HOT système ® une technique complète (3ème partie)

P1000176Voilà la troisième partie de cet atelier. Mener à bien une séance en HOT, c’est un peu comme conduire un bateau et c’est très différent de la conduite d’une voiture. La voiture, elle va où vous voulez aller, elle accélère quand vous le voulez, elle s’arrête complètement. Un bateau, c’est fondamentalement différent, on a bien un klaxon, un phare et un volant mais pour le reste, tout dépend du courant, du vent et de l’âge du capitaine. Le bateau, comme le partenaire, va là où les éléments (évènements) le poussent, nous (le praticien) on est juste là pour le faire démarrer (larguer les amarres) et ensuite corriger la trajectoire en gardant un oeil fixé sur la proue. Il est très sensible, le moindre souffle, la moindre inattention de notre part et le voilà prêt à s’échouer, voire même à faire demi-tour.

Cette vidéo reprend la fin du « cérémonial » avec le flacon qui contient l’odeur aimée et le mot qui symbolise cette odeur et les 3 affects placés par le partenaire dans la bouteille.

Vient ensuite la troisième fermeture des yeux (la première a eu lieu avec la boulette et la deuxième avec l’écran) en plaçant la main du partenaire sur son front. L’odeur sur le poignet est directement perceptible par le nez.

Nous avons l’installation d’un nouveau pattern très confortable avec le léger balancement que le partenaire va s’approprier à son rythme. La transe obtenue est déjà très satisfaisante.

On met en place un simple testing du poignet et du bras gauche accompagné d’une onomatopée pour juger du relâchement et si nécessaire on procède à un approfondissement par une induction éclair.

Enfin, le praticien repasse derrière et reprend le balancement.

L’ensemble est accompagné par une sémantique très pauvre où l’on répète les mots sélectionnés par le partenaire, des encouragements et des approfondissements. La voix est posée, calme au rythme du balancement.

Cette technique a pour but d’accompagner le partenaire dans son chemin pour « aller vers ? » (seul son inconscient le sait), en mettant en place différents patterns qui vont utiliser tous les moyens de communication favoris de l’inconscient. Une séance complète dure environ 35 à 40 minutes avec le choix de l’huile.

HOT système® une technique complète (2ème partie)

cerveauNous allons continuer à travers cet article à montrer les différentes phases du HOT système®. En principe ceci est une démo mais il faut remarquer les attitudes de catalepsie de Christelle, surtout durant l’écran hypnotique.

Les trois étapes ci-après sont la madeleine de Proust, qui à partir des huiles va permettre d’aller chercher de nouveaux mots (affects), l’écran hypnotique et la petite bille. Chaque phase a son importance et emmène le partenaire dans une sorte de longue transe. je vous invite à en découvrir des extraits ci-après :

Dans cette vidéo, l’huile avait été sélectionnée le matin dans un test pour tous les participants. A remarquer (pas visible avec le floutage) l’expression de complet dégoût à l’évocation ou à la présentation d’une odeur non aimée.

La seconde vidéo montre le travail sur « l’écran hypnotique » où le partenaire doit disposer les 3 mots les plus évocateurs pour elle sur un écran virtuel. Le rôle du praticien est d’accompagner, de soutenir et de faire bouger les affects. Cela peut à nouveau sembler ridicule vu de l’extérieur mais cela nécessite une implication totale du partenaire.

Ensuite vient ce que j’appelle « la petite bille », cette procédure permet au partenaire de concentrer avec à nouveau toute son intentionnalité les 3 mots dans une petite bille et de la glisser dans un flacon qui contient l’odeur aimée. Remarquer la main gauche du partenaire qui reste suspendue paume vers le haut à partir de 20 secondes.

Les prochaines démos dans les prochains jours.

HOT système® une technique complète (1ère partie)

ancre hot 25%Au regard des dernières expériences et en analysant de manière plus fine le processus complet d’une séance de HOT système®, on se rend compte de la richesse de cette méthode. Vous trouverez ci-après des extraits du dernier atelier. C’était à la fois un atelier d’approfondissement pour certains et de découverte pour d’autres. Pour Christelle, c’est la première expérience avec cette méthode.

Cette première partie peut parfois représenter 80 % du travail car cela demande une grande intentionnalité de la part du partenaire. (voir mes autres articles sur la boulette de papier)

La vidéo suivante est une sorte de débriefing adressé aux participants et j’en profite pour glisser l’histoire de la vache que j’adore (voir autre article sur la vache)

Petit florilège HOT éclair

L’induction éclair n’est pas toujours indispensable dans le travail avec le HOT système®. tout va dépendre du degré de suggestibilité du partenaire. Pour s’en assurer, le praticien qui est derrière va simplement pratiquer un test avec la main libre du partenaire. Il pourra ainsi sentir le degré de résistance ou de décontraction.

