Confiance en soi et inductions rapides

Récemment, durant une conférence, j’ai travaillé avec un jeune adolescent qui voulait connaître une hypnose profonde comme avec Messmer, le fascinateur. Il avait un copain qui à l’école hypnotisait instantanément les filles, mais pas lui, car lui on n’arrive pas à l’hypnotiser.

Ce discours appelle certainement de nombreuses réflexions sur l’utilisation de l’hypnose et sur l’image que les gens s’en font. Je vais aborder ce témoignage sous un autre angle. Nombreuses sont les appréhensions par rapport à cet état pourtant naturel. Quand je pose la question dans mes conférences sur ce que les gens ressentent par rapport à l’hypnose, c’est le mot peur qui revient le plus souvent.

Mettons-nous maintenant dans la peau du praticien qui connait cette appréhension vécue par une grosse majorité. Si lui, en principe le sachant, était confronté à un cas difficile, comment vivrait-il la chose ? Il faut savoir que l’état de stress, la nervosité se transmettent à la personne en attente de l’état hypnotique et que cela va fortement influer sur la confiance en lui du praticien.

La moulinette, induction rapide par rupture de pattern, reste un exercice difficile pour la majorité d’entre-nous. Pourtant, personnellement, plus je la pratique, plus je trouve cette technique confortable pour le partenaire et pour moi. Certes, cela au départ demande une certaine coordination et un lâcher prise de la part du praticien mais ensuite cela devient une routine facile à exécuter avec de bons résultats. Plus on réussit et plus on acquiert de la confiance en soi dans ce domaine et dans la façon d’aborder la vie en général.

A nouveau, c’est nous qui construisons nos propres murs, nos propres limites. C’est nous qui projetons les ratés, les échecs et forcément nous ratons. Cela me rappelle mon voyage au Canada et ma descente d’une rivière en Kayak, rien à voir avec la descente de la Lesse en Belgique. Là-bas, les rivières ont la largeur d’un fleuve pour nous. Le rocher se rapprochait inexorablement et je pagayais comme un malade pour l’éviter et j’ai réussi à le prendre de plein front. Je ne vous dis pas la galère pour remonter sur le frêle esquif et récupérer le matériel. Conséquence, chaque fois qu’il y avait une section un peu rapide, je regagnais la berge et je continuais à pied en tirant mon kayak. Le mal était fait et j’avais perdu toute confiance en moi. J’ai appris beaucoup plus tard comment contourner l’obstacle. Il faut juste décider de passer à gauche ou à droite, mais surtout ne pas focaliser notre attention sur la chose à éviter. Le cerveau droit est un peu bête et il semble ne pas comprendre la négation. Je confirme.

Avec l’induction rapide, c’est le même phénomène, si le praticien se met à douter, à craindre de rater, il y a beaucoup de chance que cela va foirer. Par contre, s’il visualise le partenaire dans une transe profonde avec une induction parfaite, il aura, sauf imprévu (gsm qui sonne !) un très bon résultat et il prendra confiance en lui.

Je ne transmets pas plus de cinq techniques durant la formation pour permettre à chacun de bien s’exercer pour acquérir un maximum de pratique et être à l’aise avec le côté théorique. Cela suffit, ensuite chacun peut expérimenter et tester ce qu’il a envie. La rupture de pattern a cela de fantastique qu’elle peut se présenter dans tous les instants de la vie. Il suffit d’être attentif et de saisir les occasions.

Au plaisir de partager et d’échanger nos expériences.

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