sourde va finir par exploser en moi. Tire ta main, ça commence à brûler.

Conférence Dinant 7 aout 2019

Voilà, ça y est, la date est fixée et le collectif se met en marche pour diffuser l’information en porte à porte, par la presse et tous les moyens à disposition. J’espère que nous serons nombreux et que cette réaction citoyenne (expression démocratique pacifiste) trouvera écho auprès des décideurs de la vie des autres. J’ai préparé avec passion cette conférence en m’entourant de conseils de spécialistes et en essayant de garder un maximum d’objectivité. Les arguments techniques ne serviront pas à grand chose car les normes sont établies de telle façon que l’opérateur a juste à retaper le texte qui a servi à l’établissement de ces normes. Le plus absurde dans l’histoire est l’absence de prise en compte de l’effet cumulatif et constant de ces ondes. On dirait que pour le législateur wallon, 1+1 = 1 et donc que si une antenne respecte la norme des 3 V/m, elle satisfait pleinement le principe d’innocuité de ses émissions.

Un enfant de 3 ans comprendrait la nuance, s’il a deux morceaux de gâteau à la crème de couleurs différentes, ce n’est pas la même chose et il mangera les 2 sans réfléchir aux conséquences sur son foie. Ignorance et bon sens, voilà la base de notre travail de sensibilisation. Nous sommes passés de l’âge du bronze à l’âge du fer en quelques années sans prendre le temps de maitriser la technologie et ses conséquences éventuelles. L’histoire se répète et l’humain n’en tire jamais leçon, l’argent, la richesse, la croissance restent les uniques moteurs de sa démesure. Vous voulez aller sur Mars et évoluer dans un environnement où le scaphandre sera le vêtement imposé, ne vous donner pas cette peine, le jour se rapproche très vite où le scaphandre sera la tenue indispensable pour survivre sur terre.

Une antenne en plus à proximité d’une école, où est le bon sens, la question ne devrait même pas se poser. Tout cela pour permettre au citoyen lambda de continuer à visionner sa série préférée en se rendant au travail. Avant, on lisait un livre et on s’instruisait, maintenant c’est « panem et circenses » à toute heure du jour et de la nuit. Plus besoin d’aller au cirque comme les Romains, le cirque vient à vous et pendant ce temps là, vous ne pensez plus aux injustices de la Citée.

J’ai vu avec horreur la vidéo sur Monaco où ils vantent l’arrivée de la 5G, à ce sujet la demande d’extension de mâts supplémentaires est incluse sournoisement dans la demande du pylône à Dinant. Le développement économique, la création d’emplois surqualifiés, la diminution du délai de latence, les objets connectés sont là les expressions favorites de ces chevaliers des temps futurs. La santé physique et morale, la qualité de vie, le respect de l’environnement sont les expressions vieillottes d’un ancêtre réactionnaire ( voir une BD que j’adore : Les vieux fourneaux).

Citoyens, réveillez-vous face à ces promesses désuètes d’un monde encore meilleur grâce à la technologie. Nous, les EHS, notre monde de libre circulation et de bien-être s’est réduit à une peau de chagrin. S’adapter ou disparaître, vous les maîtres du monde, au nom de votre morale, vous ne nous laisser pas beaucoup de choix : « struggle for life ».

Bon sens

J’ai profité de la canicule pour travailler un peu beaucoup sur la conférence à Dinant contre l’implantation d’une nouvelle antenne à proximité d’une école. Cette canicule m’a fait penser aux symptômes EHS, nul endroit où se réfugier et pouvoir se protéger de la chaleur sauf dans les grottes. Impression de ne plus pouvoir respirer et impression de griller sur place à la moindre exposition au soleil. Obligation de s’enfermer et de fermer les portes et fenêtres pour empêcher l’air chaud de pénétrer dans la maison. Comme pour les ondes, vous pouvez bien entendu utiliser des subterfuges comme isoler la maison ou vous protéger avec des lunettes et un chapeau après vous être enduit de crème. Mais, je suis bête, la lumière est une onde et les UV sont sur une longueur d’onde de 10 exposant 16 Hz. On est à la limite des rayons dits ionisants. Pourtant, tout le monde est content quand il y a du soleil et il existe toujours des fous pour aller faire du sport durant les heures les plus chaudes avec une saturation en ozone dépassant les normes européennes. Même l’ozone ne respecte pas les normes. Le bon sens voudrait que l’on change la norme et qu’on la rende plus conforme à l’évolution de la réalité météorologique.

