Compte rendu conférence du 16 janvier 2016

Quand ça veut pas, ça veut pas. Je n’aurais jamais imaginé devoir mettre autant d’énergie pour rassembler quelques personnes autour d’un sujet à priori original. Je ne parle même pas des trésors d’imagination déployés et du temps consacré à cette entreprise. Enfin, le résultat était là, 2 heures avant la conférence, nous affichions complet au niveau des réservations. La salle était chauffée, la connexion du projecteur réparée et le chemin d’accès déblayé de la neige qui était tombée en abondance la veille. L’après-midi avait été clémente au niveau météo.

Si la conférence avait eu lieu un jour plus tôt, cela aurait été la catastrophe avec la coupure de courant durant toute la soirée. Nous étions donc prêt et je décidais de m’isoler un peu pour me préparer à accueillir les gens, enfin je dirais plutôt les femmes. Eh oui, en dehors d’un monsieur, le public qui a réservé est à majorité féminin comme d’habitude dans ce genre de sujet.

Mon épouse s’occupe des derniers préparatifs et répond au téléphone. Plus que 30 min et votre serviteur se mettra en auto-hypnose pour pouvoir donner sa conférence. DRRING, « allo, bonjour, je suis madame xxx, je n’arrive pas à sortir de chez moi à cause du verglas, je ne pourrai pas venir ce soir, je suis désolée. » En moins d’une demi-heure, la moitié des personnes annulaient à cause des conditions météos. Un mois de travail pour en arriver là !!!

Enfin, bref, l’autre moitié était bien là et je pouvais quand-même donner cette conférence sur le HOT (il gelait à moins 5° celsius) système.

Je donne toujours mes conférences dans une sorte d’état second, je deviens une autre personne en interconnection totale avec les participants. Je n’arrive jamais à suivre le power-point de présentation et je multiplie les exemples vivants. Cette conférence olfactive est particulièrement interactive et chacun a le loisir d’intervenir. Je l’ai décomposée en 4 parties, l’odorat, les huiles essentielles, un court historique de l’hypnose en occident et enfin une démonstration d’ancrage en recognition intégrative®. Le tout étant ponctué d’exploration d’odeurs diverses à partir des huiles essentielles et de quelques courtes vidéos.

J’insiste beaucoup sur les 4 aspects de l’utilisation des huiles essentielles et c’est le quatrième aspect informationnel qui suscite le plus de questions. La théorie étant inexistante, c’est avec de nombreux exemples que j’arrive à démontrer l’existence de ce lien entre l’être humain et le vivant (l’huile essentielle) contenu dans un flacon fermé. Je suis moi-même toujours surpris de la puissance de cette information.

La séance de démonstration se veut respectueuse, elle se fait sur base de volontariat et la personne vient avec un petit problème qu’elle garde pour elle mais qu’elle nomme par un mot. Je tiens beaucoup à cette procédure par respect pour la personne. On n’est pas dans de l’hypnose émotionnelle de spectacle (j’ai horreur de ça). De plus, cela permet de démontrer que l’on peut traiter d’un problème, sans jamais parler de son problème. C’est également le sens de ce type de travail uniquement orienté résultat. Nous recherchons donc avec la personne une huile aimée et ensuite en écartant de façon gestuelle le problème à travers le mot choisi, on commence à rechercher des affects avec les mots propres à la personne. La gestuelle est importante et une sorte de danse des mains finit par s’installer entre moi et la personne. Mon sujet était particulièrement doué en gestuelle et le travail en a été grandement facilité. Mon attitude physique, mon attention et mon regard sont entièrement tournés vers la personne, nous sommes connectés. Ensuite, l’ancrage est effectué avec l’huile essentielle sélectionnée et les mots représentants le ou les affects. C’est un travail très doux, très répétitif, très profond, très pauvre en vocabulaire. Le travail terminé, la personne revient tout doucement à elle et une nouvelle évaluation est faite sur une échelle de 1 à 10, 10 étant le maximum de l’affect principal choisi. Cette brève description résume dans les grandes lignes le travail effectué.

La personne a ensuite raconté son vécu de l’aventure, son visage était radieux et le problème du départ semblait n’avoir jamais existé ce qui est un des caractéristiques principales d’un traitement réussi sous hypnose. Dans ce cas, l’ancrage avait pour but de donner un outil à la personne, utilisable en toutes circonstances. Le flacon et l’odeur étaient associés à une prise de distance permettant à la personne de mieux contrôler ses émotions.

Le visage allumé des personnes est pour moi le plus beau mode de rémunération de ce type de travail. J’adore !!!

Prochaine conférence à Rochefort le 20 février, après le dégel.

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