La vache

vache sur sentier

Une des histoires que j’affectionne le plus dans mes conférences, en atelier ou en consultation, c’est l’histoire de la vache. Je m’explique.

Notre problématique est notre carte d’identité, une façon de se présenter aux autres, une justification de nos comportements. Roustang dans son livre « la fin de la plainte », l’appelle la plainte. Nous construisons une grosse partie de notre vie autour de cette plainte, c’est un chemin connu et facile à expliquer aux autres car c’est le centre de notre existence, la justification de tous nos empêchements d’être autrement.

Jusque là, généralement les personnes écoutent d’une oreille discrète en se disant que cela ne les concerne pas. Je compare alors notre cerveau inconscient à une sorte de vache qui prend toujours les mêmes chemins, qui adopte toujours les mêmes comportements avec toujours les mêmes travers. Oui, à un moment de notre vie, le comportement X avait un sens, il nous a certainement permis de survivre ou de traverser une épreuve. Notre cerveau est économiseur d’énergie (c’est à la mode) et plutôt que d’imaginer un nouveau comportement face à une situation nouvelle, il va préférer puiser dans ses archives et ressortir une ancienne solution qui pourrait plus ou moins convenir à la situation nouvelle. La vache, comme notre inconscient, ne se pose pas de question, elle prend toujours le même chemin, et plus elle prend ce chemin, plus il se creuse et plus il sera incontournable et plus elle le reprendra. Plus on fume, plus on reproduit le comportement de fumer, plus on devient expert en « fumer » et plus on reproduira ce comportement face à des situations stressantes (par ex.) et plus on refumera, … Comme la vache, on ne se pose pas de question sur notre comportement, on se contente de suivre le chemin que l’on connait.

Des tests avec scanner ont montré que notre inconscient programmait notre réponse jusqu’à 7 secondes avant l’action (test : pousser de façon aléatoire sur un bouton jaune ou bleu sans objectif autre que de pousser sur un bouton, l’observateur peut prévoir par visualisation de certaines zones du cerveau le bouton qui sera utilisé 7 secondes avant l’action.)

Ce que j’essaie de mettre en place avec l’huile essentielle et l’odeur aimée, à travers un ancrage, c’est justement une autre réponse face à la problématique. Plus les gens « sniffent » l’odeur aimée, plus ils deviennent expert en « snifette » et plus ils sniffent face à une problématique, plus …

Attention, le fait de respirer l’odeur, dans le HOT système®, implique une association instantanée à d’une part un sentiment d’apaisement (car associé à des affects) et d’autre part à une prise de distance par rapport à la situation pour permettre de gérer de façon consciente la problématique.

Je termine toujours mes séances par une suggestion subliminale négative : « vous n’êtes pas une vache ».

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