C’est un peu la même chose avec les normes en matière d’exposition aux antennes relais. Ces normes sont trop basses, elles obligent les opérateurs à multiplier les antennes pour couvrir lez zones visées. Une émission trop faible oblige l’utilisateur à s’exposer plus aux radiations de son GSM qui doit émettre beaucoup plus fort pour accrocher la bande porteuse. L’utilisateur est alors seul responsable de l’utilisation excessive de son appareil et de potentiels dommages corporels.

A la lecture des études faites sur les ravages potentiels de cette technologie sur les enfants, je ne comprend pas comment une école peut accepter de monnayer la santé des enfants. Ils sont exposés dans ces écoles au flux permanent du WIFI et pour être certain que l’irradiation soit suffisante, on leur rajoute des antennes relais sur la tête et un pylône sur leur terrain de sport. On gagnerait du temps et de l’argent en donnant les cours dans le coeur d’une centrale nucléaire. Au début de l’exposition, il semblerait qu’on ne sente rien, c’est un peu comme la grenouille dans son vase où on chauffe l’eau progressivement. Le bon sens, il est où ? Dix à quinze mille euros par an pour arroser d’ondes les enfants et les riverains, c’est donner peu de prix à la vie des gens. L’école réclame des garanties d’innocuité, quelle garantie peut offrir un opérateur dont le risque électromagnétique est exclu des couvertures assurables. Où est le bon sens ? Pour moi c’est un sens unique et radical, STOP.

Où alors sommes-nous comme ST Thomas ? Une catastrophe sanitaire est-elle nécessaire pour enfin nous ouvrir les yeux ? Où est le sacro-saint principe de précaution ? Nous confions nos enfants à des institutions pour leur apprendre à vivre en communauté et à s’instruire, pas pour en faire des zombies. L’usage intensif de ces technologies répandues dans les maisons, dans les écoles, dans les lieux publics provoquent une exposition permanente et intensive des organismes à des ondes incompatibles avec le vivant. Ma génération a été exposée sans précautions à des technologies des années 80 comme les écrans cathodiques des PC, les résultats sont là, 40 ans plus tard. Où était le principe de précaution ? A l’époque, on ne savait pas, aujourd’hui on SAIT et on continue aveuglément sous la pression des lobbies et soi-disant pour contenter la demande.

Non, SVP, un peu de bon sens, pas les écoles.

Belle vue

Dinant est une jolie petite ville touristique située le long d la Meuse. Sa réputation dépasse les frontières grâce à Adolphe SAX et ses couques. Elle est surplombée sur une rive par la citadelle et sur l’autre par le collège Notre Dame de Bellevue. Cette institution accueille des enfants de tous âges et un internat. Son enseignement est réputé et l’écolde s’inscrit dans le développement numérique pour ses petites têtes blondes. Depuis quelques années, cette institution a déjà autorisé l’implantation de 2 antennes relais sur le toit de ses bâtiments (Proximus et Orange) et cela dans la plus grande indifférence générale. Un nouveau projet d’implantation d’un mât de 27 m est en cour de réalisation par l’opérateur TELENET. Ce mât sera situé sur le terrain appartenant à l’école et à proximité d’un terrain de sport et d’habitations privées. Riverains, professeurs, parents s’inquiètent de la situation et se se sont constitués en comité citoyen. Ils n’ont même pas été prévenu, c’est par hasard un ouvrier qui a découvert le projet. Ces citoyens inquiets ont contacté divers organismes dont TESLABEL. C’est ainsi que j’ai participé à une première réunion ce mercredi 24/07/2019.  Nous avons été appréhender la situation sur place avant de se réunir à plus d’une dizaine de personnes. Nous avions connaissance du contenu de la demande et du rapport favorable de L’Issep basé sur des calculs d’incidence et le respect de la norme de 3V/m.

