L’odorat : un sens à contresens

triangle ylang cerveauxAvant de préciser un peu plus le titre et le schéma ci-dessus, j’aimerais rendre hommage à l’équipe qui m’entoure en gardant bien entendu leur anonymat. Chacun à sa façon, avec ses compétences, apporte chaque jour une pierre supplémentaire au HOT système.

(Il y a tout d’abord mon épouse, infirmière (elle reste anonyme), qui m’a amené aux huiles essentielles et qui, à travers diverses spécialisations, dont l’aromathérapie médicale, est une source inépuisable de découvertes. C’est aussi elle qui m’accompagne dans mes conférences et mes ateliers pour m’aider tant au niveau technique que moral. C’est également ma muse et ma source d’idées nouvelles. Elle est plus spécialisée dans l’aspect physiologique des huiles.

Il y a ensuite une naturopathe, avec laquelle je travaille depuis plusieurs mois et qui nous apporte ses connaissances (et sa mémoire) dans le domaine plus énergétique.

Il y a le mari de la naturopathe qui est toujours présent pour m’aider ou me conseiller. C’est également un cobaye de premier choix.

Il y a le dernier arrivé, celui qui fait celui qui comprend rien, qui m’oblige sans cesse à reformuler, à simplifier et à mieux communiquer. Une sorte de coach avec de multiples compétences dans le domaine thérapeutique mais totalement novice au niveau des huiles.

A toutes ces personnes, et aux nombreuses personnes qui ont bien voulu participer à mes tests, mes essais, je dis un grand MERCI.)

Voilà, après cette petite mise au point, revenons à notre sujet. L’odorat, chemin privilégié (dans le HOT système) dans notre dialogue avec le cerveau émotionnel, présente de nombreuses caractéristiques originales.

  • Nous aborderons ici la particularité suivante. Vous savez, comme moi, que la partie droite de notre corps est dirigée par l’hémisphère gauche du cerveau (sauf accident) et que la partie gauche est dirigée par l’hémisphère droit. Notre oeil droit, dans sa vision centrale envoie ses infos à l’hémisphère gauche et l’extrême droite  de notre oeil droit envoie l’info à notre hémisphère droit et vice et versa pour l’oeil gauche.

Notre odorat n’inverse pas, il envoie l’information dans le même hémisphère que la narine qui sent. Donc si vous bouchez votre narine gauche et que vous respirez uniquement avec votre narine droite, vous envoyez l’information dans votre hémisphère droit.

  • Encore plus fort, et je vous invite à le tester, ce que sent votre narine gauche est différent de ce que sent votre narine droite. Les deux narines ne possèdent pas les mêmes capteurs. Par exemple votre narine gauche sentira plus le côté floral d’une huile, tandis que votre narine droite sera plus sur l’odeur boisée.
  • Comment exploiter cette particularité ? Une des démarches du HOT système est la suivante. Nous allons représenter ci-dessous dans un triangle, les principales familles chimiques d’une huile (dans ce cas, nous avons pris une huile assez complexe avec des monoterpènes, des phénols, des monoterpénols, des esters, des éthers, des oxydes, des sesquiterpènes et des acides.) Cette façon de représenter une huile est tirée du livre de Philippe Mailhebiau « La nouvelle Aromathérapie » (livre introuvable) et est enseignée par André Bitsas.

triangle laurierLes 3 faces du triangle représentent les plans EAU, AIR et TERRE.
Les chémotypes ont toujours la même place dans le triangle mais varient en taille en fonction de leur pourcentage de présence dans l’huile.

Les huiles qui contiennent de nombreux composants dans le bas sont considérées comme chaudes, par contre une huile qui contient beaucoup de cétones (pas sur le schéma) qui sont sur la pointe haute du triangle sont considérées comme froide (pensez à l’acétone).

Le côté gauche EAU, représente plutôt le plan affectif, nous l’associons également au cerveau DROIT. Le côté AIR est associé au plan mental, je l’associe au cerveau gauche. La TERRE correspond plus au plan physique, je l’associe plus à notre cerveau reptilien.

Chaque huile présente un triangle différent avec des propriétés qui lui sont propres tant sur le plan physique (aromathérapie), qu’émotionnel ou même pour ceux qui veulent encore aller plus loin : vibratoire.

