Hypertension et monde médical

Voilà un sujet qui me préoccupe de puis ma plus tendre enfance, et pour cause. Je suis né avec une malformation rénale détectée seulement à l’âge de 18 ans. Cette malformation a eu pour seul bénéfice de me faire échapper au service militaire qui était encore obligatoire à l’époque. Pour le reste c’est une malédiction que je traîne avec moi depuis toujours. La principale conséquence de cette malformation (un trèfle à quatre feuilles selon le médecin chef de l’hôpital militaire) est une hypertension grave depuis mon plus jeune âge. Migraines (aiguilles à tricoter qui vous transpercent le crâne), vertiges, impression d’être absent sont les symptômes invisibles de cette pathologie. Les saignements de nez sont la partie la plus impressionnante.

J’ai bien entendu été examiné sous toutes les coutures pendant plus de 40 ans, j’ai fait tous les examens possibles et j’ai surtout testé plus de 40 médicaments miracles avec tous les effets secondaires imaginables : maux de tête, vertiges, perte de connaissance, chute, palpitations ou ralentissement cardiaque, allergies, oedème de quincke, etc …

J’ai également suivi des régimes sans sel strictes pendant des années avec toutes les difficultés liées à ce genre de régime dans notre alimentation industrialisée quotidienne.

J’ai eu un jour le culot de demander à un cardiologue sur qu’elle base il choisissait un médicament, il m’a répondu au vogelpik (jeu de fléchettes). J’ai également refusé de prendre un médicament en qualifiant le médecin d’empoisonneur irresponsable. Selon ces mêmes médecins, la science fait des progrès tous les jours et la médecine trouve de nouvelles molécules qu’il faut bien tester. J’ai joué le cobaye pendant des années et la plupart des médicaments n’avaient aucun effet sur ma tension mais présentaient des effets secondaires qui me rendaient toute vie professionnelle ou sociale impossible.

J’ai été hospitalisé plusieurs fois, dans des services réputés. Plus jamais, les conditions de « détention » (le mot est encore trop faible) sont inhumaines et ne font rien pour améliorer mon état. A mon dernier passage aux urgences (suite à la prise d’un médicament ayant provoqué un oedème de quincke) je suis resté plusieurs heures avec une tension à 27 (systole). J’ai oublié de préciser que je suis aussi allergique aux médicaments anti-allergie. Je sais, ce sont des idées préconçues, c’est dans ma tête. Je ne supporte plus de voir s’approcher de moi un médecin avec un appareil pour prendre la tension. Je ne supporte plus les discours pompeux sur les risques d’un tel état. Je ne supporte plus leur attitude hautaine de tout sachant. Je ne comprends rien à leur vocabulaire et je n’arrive pas à déchiffrer leur écriture. Votre inhumanité me fait peur, vous êtes devenus des agents commerciaux des firmes pharmaceutiques.

Si je raconte tout ça aujourd’hui, c’est que j’en suis sorti sans médicaments. Je sais, je ne serai jamais guéri et je continuerai à vivre avec les risques inhérents à ce type de pathologie (j’ai eu une petite expérience NDE en 2003), mais dans la balance des bénéfices secondaires, je préfère profiter de la vie maintenant plutôt que vivre comme un zombie pour faire plaisir aux statistiques du monde médical.

N’ayant pas trouvé de solutions dans les traitements classiques, je me suis tourné vers d’autres modes de traitement. L’hypnose, la phytothérapie et les huiles essentielles sont mes principaux outils. Ils me permettent de gérer ces crises d’hypertension et de continuer à vivre plus ou moins normalement. La phyto est utilisée en traitement de base et repose principalement sur la prise de tisanes journalières à base d’aubépine, d’olivier, de cassis. Je varie parfois les préparations en ajoutant des feuilles de vigne, de la reine des près ou de la verveine. La difficulté est de trouver des herbes qui ont bien conservé leurs vertus médicinales. Pour les crises plus importantes, j’utilise des gélules à base d’ail, d’aubépine et d’olivier, je réagis positivement assez rapidement. Ces tisanes sont très diurétiques et il est nécessaire pour moi de compenser mon magnésium sinon bonjour les crampes et la fatigue intellectuelle.