On voit directement que la démarché de TELENET est bien rodée et professionnelle et qu’ils collent parfaitement à une législation réalisée sur mesure pour les opérateurs. Le pylône sera peint en vert pour respecter les effets visuels sur l’environnement. Sur le plan technique et législatif, le citoyen a peu d’arguments pour se défendre. L’ignorance des effets est aussi une arme redoutable. Durant cette soirée , j’ai eu l’occasion de passer au privé chez un des organisateurs et de faire un petit tour de son logis avec mon acoustimètre AM10 et le logiciel electrosmart. La personne avait coupé le WIFI et les résultats étaient des plus alarmants. Plus d’une dizaine de réseau WIFI perceptibles dans l’habitation, un DECT et un CPL. Les personnes se plaignaient de problème de sommeil.

Seule l’information peut sortir l’individu lambda de l’ignorance des effets dévastateurs de ces technologies dont ils font tous un usage quotidien (toutes générations confondues). Une réunion d’information à l’attention des riverains, professeurs et parents est donc planifiée pour avertir des dangers potentiels d’une surexposition permanente des enfants de cette école. Je vous tiendrai informé du suivi de cette action dans laquelle je me suis investi pleinement. Je suis, bien qu’au fait des techniques utilisées, ébahi par l’absence de recours possibles laissés au citoyen par le politique. Et vous, vous placeriez vos enfants dans un tel établissement sans réagir ? Comment un Pouvoir Organisateur d’une école peut monnayer ainsi la vie d’enfants dont il a la charge ? J’ose à penser que cela est dû à l’ignorance.

Les choses se mettent en place

C’est une belle petite saloperie qui s’était glissée sournoisement dans le motor-home. Je ne comprenais pas la source du malaise qui me prenait autour et à l’intérieur du véhicule sensé me protéger. Muni de l’acoustimètre AM 10, j’ai pu identifier et localiser la source de mon ressenti. J’ai coupé deux fils et hop l’affaire était dans le sac. La bêbête qui émettait en permanence à 2.4 Ghz était neutralisée et le calme est revenu comme par enchantement.

Doucement, lentement, à force de pousser, les choses bougent. J’ai confirmé ma participation à une conférence à Dinant sur la nocivité de l’environnement électromagnétique qui nous entoure. Les outils s’affinent et le tissu de relation s’étoffe de jour en jour. Ma rencontre fortuite avec l’administrateur de Teslabel s’avère être une belle rencontre (saint chronicité quand tu nous tiens) qui semble se transformer en collaboration. Je commence à maîtriser les différents outils et à les utiliser correctement. « Oui, Guy, il faut parfois lire un mode d’emploi ». J’ai ressorti mes cours de géobiologie et je me suis replongé dans les formules et unités de mesure, pfff quel bordel. Je préfère, comme beaucoup d’entre nous sans doute, l’intuitif. Mais je suis Ingénieur et un peu de rationnel ne peut pas me faire de tord.

Moi, qui avait peur de m’ennuyer dans mon trou perdu, je n’ai jamais eu autant de contact et d’échange avec le monde extérieur et tout cela sans GSM. Je reste toujours étonné des EHS qui me contacte avec leur I-phone ou smartphone. Ils font comment pour supporter ? Mon EHS, je la vis comme une abstinence complète. Je peux maintenant sortir et faire mes courses sans mon slip en Kevlar ou en mu-métal. La non-exposition totale pour dormir et un environnement sain pour vivre durant la journée sont vraiment mes sources de bien-être. Je le répète, je ne suis pas malade, mon corps réagit sainement à un environnement devenu agressif. Il le fait savoir et je l’écoute. Pas de régime ou de gris-gris, la réaction de l’organisme est logique et j’ai abandonné depuis longtemps le rêve de la pilule bleue miracle.

Mon mode de vie est sans aucun doute en rupture avec les contraintes de la vie active et moderne mais c’est aussi un choix personnel que j’assume et que je suis prêt à partager. J’ai dans l’idée, suite à un poste d’une correspondante, d’organiser une journée porte ouverte pour permettre aux EHS de savourer un endroit sans ondes. Je dois encore trouver une date en aout et formaliser la chose d’un point de vue pratique.

Dans l’immédiat, je vais me consacrer à la conférence de sensibilisation à Dinant qui sera peut-être le début d’une nouvelle activité non-lucrative. Wendy de Hemptinne, l’association arehs sont déjà débordés en demandes, ce serait peut-être l’occasion de sensibiliser plus de monde à la problématique. Le HIC, c’est de pouvoir tenir une soirée dans un environnement hostile entre des antennes, du WIFI et des GSM. Heureusement après, j’ai mon refuge.