L’ancrage olfactif partie 10

Chapitre 10 : L’ancrage olfactif

Madeleine se trouve maintenant dans un état de suggestibilité total, elle écoute la voix de Ericson et rien que sa voix.

Ce dernier aborde vaguement un des problèmes évoqués plus tôt durant l’interview et que Madeleine avait résumé par le mot ‘déchirure’. Simultanément, il pose sa main gauche sur la nuque de Madeleine et la droite sur la main de Madeleine qui maintient toujours le flacon sur son front.

Il prononce « ‘avenir’, avec ‘réalisation’, ‘heureuse’ et ‘calme’ » en secouant légèrement d’avant en arrière la tête de Madeleine et en appliquant une légère pression sur le front.

Madeleine voit cette ‘déchirure’ se profiler et immédiatement s’effacer pour laisser place à ‘avenir’ et à l’odeur qu’elle aime. Le processus intervient instantanément.

Ericson répète la séquence une deuxième et une troisième fois jusqu’à ce que le mot ‘déchirure’ et ce qu’il contient comme souvenir associés disparaisse complètement. A la simple évocation de ce mot et de ses signifiants, c’est le mot ‘avenir’ qui émerge, rappelé par cette odeur contenue dans ce flacon.

C’est un réflexe qui s’est installé de manière durable.

Ericson a mis toute son énergie et toute sa détermination dans chaque ancrage. Il ne laisse aucune place au doute ou à l’hésitation ; sa voix et son discours sont directifs. Il sait que Madeleine est dans un état de réceptivité total et qu’elle perçoit les intentions et les émotions de Ericson. Il doit être vrai, totalement vrai.

Ericson revient à la charge une dernière fois en changeant de mode opératoire.  Il agit maintenant comme s’il effaçait un tableau, il passe les doigts sur le front de Madeleine en précisant avec la même détermination : « Et s’il restait la moindre trace de déchirure, ce serait gommé, effacé définitivement ». Il accompagne chaque mouvement de différentes onomatopées.

Entre chaque ancrage et le gommage final, il a continué à la bercer doucement et à réciter sa ritournelle avec les mots de Madeleine en y associant son odeur, son flacon bleu.

Le conscient de Madeleine est comme à l’arrêt. Elle sait que quelque chose d’important vient de se dérouler mais elle n’en saisit pas bien la portée. Elle aimerait du temps maintenant même si elle a l’impression que la notion de temps est devenue totalement abstraite.

Elle est ‘calme’, elle est apaisée, elle sent au plus profond d’elle-même que ce qu’il fallait faire a été fait et bien fait.

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