Cette vision des huiles et de leurs potentiels est l’objet de nos études actuelles et nous allons lancer une campagne de tests en Belgique et en Espagne à partir de cette approche.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Quelques précisions sur la DCA (suite)

écran valise hot30

Pour résumer l’article précédent, nous avons écarté la problématique et nous demandons au partenaire de nous dire comment il se sent maintenant. C’est une situation jamais envisagée qui crée une sorte de blanc au niveau de la réflexion et qui oblige la personne à se tourner vers elle-même. Nous en profitons alors pour introduire les huiles essentielles. Qu’elle odeur proposer ? C’est la grande question. Certes, maintenant, avec l’expérience, le choix est plus facile pour moi, surtout avec mes connaissances acquises des huiles et de leurs différents aspects. Mais je me mets à la place d’un thérapeute qui travaille pour la première fois avec ce système. Il a devant lui un partenaire en attente et il ne peut pas perdre un instant pour proposer avec certitude une huile efficace sans devoir passer en revue les 30 huiles du HOT.

(Rappel : différentes approches sont alors possibles, soit par les émotions (les 10 huiles des colonnes A et B, soit par les chakras en fonction de la couleur de l’étiquette (chakra 1 rouge) soit par les identités aromatiques. Le thérapeute peut également utiliser le programme excel pour l’aider.)

Le but est avant tout de faire remonter des affects positifs et de recueillir ces affects pour s’en servir ensuite dans le travail sous hypnose. L’écoute visuelle par le praticien est essentielle. A chaque huile proposée, le partenaire peut réagir de 3 façons, soit c’est neutre (la personne n’a pas les capteurs pour cette odeur, soit c’est rebutant voir mauvais, soit c’est agréable.

Pour le neutre, on passe en expliquant que nous avons tous une sensibilité différente et que c’est cela qui fait la richesse du « vivant ». On propose alors une huile un peu plus odorante pour vérifier qu’il n’y a pas un problème d’anosmie (perte totale ou partielle de l’odorat).

Pour le désagréable, on écarte les mots par la gestuelle et on demande le contraire, ce que la personne cherche, vers où elle veut aller. On peut éventuellement se servir de cette odeur pour l’associer a ce qui a été mis auparavant dans la poubelle. Toute information est bonne à prendre.

Pour l’agréable, on fait reconfirmer et on demande à quoi cette odeur fait penser, on propose d’autres odeurs et on demande de faire un choix. Un dialogue va s’établir :
Partenaire : « Je préférais la première odeur, c’est plus le souvenir des promenades avec mon père dans la forêt et le soleil à travers les branches de sapin ».Thérapeute : « Vous vous sentiez comment »
Partenaire : « Bien »

C’est là que le thérapeute va devoir commencer à creuser pour chercher les affects, « Bien » est facile et est une façon pour le partenaire de ne pas chercher plus loin.

Thérapeute : « Oui, bien, et bien c’est comment pou vous ? »
Partenaire : « Bien, c’est bien, c’est le confort, c’est cool »
Thérapeute : « Confort, cool, c’est important pour vous ? »

Le thérapeute doit continuer à creuser en soumettant à nouveau l’odeur. Si ça tourne trop en rond, il ne faut pas hésiter à soumettre une nouvelle odeur et à continuer jusqu’à avoir les affects réels (le corps s’exprime).

Souvent, au début du dialogue, le partenaire reviendra avec le négatif, il faut l’écarter avec la gestuelle et le reformuler en positif.

Partenaire : « Oui, c’est un peu une sensation de chaleur à l’intérieur et de calme à la fois. »
Thérapeute : « Chaleur, calme, vous pouvez me montrer sur votre corps où cela se situe » ou « Et c’est comment pour vous, chaleur, calme ».

Il faut toujours revalider le positif avec les mêmes mots et éventuellement le faire montrer.

Partenaire : « C’est une chaleur dans la poitrine (la personne montre avec sa main sur sa poitrine »
Thérapeute : « Une chaleur dans la poitrine » (en refaisant le même geste)

L’intentionnalité du thérapeute est primordiale, c’est par son regard, sa gestuelle, son attitude corporelle sa tonalité et son débit qu’il se mettra en « syntonie » (fait de fixer une même longueur d’onde à l’émetteur et au récepteur) avec le partenaire.

