Dépasser ou déplacer ses limites ?

« Toujours plus loin, se dépasser, se vaincre, aller au-delà de ses limites, être plus fort » sont parmi les mots et les images qui nous sont diffusés tous les jours. Ce mode de pensée fait partie intégrante de nos modes de vie et de la culture qui est propagée à travers de nombreux films. Nous devons tous devenir des super héros qui faisons fi de nos douleurs physiques et morales pour sauver la veuve et l’orphelin.

Le thérapeute en hypnose (ou autre spécialité) est face aux-mêmes défis. Il va devoir vaincre ses peurs d’échec pour enfin arriver à mettre l’autre dans une transe profonde et le guérir d’un coup de baguette magique avec toute sa puissance « Mesmérienne ».

Il y a bien longtemps que je ne dépasse plus mes limites. Je ne suis pas un super héros et je ne veux pas sauver le monde. Les limites sont nécessaires, elles existent pour nous protéger. La douleur est là pour nous prévenir pour éviter de se faire encore plus mal. La maladie est un signal que quelque chose ne va pas et qu’il faut prendre le temps de s’occuper de soi.

Seulement, les limites sont souvent héritées de nos cultures, éducations et croyances. Elles sont soit trop hautes ou trop basses, en tout cas pas toujours en adéquation avec ce que l’on vit. Il donc bon de connaître ses limites et de pouvoir les déplacer pour les ajuster à nos besoins.

Nous construisons nos croyances et le monde est la projection de nos peurs et craintes. Ces croyances deviennent alors limitantes et handicapantes, ce n’est pas une raison de se jeter les yeux fermés dans le vide pour prouver aux autres (qui généralement s’en « foutent ») et surtout à soi-même que l’on peut se dépasser.

Nous sommes nés dans une civilisation où la notion de culpabilité a été enseignée dès notre plus jeune âge, c’est un ancrage d’une puissance extraordinaire. A notre naissance, nous sommes déjà coupable de tous les malheurs du monde et de la souffrance de notre mère. Nous devons vivre alors une vie d’expiation et de repentir. Notre éducation est une suite de perpétuels échecs non-valorisant : « Tu ne seras jamais un homme mon fils, mais qui m’a foutu un pareil empoté, on n’en tirera jamais rien de bon, tu es juste bonne à récurer les sols,… ». Ces phrases sont serinées durant toute notre enfance et notre scolarité. Il est clair que pour ces futurs adultes, les perspectives de réussite sont mince et que l’inconscient est devenu une frontière infranchissable.

Je viens de visionner le film : « La puissance de l’intention » (lien ci-dessous) qui décrit bien ce phénomène :

La puissance de l’Intention : un documentaire qui va changer votre vie

Je vous invite à réfléchir à « comment vous pouvez déplacer vos limites pour les rendre plus en adéquation avec votre existence ». Je vous rappelle que plus de 90 % de vos comportements sont dictés par votre inconscient.

Cela me fait repenser au théâtre d’improvisation, où le jouteur (comédien) qui monte sur scène est dans la peau d’un autre personnage (masque) et il arrive alors à faire et dire des choses qu’il n’aurait jamais oser faire dans sa vie de tous les jours. Il change le contexte, il déplace ses limites et il explore de nouvelles possibilités. Il est totalement en transe.

Personnellement, quand je donne une conférence, j’utilise le même moyen et quand je revisionne les vidéos, j’ai beaucoup de mal à me reconnaître, c’est un autre moi et pourtant j’ai été capable de le faire.

Nous sommes les créateurs de nos prisons intérieures.

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