Une transe profonde n’est pas indispensable mais elle facilitera l’ancrage.

Pour rappel, la main gauche sur le front du partenaire, tient toujours le petit flacon bleu avec l’odeur aimée. Le praticien aura bien pris soin d’appliquer une ou deux gouttes sur le poignet du partenaire, ainsi il aura le nez directement baigné par l’odeur. C’est important d’éventuellement rectifier la position du poignet après l’induction pour que cette odeur soit bien présente durant l’ancrage.

De nombreuses autres précisions sur le HOT éclair seront apportées durant la journée d’approfondissement et de présentation du vendredi 17 juin à Namur.

Salades

salade

Je n’écris pas que des salades, j’en fais aussi. Mon grand bonheur c’est d’essayer de faire pousser quelque chose dans mon jardin. Ce quelque chose doit de préférence être comestible mais c’est là que depuis plusieurs années je suis en compétition avec un ennemi invincible.

Cette année, nous avons enfin décidé d’investir dans une serre. Certes, les années précédentes, j’arrivais à obtenir quelques tomates fin novembre et encore on les cueillait vertes. Cette année, la résolution est prise, nous aurons des tomates avant l’automne.

Pour les salades, courgettes et autres légumes verts, la serre ne suffit pas. Il faut mettre tous ces légumes en devenir à l’abri des prédateurs attirés par ? Je vous le donne en mille : les odeurs. La jeune feuille de salade tendre et croustillante à souhait émet un doux parfum perçu à des dizaines de mètre à distance par une espèce animale pas du tout en voie de disparition. J’ai nommé la limace (et son cousin l’escargot). Nous en possédons hélas de nombreuses variétés. Il y a les oranges, les brunes, les tigrées, les noirs. Toutes sont irrémédiablement attirées par la feuille de laitue fraîche en devenir. Elles franchissent tous les obstacles pour assouvir leur faim. Elles se glissent dans la moindre interstice, elles grimpent sur tout et elles festoient à l’aise durant la nuit.

Elles surgissent le soir, juste après le coucher du soleil et commencent leur lent périple vers mes salades. Pour protéger ces dernières, l’année passée, j’avais fabriqué des bacs étanches recouvert d’une vitre. A la tombée de la nuit, à l’aide d’une lampe de poche, j’allais inspecter les lieux et je salais ou piquaient les intruses. J’étais occupé à remporter la victoire, j’allais enfin déguster ma première laitue quand un jour dans ma précipitation j’ai oublié d’ouvrir et d’aérer mon bac avant de partir le matin. Il a fait chaud ce jour là, très chaud, quand je suis rentré, toutes mes salades étaient cuites, grillées. Oh rage, oh désespoir, il ne me restait que les courgettes, j’avais réussi à en sauver 3 jeunes plants et nous avons déguster puis manger puis bouffer de la courgette pendant des mois. C’est fou ce qu’un simple plan de courgette peut produire.

J’ai bien entendu essayé les huiles essentielles pour me débarrasser des prédateurs, mais à part pour le moment la menthe poivrée qui les fait changer de direction je n’ai pas de résultats probants. Les recherches continuent.

Je parle beaucoup à mes salades, je les caresse doucement, j’inspecte les feuilles et elles semblent apprécier. comme j’ai un étang avec des poissons, je me sers de l’eau des poissons riche en déjections pour les arroser (j’avais vu cette technique dans une vidéo). Quand je passe mes mains au-dessus des légumes, je sens comme une énergie qui s’en dégage, mes mains commencent à picoter et deviennent toutes mauves. J’espère que les laitues n’ont pas une âme, sinon je ne sais plus ce que l’on peut manger.

Encore quelques jours et la première de ces laitues viendra agrémenter notre repas avec quelques limaces grillées.

Bon appétit

 

La vache

vache sur sentier

Une des histoires que j’affectionne le plus dans mes conférences, en atelier ou en consultation, c’est l’histoire de la vache. Je m’explique.

Notre problématique est notre carte d’identité, une façon de se présenter aux autres, une justification de nos comportements. Roustang dans son livre « la fin de la plainte », l’appelle la plainte. Nous construisons une grosse partie de notre vie autour de cette plainte, c’est un chemin connu et facile à expliquer aux autres car c’est le centre de notre existence, la justification de tous nos empêchements d’être autrement.

