L’hypnose à tous les étages

Il y a des jours comme ça où on a l’impression que les informations se sont données rendez-vous pour vous forcer à bouger.

  1. Je vous assure, j’ai résisté avant d’écrire ces quelques lignes mais l’émission de divertissement sur l’hypnose m’a littéralement fait exploser. »Hypnose le grand jeu », j’avais programmé son enregistrement la semaine passée et j’ai voulu le regarder hier. Heureusement, l’enregistrement n’a pas fonctionné, cela aurait été un gaspillage d’énergie inutile. Curieux, j’ai cherché sur internet pour ne pas rester idiot et j’ai découvert que cette émission avait déjà été présentée en France en décembre. J’ai tenté de comprendre le but de ce jeu et j’ai été totalement dégoûté. Où se trouve l’intérêt d’une telle émission ? Concurrencer les audiences de Messmer ? Profiter de la bêtise malsaine de la plèbe en reproposant les jeux du cirque ? Montrer combien l’être humain peut se complaire dans le ridicule le plus complet ? … ?
    Franchement, nous en revenons toujours au « panem et circenses » du temps des romains.
  2. Mon épouse a ramené différents articles sur l’hypnose et les odeurs en allant à la bibliothèque. En feuilletant « Psychologies magazine » du mois de mai 2015, je tombe sur un article : « Somes-nous tous hypnotisables » de hélène Fresnel.  Cet article cite Daniel Goldschmidt, psychologue, hypnothérapeute et sophrologue qui serait un des rares Français à pratiquer les 2 grandes formes d’hypnose : l’hypnose profonde et l’hypnose éricksonienne. Selon l’article, l’hypnose profonde serait une technique où le patient confie les clés de son inconscient tandis que l’éricksonienne serait une balade onirique, métaphorique dans son imaginaire.
    Ces définitions sont simplistes et caricaturales, elles associent des états de transe à des techniques d’induction. Je pratique également et de préférence l’hypnose flash® qui conduit en quelques instants à des états profonds mais qui peut également être plus en surface et me conduire à des métaphores, l’inverse est également vrai. De plus, la personne en transe ne reste jamais au même niveau et c’est l’écoute « visuelle » et « kinésiologique » qui va dicter au thérapeute le chemin à suivre. Le mot patient est à proscrire, il faut lui préférer le mot partenaire car le travail qui se fait sous hypnose est un travail d’équipe. Il n’y a pas un « sachant » et un « exécutant ». C’est un échange permanent d’informations, même si dans mon travail, le partenaire s’exprime peu avec les mots. Le verbal n’est pas le mode d’expression favori de l’inconscient, il préfère de loin s’exprimer par le corps et il va se manifester par des raideurs ou du relâchement, par un tonus postural, par des larmes ou des yeux humides, par des inspirations ou des expirations, par des rictus, …
  3. J’ai réalisé cette semaine dans le cadre de la préparation de mon atelier et à la demande d’un collègue un schéma représentant ma démarche. J’ai déjà présenté cette image dans mon dernier article et je vous la repropose.maison HOT base
  • Le travail hypnose éricksonienne se fait principalement au niveau de l’étage, fenêtre de gauche « ouïe ». Les autres sens sont évoqués par le verbe. On demande par exemple de s’imaginer une odeur, ce qui est physiologiquement impossible et qui conduit à un « conflit » au niveau de la transe. Le travail en éricksonien (qualifié de « processus de surface » voir ci-dessus) reste principalement, selon mon point de vue, un travail sur l’étage conscient pour le calmer, le ralentir. Le passage de l’information vers l’inconscient reste superficiel et dépendant du bon vouloir de l’inconscient qui, on le sait, est très imprévisible.
  • Le travail en hypnose classique se fait au niveau des trois fenêtres de l’étage. Il offre déjà plus de possibilités pour venir influencer le REZ émotionnel. Mais ce travail restera toujours dépendant du bon vouloir et des filtres entre le Rez et l’étage.
  • Le travail avec le HOT système utilise les odeurs pour rentrer par la porte et faire ressurgir sans filtres toutes les émotions et les souvenirs (surtout les souvenirs d’enfance). L’odeur est réellement une clé. Les émotions vont alors ressurgir de différentes façons au niveau de l’étage et se sera une avalanche de mots, d’expressions et de gestes qui serviront de terreau pour la poursuite du travail. Les suggestions, les ancrages se feront ensuite en utilisant toutes les ouvertures de la maison, aussi bien la porte du rez (en associant une odeur) que les fenêtres de l’étage par la gestuelle, le toucher et les mots fournis dans la première partie du travail. Les 2 partenaires sont sur la même longueur d’onde.(à suivre)

 

2 réflexions au sujet de « L’hypnose à tous les étages »

  1. Je découvre votre approche grâce à l’invitation au prochain chapter NGH sur Paris (07/05/16). Ça me parle et m’intéresse. J’espère pouvoir y participer pour en savoir plus.

    Cordialement.

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