Pour le reste, j’ai toujours avec moi ma synergie d’huile essentielle qui me permet de passer en autohypnose et de prendre de la distance pour gérer l’instant. C’est l’origine du HOT système.

Je n’ai pas de régime particulier, j’ai toujours du faire attention et j’ai depuis longtemps banni le sel ajouté dans mon alimentation. Pour le reste, nous cuisinons nous-mêmes et nous varions énormément les plats en fonction de nos goûts et des produits disponibles. Je suis particulièrement intolérant à l’aspartame (je perds connaissance) et aux conservateurs et colorants de toutes sortes. Faire ses courses devient une vraie gageure et manger dans un restaurant est devenu un risque supplémentaire.

J’avais lu jadis un livre qui comparait le monde médical à une religion, ce livre mettait en parallèle les similitudes entre ces 2 croyances. Ces médecins font pour moi partie d’une secte, d’un système de croyance, ils ont perdu tout contact avec l’humain au profit d’un monde dirigé par des lobbies pharmaceutiques qui créent les maladies. J’ai connu un temps où le médecin de campagne écoutait et soignait, nous connaissons un temps ou le « Docteur » prescrit et encaisse. Bien sûr, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier et je ne critique pas l’être humain, je critique le système dans lequel il fonctionne. Il y a des médecins géniaux et la médecine, la chirurgie font souvent des miracles. Seulement, il y aurait encore plus de miracle s’il y avait plus d’humanité. Ils devraient tous mourir au moins une fois pour se rendre compte de ce qu’est la « VIE ».

La chance de respirer

Il y a toujours des émissions intéressantes sur ARTE. Hier soir, juste pour me mettre des idées saines en tête avant d’aller dormir, j’ai regardé une émission sur l’air que l’on respire, ce qui a un lien indirect avec les odeurs et le HOT système. J’ai du mal lire le titre ou je n’ai sans doute pas voulu comprendre car il s’agissait en fait de la pollution de l’air sur terre. Je vous ai déjà parlé de la qualité de l’air à Pékin et des conditions de vie pour ces gens. J’ai été totalement sidéré par la réalité mondiale de ce fléau qui nous touche et qui est directement du à l’activité humaine. Le plus drôle est à la fin du documentaire quand ils expliquent que cette pollution ne respecte pas les frontières (c’est comme les nuages radioactifs de Tchernobyl) et que les USA reçoivent en retour la pollution venue de Chine. J’ai vraiment très mal dormi.

L’air et l’eau sont les biens les plus précieux que la nature nous a confié et nous les détruisons plus vite qu’ils ne peuvent se régénérer. Nous les détruisons au nom d’un Dieu appelé ARGENT qui doit nous permettre de satisfaire nos besoins primaires : boire, manger, thermoréguler et se reproduire. Un nouveau besoin primaire est né auxquels nos ancêtres n’avaient jamais pensés, c’est  RESPIRER. Il faudra bientôt de l’ARGENT pour pouvoir encore avoir le droit de RESPIRER.

Ce documentaire m’a rappelé cette héroïne de bande dessinée dans la série les Mondes d’Aldebaran, cycle 3, qui revient sur terre et se promène à Paris. Les gens doivent porter des masques pour se promener à l’extérieur. Non, ce n’est plus de la science fiction. Je passe sur les conséquences physiologiques d’un tel environnement pour l’être humain (cancers, maladies respiratoires, …) qui font certainement le bonheur de l’industrie pharmaceutique. Je m’arrête plutôt sur les conséquences psychologiques indirectes de cet état de fait. Dans le documentaire, on voit une famille à Pékin dont la petite fille est bien contente quand elle peut se promener à l’extérieur une à deux fois par mois. Le reste du temps, elle reste enfermée avec des purificateurs d’air (qui consomment de l’électricité et qui font tourner les centrales au charbon !!). Je n’ose imaginer l’endoctrinement de masse nécessaire pour permettre à ce système de continuer à fonctionner. Où est le point de rupture ? Je me pose la même question pour nos civilisations dites démocratiques, l’endoctrinement est beaucoup plus subtile, l’individu vit sous un état d’hypnose permanent qui lui font oublier les fondements essentiels de la vie. Je rappelle que plus nous sommes soumis à un état de stress, plus nous acceptons facilement les suggestions proposées.