(suite au prochain numéro)

 

Quelques précisions sur la DCA

Orientation résultat DCA

Suite à de nombreuses questions, je me permets d’apporter quelques éclairages sur l’image ci-dessus. La DCA pour Dissociation, Confusion et Absorption est un processus continu et permanent qui commence dès la première prise de contact avec le partenaire. Attention que la marge entre ces 3 processus n’est pas toujours très claire et que la décomposition en 3 mots est juste didactique. Ce processus va permettre une mise en transe plus aisée ainsi que des approfondissements plus faciles.

Exemple de DCA : Le partenaire arrive généralement avec une problématique bien préparée, elle a été répétée chez de nombreux praticiens et une écoute attentive de cette histoire permet généralement de créer un lien thérapeutique. En DCA, on coupe court très vite à cette narration en partant du principe que la personne vit avec sa problématique depuis suffisamment longtemps et qu’il n’est pas nécessaire d’encore la renforcer par une nouvelle narration. Je demande donc de résumer cette problématique à un mot (Confusion), un seul mot et de me la représenter dans l’espace avec les deux mains (Absorption). Je demande ensuite de réduire cette problématique (Absorption) à une simple boulette de papier et de me la déposer dans la main (Dissociation avec transfert). J’éloigne ensuite cette boulette de papier (qui résume la problématique) lentement et je demande ce que la personne ressent physiquement (Dissociation et Absorption). Je rapproche et j’éloigne un peu la boulette comme si je jouais avec un élastique (Confusion). Je propose ensuite de mettre la boulette dans la poubelle (Dissociation). Je me déplace physiquement pour le faire (Confusion).

Ce petit exemple illustre parfaitement (à mon sens) la façon dont un dialogue « irréel » s’est établit entre le partenaire et moi. Nous sommes entrés en quelques instants dans un monde virtuel. J’ai invité, avec un minimum de mots, quelques gestes et beaucoup d’intentionnalité dans le regard, mon partenaire à jouer à un jeu. Le lien thérapeutique est total, nous sommes tous les deux passés dans une autre dimension.

Parenthèse – « Le transfert est très bref et purement symbolique, j’ai juste servi d’outil pour aider la personne à mettre sa problématique dans la poubelle. Point.
Cela n’a rien de commun avec le « transfert » dont on parle habituellement en psychologie et ce débat ne m’intéresse pas. » – Je ferme la parenthèse.

Après ce court épisode d’éloignement de la problématique, on passe immédiatement à l’orientation résultat. On demande à cette nouvelle  personne (nouvelle car sans la problématique) comment elle se sent sans son problème et là, c’est généralement le grand blanc. C’est la première fois dans sa vie que l’on demande à la personne de verbaliser son bien-être. Nous sommes en plein tir de DCA, on demande à quelqu’un de différent (Dissociation) de donner un sentiment (Absorption) sur quelque chose qu’elle ne peut pas connaître (Confusion).

La verbalisation est très difficile, le partenaire est coincé. Le visage, le corps, la gestuelle sont les témoins visuels pour le thérapeute d’un certain inconfort. J’en profite alors pour amener le partenaire à jouer à un autre jeu, celui de chercher une odeur aimée. Ce nouveau jeu offre à la personne l’opportunité de sortir de sa situation présente, elle se précipite vers cette nouvelle proposition.

(suite au prochain numéro)

L’hypnose à tous les étages

Il y a des jours comme ça où on a l’impression que les informations se sont données rendez-vous pour vous forcer à bouger.