Jusque là, généralement les personnes écoutent d’une oreille discrète en se disant que cela ne les concerne pas. Je compare alors notre cerveau inconscient à une sorte de vache qui prend toujours les mêmes chemins, qui adopte toujours les mêmes comportements avec toujours les mêmes travers. Oui, à un moment de notre vie, le comportement X avait un sens, il nous a certainement permis de survivre ou de traverser une épreuve. Notre cerveau est économiseur d’énergie (c’est à la mode) et plutôt que d’imaginer un nouveau comportement face à une situation nouvelle, il va préférer puiser dans ses archives et ressortir une ancienne solution qui pourrait plus ou moins convenir à la situation nouvelle. La vache, comme notre inconscient, ne se pose pas de question, elle prend toujours le même chemin, et plus elle prend ce chemin, plus il se creuse et plus il sera incontournable et plus elle le reprendra. Plus on fume, plus on reproduit le comportement de fumer, plus on devient expert en « fumer » et plus on reproduira ce comportement face à des situations stressantes (par ex.) et plus on refumera, … Comme la vache, on ne se pose pas de question sur notre comportement, on se contente de suivre le chemin que l’on connait.

Des tests avec scanner ont montré que notre inconscient programmait notre réponse jusqu’à 7 secondes avant l’action (test : pousser de façon aléatoire sur un bouton jaune ou bleu sans objectif autre que de pousser sur un bouton, l’observateur peut prévoir par visualisation de certaines zones du cerveau le bouton qui sera utilisé 7 secondes avant l’action.)

Ce que j’essaie de mettre en place avec l’huile essentielle et l’odeur aimée, à travers un ancrage, c’est justement une autre réponse face à la problématique. Plus les gens « sniffent » l’odeur aimée, plus ils deviennent expert en « snifette » et plus ils sniffent face à une problématique, plus …

Attention, le fait de respirer l’odeur, dans le HOT système®, implique une association instantanée à d’une part un sentiment d’apaisement (car associé à des affects) et d’autre part à une prise de distance par rapport à la situation pour permettre de gérer de façon consciente la problématique.

Je termine toujours mes séances par une suggestion subliminale négative : « vous n’êtes pas une vache ».

Chapter NGH Bruxelles 3 juin 2016

Le Chapter de Bruxelles a été créé en 2015 à l’initiative de Lee Pascoe. C’est un endroit de rencontre et d’échange entre des personnes formées à l’hypnose principalement par Lee en Belgique. De multiples sujets sont abordés par différents orateurs. Les thèmes, les plus à la mode pour le moment sont le tabac, le poids et le burn out.

L’orateur de ce vendredi est de formation militaire à la base et psychologue. Il est venu nous parler du poids et du tabac. Il a mis au point une méthode qui permet à la fois d’arrêter de fumer et de perdre du poids. Sa méthode se décline sous trois aspects avec trois clés.

Hélas, je ne pourrai pas vous en dire plus car l’orateur a dit quelque chose qui m’a profondément perturbé et déconnecté. Ces mots continuent à raisonner dans mon esprit. Je sais, je suis adulte, je suis un professionnel mais là ce qu’il a dit, je n’étais pas prêt à l’entendre : « il n’y a pas de bouton magique ».

Comme ça, sans prévenir, le royaume de Disney venait de disparaître et ces mots me ramenaient à une triste réalité. J’étais responsable de mes actes et si je voulais perdre du poids (je devrais y penser) je devais simplement déplacer mes féculents au repas du matin, courir sur la pointe des pieds à jeun 45 à 75 min le matin et me placer des écouteurs sur les oreilles avec des livres racontés pour fixer mes pensées. Tout cela est d’une simplicité totale, tout dépend d’une seule chose : ma volonté.

Hélas, je n’ai pas fait mon service militaire, j’ai une tendance à désobéir aux ordres et la volonté me fait cruellement défaut et c’est dans un dernier sursaut d’énergie que j’ai quitté la salle. Je sais, ce n’est pas poli mais mon équilibre mental en dépendait. A mon grand soulagement, je n’étais pas le seul à franchir cette porte.

L’hypnose est, suivant les enseignements que moi j’ai reçus, une thérapie brève permettant justement aussi de trouver les ressources nécessaires quand cette volonté nous fait défaut. Mais, je n’ai certainement encore rien compris, je croyais encore et toujours à la baguette magique, aux forces bénéfiques de l’inconscient, à mon ange gardien, à toutes ces croyances qui nous tiennent debout. Je croyais que mes rêves, mes illusions pourraient simplement se réaliser en appuyant sur ce bouton magique. Quelque part, cet orateur a réussi en quelques mots a tué mon enfant intérieur, je vais devoir grandir et faire face seul à mes responsabilités avec ma volonté. Non, pitié, tout mais pas ça.

Vivement la prochaine réunion du Chapter avec une intervenante qui viendra nous parler d’hypnose spirituelle. Elle me permettra certainement de retrouver cet enfant intérieur.

J’entends bien que tabac, poids et burn out sont des thématiques qui remplissent les cabinets mais pour moi et dans ma pratique quotidienne je rencontre des partenaires avec des problématiques plus terre à terre de la vie quotidienne. Poids, tabac, … ne sont que des symptomes, désespoir, solitude, mal être, complexes, … sont des réalités.

L’hypnose est un outil fabuleux pour rencontrer les gens mais pas pour leur imposer nos croyances et nos histoires.