Et moi, je suis là avec mes petites huiles essentielles, occupé à chercher une odeur aimée pour aider les gens à supporter le stress de la vie quotidienne, pour leur dire c’est bien, continuer, vous êtes sur le bon chemin, tout va bien, RESPIREZ profondément.

Ce travail n’a pas de sens, je vais immédiatement me reconvertir et vendre des cannettes parfumées au Pékinois. Sur l’étiquette on pourra lire (en chinois) : « AIR frais garanti pur, bio, parfumé à la lavande sauvage, à consommer avec modération, exiger un produit marqué CE, etc.. ». Bien entendu, les cannettes ne seront pas consignées.

Sur ce, je vais aller me promener dans la campagne et respirer un grand bol d’air.

 

Le même sac à dos

Au plus j’écoute les histoires de chacun au plus je me rends comptes que nous portons tous le même sac à dos. On le remplit au fur et à mesure de notre existence de différents apprentissages et souvenirs, ce sont comme des coquillages, des cailloux et des pierres que nous ramassons tout au long de notre chemin. Et on entasse dans ce sac qui s’alourdit au fur et à mesure et que l’on a de plus en plus de mal à porter. Il est lourd et encombrant, les bretelles nous écorchent les épaules et le poids nous fait nous courber de plus en plus en avant.

Dans les thérapies traditionnelles, on essaie de vider un peu le sac, de tirer quelques pierres pour soulager la personne et ainsi lui permettre de continuer à avancer. On fait un peu de place dans le sac pour y ajouter de nouveaux trésors, de nouvelles photos, de nouveaux coquillages. Ces coquillages qui sont si beaux sur la plage et si ternes ensuite. Ils perdent leurs couleurs et leur énergie une fois isolés de leur environnement. Oui, ils rappellent bien un vague souvenir, mais c’est si loin et il y en a tellement qu’on ne se souvient plus de l’endroit où on l’a ramassé. Le souvenir fait alors place à une sorte d’angoisse, quelque chose d’insaisissable, un furtif moment de bonheur. On sait que ça a existé mais c’est tellement difficile à revivre.

Nous nous arrêtons tous un jour, le sac est trop lourd, nos jambes ne sont plus assez fortes, notre dos est cassé. Dans le meilleur des cas, on s’assied et on attend en regardant les autres continuer à ramasser les coquillages et les cailloux. Dans le pire des cas , on tombe sous le poids du sac et on finit écrasé. Certains demande de l’aide pour se relever et continuer, d’autres exigent de l’aide au nom de leur fortune, de leurs moyens ou de leurs droits. Parfois ça marche et une bonne âme au sac pas encore trop plein vient prélever quelques pierres pour alléger le sac d’autrui. Ces bonnes âmes se chargent alors de ce qu’on appelle un héritage qui ne leur appartient pas et vous connaissez la suite.

Dans certains cas, les sacs se déchirent et les gens continuent à amasser des tas de coquillages qui tombent aussi vite du sac qu’ils y sont entrés. Ce sont les bienheureux.

Et puis, il y a ceux qui ont décidé de ne plus porter de sacs, de ne plus amasser de trésors pour la postérité. Ces personnes avancent légères, elles semblent flotter. Oui, elles ramassent des coquillages comme les autres, elles les contemplent, elles vivent l’instant avec ses ambiances, ses bruits, ses images, ses odeurs. Elles goûtent le parfum salé des embruns, elles font miroiter le nacre au soleil pour contempler tous les reflets. Elles reposent le coquillage et elles repartent emplies de toute l’énergie de cet instant. Ce n’est plus le poids d’un souvenir qu’elles emmènent avec elles mais la légèreté de la vie.

