La rémunération

Que se soit une conférence, un atelier ou une consultation, ma rémunération se trouve dans l’échange qui s’est créé avec les gens. C’est un échange, un don de l’autre à soi qui peut prendre différentes formes. Ce sont des applaudissements ou une larme d’émotion au coin de l’oeil. Cela suffit à me combler. Cela veut simplement dire qu’il y a eu connexion et qu’un message est passé. J’accorde une attention toute particulière à la communication non-verbale, pour moi c’est la base même d’une bonne communication. Hélas, de nombreux formateurs ou thérapeutes se sont réfugiés derrière la distance thérapeutique pour livrer un message totalement intellectualisé qui passe par le verbal. Ces personnes dépensent une énergie folle à rédiger des oeuvres littéraires complètes issues de leur imagination, de leur culture, de leur éducation. Ces mots, ces images lui appartiennent et peut-être que le spectateur ou le patient ne connaît pas ce langage. Par contre, le langage du regard, le langage du corps, le langage des mains, le langage des odeurs sont quasi universel. C’est pour cette raison que mon travail en thérapie est si pauvre en mots. J’utilise uniquement les mots de la personne, les émotions qu’elle me livre et je les traduis en odeur, en geste en regard. Oui, je touche, oui, j’agite, oui je regarde avec sincérité, oui, oui, oui.

De nombreux thérapeutes m’ont fait part de leur difficulté à entrer ainsi dans « l’intimité » de la relation thérapeutique car ils avaient trop de difficulté à en sortir par la suite. C’est dans la plupart des cas une croyance mais elle est difficile à surmonter. J’ai appris qu’il fallait seulement mettre un pied dans le cercle de « l’intimité » avec l’autre et toujours garder un pied à l’extérieur, dans notre réalité à nous. Il est clair que cet échange conduit à une transe plus ou moins légère du thérapeute, mais je pense que cet état est indispensable pour établir une méta-communication (nouvelle croyance peut-être). Au début, je suis également passé par cette difficulté, mais j’ai fini par me rendre compte qu’en fait c’était une façon de me protéger de mes propres craintes d’une relation vraie à l’autre.

J’ai trouvé dans la recognition intégrative® un moyen d’utiliser en plein ces capacités et c’est un réel plaisir de mener une séance avec autrui. De plus, cette technique est transposable dans toutes les circonstances de la vie. Je sais cela ne convient pas à tout le monde, mais le but d’un thérapeute est justement d’aller au-delà de ses propres blocages et de trouver d’autres façons de faire, de communiquer. Parler avec son corps est naturel au départ, cette façon de communiquer préexistait avant le langage. Notre inconscient ne connaît pas les mots (en dehors des lapsus), il va utiliser le corps pour s’exprimer, tics, manies, attitudes, regards, gestes manqués, … C’est à la fois une magnifique manière de communiquer et de décoder l’autre. Je vous invite à vous reconnecter à cette dimension.

« Un mot, des gestes et l’inconscient fait le reste ! »
(l’auteur de ce dicton est méconnu)

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