Quelques précisions sur la DCA

Orientation résultat DCA

Suite à de nombreuses questions, je me permets d’apporter quelques éclairages sur l’image ci-dessus. La DCA pour Dissociation, Confusion et Absorption est un processus continu et permanent qui commence dès la première prise de contact avec le partenaire. Attention que la marge entre ces 3 processus n’est pas toujours très claire et que la décomposition en 3 mots est juste didactique. Ce processus va permettre une mise en transe plus aisée ainsi que des approfondissements plus faciles.

Exemple de DCA : Le partenaire arrive généralement avec une problématique bien préparée, elle a été répétée chez de nombreux praticiens et une écoute attentive de cette histoire permet généralement de créer un lien thérapeutique. En DCA, on coupe court très vite à cette narration en partant du principe que la personne vit avec sa problématique depuis suffisamment longtemps et qu’il n’est pas nécessaire d’encore la renforcer par une nouvelle narration. Je demande donc de résumer cette problématique à un mot (Confusion), un seul mot et de me la représenter dans l’espace avec les deux mains (Absorption). Je demande ensuite de réduire cette problématique (Absorption) à une simple boulette de papier et de me la déposer dans la main (Dissociation avec transfert). J’éloigne ensuite cette boulette de papier (qui résume la problématique) lentement et je demande ce que la personne ressent physiquement (Dissociation et Absorption). Je rapproche et j’éloigne un peu la boulette comme si je jouais avec un élastique (Confusion). Je propose ensuite de mettre la boulette dans la poubelle (Dissociation). Je me déplace physiquement pour le faire (Confusion).

Ce petit exemple illustre parfaitement (à mon sens) la façon dont un dialogue « irréel » s’est établit entre le partenaire et moi. Nous sommes entrés en quelques instants dans un monde virtuel. J’ai invité, avec un minimum de mots, quelques gestes et beaucoup d’intentionnalité dans le regard, mon partenaire à jouer à un jeu. Le lien thérapeutique est total, nous sommes tous les deux passés dans une autre dimension.

Parenthèse – « Le transfert est très bref et purement symbolique, j’ai juste servi d’outil pour aider la personne à mettre sa problématique dans la poubelle. Point.
Cela n’a rien de commun avec le « transfert » dont on parle habituellement en psychologie et ce débat ne m’intéresse pas. » – Je ferme la parenthèse.

Après ce court épisode d’éloignement de la problématique, on passe immédiatement à l’orientation résultat. On demande à cette nouvelle  personne (nouvelle car sans la problématique) comment elle se sent sans son problème et là, c’est généralement le grand blanc. C’est la première fois dans sa vie que l’on demande à la personne de verbaliser son bien-être. Nous sommes en plein tir de DCA, on demande à quelqu’un de différent (Dissociation) de donner un sentiment (Absorption) sur quelque chose qu’elle ne peut pas connaître (Confusion).

La verbalisation est très difficile, le partenaire est coincé. Le visage, le corps, la gestuelle sont les témoins visuels pour le thérapeute d’un certain inconfort. J’en profite alors pour amener le partenaire à jouer à un autre jeu, celui de chercher une odeur aimée. Ce nouveau jeu offre à la personne l’opportunité de sortir de sa situation présente, elle se précipite vers cette nouvelle proposition.

(suite au prochain numéro)

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