Mes plus belles transes

Vous trouverez toujours sur mes documents, cartes de visite, affiches et autres une coccinelle. Cette coccinelle  me rappelle une de mes plus belles transes en hypnose. Cela se passait dans une librairie assez dynamique qui organisait des soirées à thème avec la présence d’un orateur. Ce soir là, c’était une chamane qui nous parlait de son métier et du rôle qu’avait ce personnage dans différentes cultures. Après la présentation et les nombreuses questions, elle s’est munie d’un tambourin et nous a demandé de descendre au centre de la terre et de rencontrer un animal. Notre mission était de demander à cet animal en le regardant dans les yeux s’il était notre animal totem. Elle a ensuite commencé à frapper sur son tambourin à l’aide d’une sorte de petit marteau. Je me suis immédiatement laissé porté par le rythme et je me suis retrouvé à l’entrée des grottes de Han. J’ai trouvé un chemin pour descendre au centre de la terre et je suis arrivé sur une immense plage de sable bordée par une sorte de mer intérieure. Sur cette plage, il y avait une grosse masse rouge et noire. Je me suis approché craintivement de cette masse et j’ai tenté de regarder dans les yeux ce qui ressemblait de plus près à une coccinelle. C’est difficile de regarder une coccinelle dans les yeux avec toutes ces taches noires, je me contentais donc de lui poser la question : « Es-tu mon animal totem ? ». A ma grande surprise et sans savoir d’où sortait ce son, elle répondit : « Je suis ta bête à bon Dieu ». Elle m’invita alors à grimper sur son dos pour aller manger des pucerons de l’autre côté de la mer. En chemin, nous avons croisé une libellule qui m’a également proposé d’être mon animal totem. J’ai poliment refusé sans la vexer et nous avons continué notre ballade. Le son du tambourin devenait plus rapide, il était temps de remonter à la surface. Je m’inquiétais de savoir si j’allais revoir ma bête à bon Dieu. Elle me fit la promesse qu’elle serait toujours présente dans ma vie et elle m’aida à remonter et à revenir dans la librairie. Le tambourin s’était tu maintenant mais une partie de moi n’était pas encore totalement revenue.

Actuellement, je suis capable de partir en auto-hypnose en moins de trente secondes. Je connais le chemin. Le plus difficile, c’est de revenir (heureusement, j’ai un truc que je vous expliquerai dans un autre article).

Depuis cette fabuleuse expérience, j’ai vécu de multiples transes seul ou avec un thérapeute. Parmi les plus intéressantes, je citerai la voix d’une chanteuse Soprano qui avec quelques notes de « Ave Regina », m’a fait basculer un une seconde. Il y a également ces transes avec des huiles essentielles dans des flacons fermés présentés à 50 cm de mon occiput ou les passes sur le corps éthérique. Bref, une multitude d’expériences qui rejoignent les écrits des auteurs du XVIII ème et XIX ème siècle.

Je vous ai décrit succinctement mes transes agréables, il y a eu, je l’avoue, des moments plus difficiles. Il y a eu aussi les transes partagées. Je reviendrai sur ces sujets dans d’autres articles.