Personnellement, j’ai déposé mon sac il y a longtemps, je ne sais plus où. De toute façon, les rapaces se sont vite précipités pour s’en approprier le contenu et c’est ainsi qu’une partie de moi que j’ai oublié continue à vivre à travers la mémoire d’autres personnes. C’est un lourd fardeau qu’elles ont décidé de porter à ma place et je me demande bien pourquoi, ce sont juste des cailloux, des pierres, des coquillages sortis de leur contexte. C’est du non-vivant, c’est lourd, c’est vide d’énergie.

Je ne suis plus là pour porter le sac des autres. Le contenu ne m’intéresse pas, la grandeur du sac ne m’impressionne pas. Je ne suis pas là pour parler du sac et de son poids. Ma démarche consiste à apprendre aux gens à contempler les choses dans l’instant, à en apprécier l’énergie, les saveurs.

Ouvrons la parenthèse. Cela me rappelle un couple sur un bateau mouche à Paris, il faisait beau et nous découvrions les bords de la Seine. Ils ont fait des centaines de selfie d’eux souriants devant les différents décors et monuments. Ils ont immortalisé pour la postérité des moments non-vécus, mais sur les photos, ils affichent le splendide sourire : (à vous de choisir la marque de votre dentifrice). De notre côté, mon épouse et moi, nous étions simplement assis sans rien dire en nous tenant la main. Nous n’avons pas de photos, de coquillages ou de grigris immortalisant ce grand moment de bonheur. Nous avons juste gardé le « bonheur » de l’instant. Fermons la parenthèse.

Les odeurs que j’utilise avec les gens ont cette qualité de s’adresser directement à notre mémoire et au vécu de l’instant mais pour cela, il faut avoir vécu l’instant. L’odeur n’a pas de poids, elle est légère, vivante et instantanée. Elle véhicule, à elle seule, l’ensemble de nos émotions. Elle est impalpable, elle ne prend pas de place.

L’odeur est un espace de découverte de soi, un moment privilégié qui permet de déposer son sac et de découvrir de nouveaux apprentissages, de nouveaux vécus.

La combinaison de l’odeur aimée avec l’état hypnotique est réellement une occasion de retrouver la légèreté de la vie.

Compte rendu conférence du 16 janvier 2016

Quand ça veut pas, ça veut pas. Je n’aurais jamais imaginé devoir mettre autant d’énergie pour rassembler quelques personnes autour d’un sujet à priori original. Je ne parle même pas des trésors d’imagination déployés et du temps consacré à cette entreprise. Enfin, le résultat était là, 2 heures avant la conférence, nous affichions complet au niveau des réservations. La salle était chauffée, la connexion du projecteur réparée et le chemin d’accès déblayé de la neige qui était tombée en abondance la veille. L’après-midi avait été clémente au niveau météo.

Si la conférence avait eu lieu un jour plus tôt, cela aurait été la catastrophe avec la coupure de courant durant toute la soirée. Nous étions donc prêt et je décidais de m’isoler un peu pour me préparer à accueillir les gens, enfin je dirais plutôt les femmes. Eh oui, en dehors d’un monsieur, le public qui a réservé est à majorité féminin comme d’habitude dans ce genre de sujet.

Mon épouse s’occupe des derniers préparatifs et répond au téléphone. Plus que 30 min et votre serviteur se mettra en auto-hypnose pour pouvoir donner sa conférence. DRRING, « allo, bonjour, je suis madame xxx, je n’arrive pas à sortir de chez moi à cause du verglas, je ne pourrai pas venir ce soir, je suis désolée. » En moins d’une demi-heure, la moitié des personnes annulaient à cause des conditions météos. Un mois de travail pour en arriver là !!!

Enfin, bref, l’autre moitié était bien là et je pouvais quand-même donner cette conférence sur le HOT (il gelait à moins 5° celsius) système.