  1. Je vous assure, j’ai résisté avant d’écrire ces quelques lignes mais l’émission de divertissement sur l’hypnose m’a littéralement fait exploser. »Hypnose le grand jeu », j’avais programmé son enregistrement la semaine passée et j’ai voulu le regarder hier. Heureusement, l’enregistrement n’a pas fonctionné, cela aurait été un gaspillage d’énergie inutile. Curieux, j’ai cherché sur internet pour ne pas rester idiot et j’ai découvert que cette émission avait déjà été présentée en France en décembre. J’ai tenté de comprendre le but de ce jeu et j’ai été totalement dégoûté. Où se trouve l’intérêt d’une telle émission ? Concurrencer les audiences de Messmer ? Profiter de la bêtise malsaine de la plèbe en reproposant les jeux du cirque ? Montrer combien l’être humain peut se complaire dans le ridicule le plus complet ? … ?
    Franchement, nous en revenons toujours au « panem et circenses » du temps des romains.
  2. Mon épouse a ramené différents articles sur l’hypnose et les odeurs en allant à la bibliothèque. En feuilletant « Psychologies magazine » du mois de mai 2015, je tombe sur un article : « Somes-nous tous hypnotisables » de hélène Fresnel.  Cet article cite Daniel Goldschmidt, psychologue, hypnothérapeute et sophrologue qui serait un des rares Français à pratiquer les 2 grandes formes d’hypnose : l’hypnose profonde et l’hypnose éricksonienne. Selon l’article, l’hypnose profonde serait une technique où le patient confie les clés de son inconscient tandis que l’éricksonienne serait une balade onirique, métaphorique dans son imaginaire.
    Ces définitions sont simplistes et caricaturales, elles associent des états de transe à des techniques d’induction. Je pratique également et de préférence l’hypnose flash® qui conduit en quelques instants à des états profonds mais qui peut également être plus en surface et me conduire à des métaphores, l’inverse est également vrai. De plus, la personne en transe ne reste jamais au même niveau et c’est l’écoute « visuelle » et « kinésiologique » qui va dicter au thérapeute le chemin à suivre. Le mot patient est à proscrire, il faut lui préférer le mot partenaire car le travail qui se fait sous hypnose est un travail d’équipe. Il n’y a pas un « sachant » et un « exécutant ». C’est un échange permanent d’informations, même si dans mon travail, le partenaire s’exprime peu avec les mots. Le verbal n’est pas le mode d’expression favori de l’inconscient, il préfère de loin s’exprimer par le corps et il va se manifester par des raideurs ou du relâchement, par un tonus postural, par des larmes ou des yeux humides, par des inspirations ou des expirations, par des rictus, …
  3. J’ai réalisé cette semaine dans le cadre de la préparation de mon atelier et à la demande d’un collègue un schéma représentant ma démarche. J’ai déjà présenté cette image dans mon dernier article et je vous la repropose.maison HOT base
  • Le travail hypnose éricksonienne se fait principalement au niveau de l’étage, fenêtre de gauche « ouïe ». Les autres sens sont évoqués par le verbe. On demande par exemple de s’imaginer une odeur, ce qui est physiologiquement impossible et qui conduit à un « conflit » au niveau de la transe. Le travail en éricksonien (qualifié de « processus de surface » voir ci-dessus) reste principalement, selon mon point de vue, un travail sur l’étage conscient pour le calmer, le ralentir. Le passage de l’information vers l’inconscient reste superficiel et dépendant du bon vouloir de l’inconscient qui, on le sait, est très imprévisible.
  • Le travail en hypnose classique se fait au niveau des trois fenêtres de l’étage. Il offre déjà plus de possibilités pour venir influencer le REZ émotionnel. Mais ce travail restera toujours dépendant du bon vouloir et des filtres entre le Rez et l’étage.
  • Le travail avec le HOT système utilise les odeurs pour rentrer par la porte et faire ressurgir sans filtres toutes les émotions et les souvenirs (surtout les souvenirs d’enfance). L’odeur est réellement une clé. Les émotions vont alors ressurgir de différentes façons au niveau de l’étage et se sera une avalanche de mots, d’expressions et de gestes qui serviront de terreau pour la poursuite du travail. Les suggestions, les ancrages se feront ensuite en utilisant toutes les ouvertures de la maison, aussi bien la porte du rez (en associant une odeur) que les fenêtres de l’étage par la gestuelle, le toucher et les mots fournis dans la première partie du travail. Les 2 partenaires sont sur la même longueur d’onde.(à suivre)

 

Orientation résultat avec DCA

Le premier travail dans la démarche du HOT système est d’écarter la problématique pour ne pas laisser le partenaire s’enfoncer à nouveau dans son histoire et la renforcer. On va, après une courte évocation du problème (anamnèse), en utilisant une gestuelle adaptée et la DCA (Dissociation, Confusion et Absorption) évacuer ce dernier et demander à la personne comment elle se sent sans sa problématique et vers quel résultat elle veut aller.

Orientation résultat DCA

J’ai simplement illustré la démarche dans l’illustration ci-dessus.

L’opérateur va en permanence, dès le premier instant, mettre en place cette DCA pour maintenir le partenaire dans un état hors conscience. Il suffira ensuite d’une simple induction rapide pour provoquer une transe assez profonde pour placer l’ancrage.

