Dimanche pluvieux

Le climat (météorologique, social, politique, sécuritaire, …) est plutôt maussade pour le moment. Heureusement, j’ai investi dans une serre et peut-être que cette année, je pourrai manger les salades avant les limaces. Devant cette morosité ambiante, nous avons décidé d’aller au cinéma pour nous changer les idées (foot et tennis à la TV, c’est pas mon truc).

Nous sommes donc allé à Namur dans un cinéma récemment rénové, le Caméo. Entre les superproductions américaines et les niaiseries habituelles, le choix du film était restreint. Nous avons donc opté pour un film indien : « La saison des femmes » (Parched). J’ai découvert un mode sociétal qui m’était complètement inconnu et surtout un monde d’une cruauté insoutenable en ce qui concerne la condition féminine. Comment, à notre époque, une société peut-elle encore exister dans un modèle où la femme est considérée comme un objet ? Un simple objet qui est vendu, monnayé, battu et violé. J’avais déjà été choqué par le film « Mustang » et la condition de la femme dans une autre culture. Les images de ces femmes maltraitées et considérées comme moins qu’un animal m’ont profondément choqué dans ces deux films.

Ce qui est le plus troublant, c’est ce mode sociétal reproduit par la femme et transmis de générations en générations. Et puis, il y a l’homme avec un petit « h », représentant ses pulsions et son incapacité à vivre autre chose que la satisfaction immédiate de son plaisir. C’est homme tout petit vivant dans le passé et les traditions, incapable de voir autre chose que son « ? ».

Bien entendu, le retour en voiture fut l’objet de débats passionnés avec mon épouse. Rendez-vous compte, elle refuse de me servir, de préparer mon linge, de me préparer à manger, de travailler pour moi, d’élever des moutards, … Mais où va le monde ? Cela mériterait un mouvement de grève des hommes pour qu’ils récupèrent leurs droits (cuissage, droit de vie ou de mort, et autres, …) ou plutôt une grève du mouvement de grève ce qui nous permettrait d’avancer sans revenir sans cesse sur nos anciens acquis d’une autre époque.

Je crois, sincèrement, comme le chantait Ferrat, que la Femme est l’avenir de l’Homme moderne. Elle a cette capacité à se régénérer, à se réparer et à se remettre en question que nous, pauvres spermatozoïdes frustrés n’avons pas.

Ce film est très violent et malgré cela, « Elles » gardent toujours l’espoir et l’espoir est la seule chose qui reste quand tout est perdu. L’espoir, même s’il est très fragile, est plus fort qu’une religion, qu’une croyance, qu’une réalité. J’adresse toutes mes pensées à ces femmes battues, maltraitées, niées qui partout dans le monde se battent pour cet espoir. Il est notre seule chance de devenir un jour une « HUMANITE ».

 

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