Je donne toujours mes conférences dans une sorte d’état second, je deviens une autre personne en interconnection totale avec les participants. Je n’arrive jamais à suivre le power-point de présentation et je multiplie les exemples vivants. Cette conférence olfactive est particulièrement interactive et chacun a le loisir d’intervenir. Je l’ai décomposée en 4 parties, l’odorat, les huiles essentielles, un court historique de l’hypnose en occident et enfin une démonstration d’ancrage en recognition intégrative®. Le tout étant ponctué d’exploration d’odeurs diverses à partir des huiles essentielles et de quelques courtes vidéos.

J’insiste beaucoup sur les 4 aspects de l’utilisation des huiles essentielles et c’est le quatrième aspect informationnel qui suscite le plus de questions. La théorie étant inexistante, c’est avec de nombreux exemples que j’arrive à démontrer l’existence de ce lien entre l’être humain et le vivant (l’huile essentielle) contenu dans un flacon fermé. Je suis moi-même toujours surpris de la puissance de cette information.

La séance de démonstration se veut respectueuse, elle se fait sur base de volontariat et la personne vient avec un petit problème qu’elle garde pour elle mais qu’elle nomme par un mot. Je tiens beaucoup à cette procédure par respect pour la personne. On n’est pas dans de l’hypnose émotionnelle de spectacle (j’ai horreur de ça). De plus, cela permet de démontrer que l’on peut traiter d’un problème, sans jamais parler de son problème. C’est également le sens de ce type de travail uniquement orienté résultat. Nous recherchons donc avec la personne une huile aimée et ensuite en écartant de façon gestuelle le problème à travers le mot choisi, on commence à rechercher des affects avec les mots propres à la personne. La gestuelle est importante et une sorte de danse des mains finit par s’installer entre moi et la personne. Mon sujet était particulièrement doué en gestuelle et le travail en a été grandement facilité. Mon attitude physique, mon attention et mon regard sont entièrement tournés vers la personne, nous sommes connectés. Ensuite, l’ancrage est effectué avec l’huile essentielle sélectionnée et les mots représentants le ou les affects. C’est un travail très doux, très répétitif, très profond, très pauvre en vocabulaire. Le travail terminé, la personne revient tout doucement à elle et une nouvelle évaluation est faite sur une échelle de 1 à 10, 10 étant le maximum de l’affect principal choisi. Cette brève description résume dans les grandes lignes le travail effectué.

La personne a ensuite raconté son vécu de l’aventure, son visage était radieux et le problème du départ semblait n’avoir jamais existé ce qui est un des caractéristiques principales d’un traitement réussi sous hypnose. Dans ce cas, l’ancrage avait pour but de donner un outil à la personne, utilisable en toutes circonstances. Le flacon et l’odeur étaient associés à une prise de distance permettant à la personne de mieux contrôler ses émotions.

Le visage allumé des personnes est pour moi le plus beau mode de rémunération de ce type de travail. J’adore !!!

Prochaine conférence à Rochefort le 20 février, après le dégel.

Parenthèse hivernale

En dehors de la lueur de quelques bougies, il n’y avait rien, juste le noir complet et un calme absolu. Je suis resté assis plusieurs heures devant la chaleur de mon feu de bois et j’ai savouré ce moment sans électricité. Au début, c’était un peu angoissant comme si quelque chose manquait mais ce n’était pas la TV ou l’ordinateur. C’était plus au niveau de l’ambiance, comme une sorte d’excitation habituelle qui était absente. Lentement, le corps s’est adapté, l’esprit a suivi et le tout s’est accordé sur un rythme beaucoup plus naturel, une sorte de redécouverte du battement propre de la terre.