Les moteurs de l’orientation résultat sont les affects recueillis grâce aux émotions exprimées à travers l’odeur aimée. C’est un réel travail en profondeur.

J’espère que ce petit article vous aura un peu plus éclairé sur ma technique.

L’outil (HOT 30) et la technique (HOT système) seront complètement présentés et détaillés durant l’atelier des 14 et 15 mai à Bruxelles (lien sur la page d’accueil).

Cet atelier, essentiellement axé sur la pratique, vous permettra d’aborder olfactivement et émotionnellement un choix de 35 huiles, outil de base de la démarche, d’utiliser le logiciel fourni et d’apprendre de nouvelles techniques hypnotiques rapides dans le cadre d’une démarche globale originale.

La maison HOT

 

Je commencerai cet article en citant un extrait de la présentation  de Dominique Baudoux (pharmacien-aromatologue) pour sa formation en Olfactothérapie 2016 :
« Les molécules aromatiques volatiles, par définition, pénètrent en nous par les fosses nasales et livrent leur information messagère au niveau du sytème limbique, siège de l’olfaction, de la mémoire affective et des émotions.
Pénétrant l’être sans filtre, ni frein, les huiles essentielles agissent dans l’inconscient pour y exercer leur puissante-quoique subtile- action au niveau des comportements humains. »

Ce petit rappel, bien nécessaire, étant fait, je vais maintenant baser ma démonstration sur la théorie du cerveau Tri-unique de Mac Lean. Certes, cette vision de notre cerveau est dépassée et remise en cause par les technologies et découvertes récentes. Cependant, cette représentation reste un outil didactique efficace pour expliquer certains cheminements d’une des créations de la nature les plus sophistiquée

Je vais donc tenter de vous représenter la démarche du HOT système à partir de ce cerveau en construisant votre propre maison. Cette courte présentation est un extrait de mon atelier de formation au HOT système des 14 et 15 mai à Bruxelles (lien sur page d’accueil).

Imaginez une maison avec 1 cave, 1 rez de chaussée avec une porte et un étage avec 3 fenêtres.

maison HOT base
La cave représente notre cerveau reptilien (archaïque), symboliquement le siège de notre inconscient et de nos pulsions primaires. Ce cerveau est vieux de 250 à 500 millions d’années.

Le rez correspond à notre cerveau mammiférien (limbique), ou émotionnel. Il est plus récent et date d’environ 150 millions d’année. Il comprend entre autre l’hippocampe et l’hypothalamus et serait le siège de notre mémoire affective et de nos émotions.

Enfin, l’étage, correspond à notre cerveau moderne, siège du conscient. Il est tout jeune et date de 2 à 3 millions d’années. Il nous rend accès au langage, à la pensée abstraite, …

Plus de 90 % des décisions que nous prenons sont en fait dictées par nos cerveaux les plus primitifs. Nous restons réellement maître de nos destins pour moins de 10 % grâce à notre cerveau conscient.

Ce dernier, a plusieurs fenêtres d’accès (ouïe, vue et toucher). Il va traiter et interpréter ces informations qui arriveront ensuite au cerveau émotionnel à travers des filtres par opposition à l’odorat qui lui envoie l’information à ce cerveau limbique (émotionnel) sans aucun filtre.

C’est cette singularité de l’odorat que nous allons utiliser de 2 façons différentes pour travailler avec le HOT système.

1. Le premier travail, après la mise de côté de la problématique (voir article sur l’orientation résultat) sera de chercher avec le partenaire les « affects » qui le conduiront vers le changement. Pour ce faire on recherche avec lui une odeur aimée en lui présentant grâce à l’outil HOT 30 une série d’odeurs. Cette odeur va générer un certain nombre d’émotions que l’on va demander au partenaire de traduire en mots, en gestes, en bruits ou en attitudes physiques.

maison HOT affect

Il est très difficile pour le cerveau conscient de trouver la verbalisation exacte de ces émotions et il va utiliser les mots qui (dans son histoire personnelle, avec son vécu) ont le plus de lien pour exprimer ces émotions. Le corps, dans son attitude, par les gestes, les réactions physiologiques (larmes, gargouillement des intestins, …) va également fournir de précieuses informations en lien avec cette émotion. Tout cela va constituer un matériel précieux pour le thérapeute qui va pouvoir s’en servir plus tard dans l’ancrage.