Notre petite commune a subi vendredi cet assaut hivernal avec une coupure d’environ 8 heures, ce qui n’est rien par rapport à certains liègeois qui étaient encore dans le noir dimanche soir. Nous ne sommes plus habitués à vivre sans notre fée électricité. Toute notre technologie moderne est basée sur elle et c’est quand on en a le plus besoin qu’elle se barre. Vous en avez besoin pour votre chauffage; votre chaudière au gaz ou au mazout tourne avec l’électricité, votre poêle à pellet aussi et votre pompe à chaleur avec un fameux COP positif s’arrête. Plus d’eau chaude non-plus avec votre boiler électrique ou votre chauffe-eau à veilleuse automatique encore raccordée à la prise. Pour la cuisson sur votre vitro-céramique ou dans votre micro-onde, ce soir c’est tintin, vous sucerez des glaçons. Bref, les besoins élémentaires ne sont plus satisfaits et pourtant votre maison ultra-moderne répond aux normes K45 avec pompe à chaleur, ventilation double-flux et éclairage économique. C’est vrai elle est superbement isolée et la chaleur humaine doit suffire à la chauffer mais ce n’est malheureusement pas le cas de la majorité du bâti wallon dont une majorité de logement date d’avant la deuxième guerre mondiale.

Dans mes différentes formations, j’ai été conseiller en énergie et j’ai eu l’occasion de visiter un grand nombre de logement pour les bénéficiaires du RIS (revenu d’intégration sociale) à la demande des CPAS. C’est là que vous rencontrer la misère des gens, elle se cache derrière les murs et vous êtes à moitié ridicule quand avec votre titre de conseiller vous expliquez à des gens qui n’ont rien comment il faut faire des économies.

J’en ai tiré les leçons à titre personnel quand j’ai aménagé ma maison et j’ai prévu 2 poêles à bois en plus de ma chaudière à condensation. Pour l’eau chaude, j’ai un chauffe-eau sur une bouteille de gaz indépendante qui me sert également pour la cuisson. Bref, je suis autonome. Bien sûr, le bâtiment a été correctement isolé et j’ai pris l’habitude de vivre à maximum 18°.

Ce petit coup de froid aura eu un autre effet inattendu. Je donnais ma première conférence sur le HOT système samedi à 20h et j’avais du refuser des inscriptions durant la journée faute de place.

Vers 19h30, le téléphone a commencé à sonner et les gens s’excusaient de ne pas pouvoir venir à cause des routes verglacées. Après les températures plus clémentes de la journée, la neige fondue s’était transformée par endroits en plaques de glace et il était vraiment périlleux de s’aventurer dehors même pour suivre ma conférence !!

Je me suis donc retrouvé avec un petit groupe et ce fut un moment de partage très agréable qui m’a permis d’échanger plus étroitement avec les participants. J’en profite pour les remercier des commentaires et retours très positifs. Je reviendrai plus longuement sur le contenu de cette conférence dans un autre article.

Bref, pour permettre aux gens qui n’ont pas pu se rendre à Rochefort ce samedi, j’ai prévu de redonner la même conférence le samedi 20 février à 20h au même endroit. J’espère que les conditions climatiques seront plus clémentes et qu’il n’y aura pas de coupure de courant.

A vous rencontrer.

Le neuromarketing

Dans ma quête permanente de connaissances je suis tombé (et je me suis fait mal) sur une autre émission de « cash investigation » de France 2 sur le neuromarketing. Je vous mets le lien ci-après « https://www.youtube.com/watch?v=7OqBkm2Pi6I ». Prenez le temps de le regarder, c’est très instructif.

Neuromarketing, retenez bien ce terme car à mon sens, il est l’aboutissement avoué de la manipulation de nos petits cerveaux. Je cite ci-après le pitch de cette émission de Elise Lucet : « Les marques sont de plus en plus nombreuses à scruter le cerveau de leurs clients. A l’aide d’IRM ou d’électroencéphalogramme, elles se livrent à des études sur le subconscient pour pousser à acheter. C’est le «neuromarketing», une pratique interdite. Une chaîne de restauration rapide a notamment expérimenté des odeurs artificielles sur des cerveaux de consommateurs. Un géant de l’industrie cosmétique, un service public et le secteur bancaire sont eux-aussi démasqués. »

Vous lisez bien : l’utilisation d’odeurs !!!

Ma première réaction était de me dire : « j’ai l’air con, moi, avec mon HOT système ». Ces gens étudient et utilisent ça depuis des lustres pour nous pousser à consommer. La preuve en est en Belgique, l’explosion des fours à pain dans les grandes surfaces, l’utilisation d’odeur de cuir dans les magasins de chaussure, etc… L’excuse de ces sociétés est que nous sommes des adultes aptes à prendre des décisions librement. Comme tout le monde le sait également : « nul n’est censé ignorer la LOI ». On nous clame aussi que c’est toujours le choix du consommateur. Et nous, hypnothérapeutes, on nous accuse de manipuler les gens !!! Il existe même ou a existé dans la législation un texte qui interdit de donner des conférences sur l’hypnose (j’ai ça dans mes archives).

Allons plus loin dans cette réflexion et combinons la « Stratégie du choc » de Naomi Klein avec le neuromarketing et nous retrouvons toutes les conditions réunies pour faire de l’humain un mouton. L’important étant de maintenir l’individu en état de stress permanent et de l’abreuver de réponses toutes faites pour lui éviter de penser par lui-même.

On nous prend vraiment pour des « cons ». Tout « con »ptefait, je ne suis pas si con avec mon HOT système. J’ai à ma disposition un outil individuel et personnalisé qui me permet d’échapper à ces techniques de manipulation de masse. Je sais, j’ai l’air un peu ridicule avec mon petit flacon bleu et mon odeur aimée, mais au moindre signe de manipulation, il me permet de prendre de la distance et de revenir à ce qui est bon pour moi, selon moi (enfin, je l’espère).

Dans mon article « NE TABAC PAS », je parle des trois cerveaux selon Molimard. Nous sommes en réalité des robots programmés dès la plus jeune enfance (voir dans le film ci-dessus, le conditionnement à travers le jouet des enfants qui vont chez Mc do). Les états, les géants de l’industrie, les religions, … connaissent et maîtrisent bien ces outils. Ce serait plus facile pour eux d’utiliser de vrais robots, mais hélas, un robot ne consomme pas. Un humain, c’est modulable, malléable et corvéable à souhait et surtout ça consomme car un cerveau sous stress permanent va choisir une solution de facilité dans un esprit d’économie d’énergie. C’est une des techniques utilisée en hypnose, la rupture de cadre (ou de pattern), pour glisser une suggestion. Ajouter à cela l’effet de masse et d’imitation, autre technique hypnotique, et vous avez un instrument parfait pour manipuler les gens.

A nouveau, et j’insiste, je n’envisage pas le HOT système comme un outil thérapeutique traditionnel. Je le propose comme un outil visant à rendre la personne autonome et apte à faire des choix non-automatiques à partir, et c’est le paradoxe, d’un ancrage (automatisme par excellence). On utilise une capacité naturelle de l’être humain (le sens de l’odorat) pour lui permettre de se déconditionner (à travers un conditionnement) et de retrouver son libre-arbitre.

On utilise les mêmes outils que ces géants de la manipulation mais dans une finalité toute différente. Le HOT système est une proposition mais chacun peut trouver son propre système (son propre doudou comme les petits enfants).

 

 

« NE TABAC PAS »

Le titre de cet article provient d’une thématique que j’avais déployée il y a plus de 10 ans quand je me suis lancé dans l’hypnose. Cette période correspondait à un changement législatif en Belgique concernant l’utilisation du tabac dans les entreprises. Je me souviens que certaines firmes en avaient profité pour proposer aux entreprises des cabines pour fumeur.

Le propos de ce jour vous semblera certainement décousu mais je vous le présente comme il s’est présenté à moi durant ces derniers jours et comme je ne crois pas aux coïncidences, je me devais de vous le relater tel quel et vous en tirerez vous-même les conclusions.