2. Le deuxième travail sera l’ancrage. On va utiliser pour cela les informations recueillies précédemment. A travers l’odeur et avec l’aide des autres sens on va réaliser un ancrage olfactif dont le déclencheur sera la problématique exposée au départ.

maison HOT ancrage

Les mots utilisés, seront les mots fournis par le partenaire (uniquement). On pourra également en touchant reproduire des sons et des onomatopées pour encore renforcer l’impact de cet ancrage. L’ancrage sera réalisé 2 à 3 fois avec toujours l’odeur comme base de travail.

Voilà, en résumé imagé, une explication de la technique utilisée dans le HOT système. Cette technique sera largement détaillée, expliquée et documentée durant l’atelier qui se déroulera à Bruxelles les 14 et 15 mai (lien sur la page d’accueil).

Dépasser ou déplacer ses limites ?

« Toujours plus loin, se dépasser, se vaincre, aller au-delà de ses limites, être plus fort » sont parmi les mots et les images qui nous sont diffusés tous les jours. Ce mode de pensée fait partie intégrante de nos modes de vie et de la culture qui est propagée à travers de nombreux films. Nous devons tous devenir des super héros qui faisons fi de nos douleurs physiques et morales pour sauver la veuve et l’orphelin.

Le thérapeute en hypnose (ou autre spécialité) est face aux-mêmes défis. Il va devoir vaincre ses peurs d’échec pour enfin arriver à mettre l’autre dans une transe profonde et le guérir d’un coup de baguette magique avec toute sa puissance « Mesmérienne ».

Il y a bien longtemps que je ne dépasse plus mes limites. Je ne suis pas un super héros et je ne veux pas sauver le monde. Les limites sont nécessaires, elles existent pour nous protéger. La douleur est là pour nous prévenir pour éviter de se faire encore plus mal. La maladie est un signal que quelque chose ne va pas et qu’il faut prendre le temps de s’occuper de soi.

Seulement, les limites sont souvent héritées de nos cultures, éducations et croyances. Elles sont soit trop hautes ou trop basses, en tout cas pas toujours en adéquation avec ce que l’on vit. Il donc bon de connaître ses limites et de pouvoir les déplacer pour les ajuster à nos besoins.

Nous construisons nos croyances et le monde est la projection de nos peurs et craintes. Ces croyances deviennent alors limitantes et handicapantes, ce n’est pas une raison de se jeter les yeux fermés dans le vide pour prouver aux autres (qui généralement s’en « foutent ») et surtout à soi-même que l’on peut se dépasser.

Nous sommes nés dans une civilisation où la notion de culpabilité a été enseignée dès notre plus jeune âge, c’est un ancrage d’une puissance extraordinaire. A notre naissance, nous sommes déjà coupable de tous les malheurs du monde et de la souffrance de notre mère. Nous devons vivre alors une vie d’expiation et de repentir. Notre éducation est une suite de perpétuels échecs non-valorisant : « Tu ne seras jamais un homme mon fils, mais qui m’a foutu un pareil empoté, on n’en tirera jamais rien de bon, tu es juste bonne à récurer les sols,… ». Ces phrases sont serinées durant toute notre enfance et notre scolarité. Il est clair que pour ces futurs adultes, les perspectives de réussite sont mince et que l’inconscient est devenu une frontière infranchissable.

Je viens de visionner le film : « La puissance de l’intention » (lien ci-dessous) qui décrit bien ce phénomène :

La puissance de l’Intention : un documentaire qui va changer votre vie

Je vous invite à réfléchir à « comment vous pouvez déplacer vos limites pour les rendre plus en adéquation avec votre existence ». Je vous rappelle que plus de 90 % de vos comportements sont dictés par votre inconscient.

Cela me fait repenser au théâtre d’improvisation, où le jouteur (comédien) qui monte sur scène est dans la peau d’un autre personnage (masque) et il arrive alors à faire et dire des choses qu’il n’aurait jamais oser faire dans sa vie de tous les jours. Il change le contexte, il déplace ses limites et il explore de nouvelles possibilités. Il est totalement en transe.

Personnellement, quand je donne une conférence, j’utilise le même moyen et quand je revisionne les vidéos, j’ai beaucoup de mal à me reconnaître, c’est un autre moi et pourtant j’ai été capable de le faire.

Nous sommes les créateurs de nos prisons intérieures.