  1. Occupé à nettoyer le disque dur, je tombe sur un titre enregistré « cash investigation », je visionne croyant que c’est un film d’action et je tombe sur une émission à propos du lobbying des entreprises du tabac vis à vis de nos représentants au parlement européen. Sidérant. Ces personnes élues démocratiquement, sensées défendre l’intérêt du plus grand nombre sont totalement ciblées et manipulées par ces lobbys (pas que pour le tabac). C’est effectivement un film d’action !!
  2. Dans ma quête d’endroit pour donner des conférences, j’aime associer des magasins bio de la région. J’étais du côté de Libramont et je me suis arrêté pour acheter quelques tisanes dans un de ces magasins. En sortant, j’ai machinalement pris le mensuel gratuit « l’Agenda plus de janvier 2016 ». Un des titres a immédiatement attiré mon attention : « Se libérer du tabac ». Cet article assez succinct est bien entendu le support à quelques publicités pour arrêter de fumer. Un autre article attire cependant plus mon attention : « Se guérir soi pour guérir le monde  » d’un certain Raphaël Dugailliez, Thérapeute. Sa présentation semble tirée d’un ouvrage de Lise Bourbeau « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même ». L’article m’intéresse pour la première partie du titre : « se guérir soi ».
  3. Samedi soir, le téléphone sonne vers 20 h. Une voix féminine âgée et complètement cassée s’adresse à moi en me demandant si je la reconnais. J’ai une très mauvaise mémoire des gens, mais j’ai une bonne mémoire des voix. Après quelques hésitations, je resitue la personne dans son contexte. Elle me demande un rendez-vous pour arrêter le tabac sous hypnose, mais elle précise qu’elle ne veut pas d’hypnose Ericksonéenne.
  4. Avec mon épouse, on cherche une nouvelle voiture et nous faisons un peu le tour des concessionnaires de la région avant le salon de l’auto. Les vendeurs ont toujours le même profil et le même discours, mais surtout, et c’est mon épouse qui fait la remarque, ces gens sont hyper-stressés et fument comme des  » … cheminées (j’allais écrire autre chose) ».
  5. En rangeant un meuble de ma salle de conférence pour faire de la place pour samedi prochain, je retombe sur le cursus complet du Pr Robert MOLIMARD, Président de la Société de Tabacologie, Centre de Tabacologie Paul GUIRAUD -Villejuif (mai 1999), pionnier de la recherche sur le tabac en France. Pour moi, ce Monsieur est au tabac ce que F. Roustang  est à l’hypnose pour le moment. Il a été le premier à prouver par ses expériences sur les rats, que nous n’étions pas dépendant à la nicotine. Il dénonce également le marketing mis en place par le monde pharmaceutique pour les patchs et autres produits de substitution. Sa situation par rapport au monde des cigarettiers n’est pas des plus claires, mais sa démarche et sa vision de la dépendance est de loin la plus intéressante. Il parle de trois cerveaux : le cerveau robot, le cerveau volonté et le cerveau affectif. C’est ce dernier qui m’interpelle le plus et qui sert justement d’outil de base dans l’hypnose intégrative® que je pratique.
  6. Rentrant d’une promenade pluvieuse, je m’installe confortablement dans mon salon et machinalement j’allume la TV. Je tombe directement sur une émission : « les supersens des animaux : l’odorat ». Fascinant, nous les humains qui marchons debout, nous avons réellement perdu une grosse part de ce sens archaïque alors que pour l’animal, il est resté vital pour sa survie.
  7. Toujours en rangeant, j’ai également remis la main sur un merveilleux livre « La stratégie du choc » de Naomi Klein. Manipulation des masses, mise sous stress permanent afin de faciliter la mise en place de suggestions, etc.. Je ne peux que vous inciter à lire cette brique ou à visionner le documentaire qui en a été tiré. Cela m’amène à la page d’accueil de mon site concernant la mise sous stress permanent, dans votre voiture, coincé dans les embouteillages …

    Je vais arrêter là, la liste de ces coïncidences et je vais vous laisser tirer vos conclusions.

    Le système HOT utilise les mêmes outils que l’industrie cigarettière mais dans un autre sens (très drôle !!), afin de vous conduire vers une autonomie. Le but est de vous restituer l’outil qui vous permet de prendre la distance nécessaire face à ce brouillard d’informations et de stress, juste l’instant de recul pour vous donner le temps de faire un autre choix que la réponse automatique, juste le moment nécessaire pour que via l’affect vous puissiez vous reconnecter à ce qui est réellement bon pour vous.

    Il suffit d’une odeur et vous ferez le reste !!!