Restons branché

Le ridicule ne tue pas, heureusement. Compte tenu des conditions de vie désastreuses sur cette terre, j’ai décidé de passer les tests pour aller vivre sur mars ou une autre planète. Les tests sont très sélectifs et seuls les candidats triés sur le volet pourront bénéficier de cette opportunité de survivre à notre défunte terre.

De la science fiction, me direz-vous. Non, je ne crois pas quand on observe la totalité des conneries dont l’humain est capable pour rendre inhabitable notre future défunte planète. Alors mieux vaut se préparer.

La photo ci-dessus n’est pas complète, normalement je porte un masque avec un tuyau pour l’air, mais votre serviteur était tellement empêtré dans ses fils qu’il n’a pas pu faire la photo.

Vous avez bien rigolé, vous vous êtes bien payé ma tronche !

Ceci peut arriver à tout le monde. C’est un test pour mesurer la qualité de votre sommeil. Personnellement, je vis à l’économie, je respire très peu quand je dors et en plus, je ronfle. Cela n’est pas sans conséquences sur notre qualité de vie surtout en pleine canicule avec un air saturé en ozone.

Respirer un air sain, manger une nourriture non trafiquée et boire une eau de qualité, cela faisait partie de l’environnement terrestre au départ. Nous avons presque tout perdu et nous survivons grâce à des artifices (air conditionné, pilules, boissons énergisantes, prothèses, …). Simplement se promener et respirer est devenu un luxe. Une récente étude sur la pollution dans les villes détaille l’équivalent en nombre de cigarettes fumées par jour pour décrire la pollution en particules fines. Faire du vélo en ville tient du suicide programmé, boire un verre en terrasse en centre ville équivaut à se faire mourir à petit feu tellement notre environnement est pollué.

Dormir avec tout cet attirail n’est pas chose aisée, heureusement, une fois de plus, l’hypnose aide beaucoup à se déconnecter du moment, de sortit du cadre (plutôt un carcan) et à se projeter ailleurs pour passer de façon plus agréable ce genre de moment. J’avais mes précieuses huiles essentielles avec moi et il m’a suffi de quelques instants (grâce à l’odeur) pour me projeter dans un autre environnement. Avec l’expérience et la pratique, c’est aussi une des forces du HOT système ®.

Respirez une grande bouffée et jetez-vous dans la vie trépidante pendant que moi je vais sur mars.

St Thomas

 

L’incrédulité de Saint Thomas, Polydore de Caravage (1531-35). (Wikipédia)

« Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. »

« Si tu ne me montres pas que tu fais un oedème de Quincke en prenant un antihypertenseur de la famille des antagonistes du calcium, je ne croirai point ».

Je parodie, bien entendu. Mais cette affirmation : « je suis comme St Thomas » me poursuit à chaque médecin ou spécialiste consulté. Ah, si tous les Sts Thomas du monde pouvaient se donner la main, on gagnerait du temps.

Je vais finir par avoir de la compassion pour le corps médical. C’est vrai, ils enchainent des horaires épouvantables après de longues et épuisantes années d’étude. Ils entendent à longueur de journée les mêmes histoires, les mêmes plaintes et répètent sans cesse les mêmes traitements en observant à la lettre les prescrits médicaux. Ils finissent par ne plus donner aucun crédit aux affabulations des clients, pardon patients. Ils veulent vérifier, recontrôler et retester. Je comprends, une erreur médicale est si vite arrivée et à qui peut-on encore faire confiance ?

Je parodie, bien entendu.

Un cardiologue que j’avais traité d’empoisonneur, m’a demandé d’établir la liste des traitements suivis depuis plus de 40 ans. Nous sommes arrivés à plus de 50 molécules essayées sans succès. J’ai épuisé le catalogue des solutions connues, alors on combine et l’industrie pharmaceutique a judicieusement combiné des molécules de différentes familles pour trouver des synergies et améliorer l’efficacité thérapeutique. Très bonne idée, me direz-vous. Oui et non, car on peut bien réagir à une molécule et ne pas supporter l’autre. Alors, en jouant au vogelpik, jeu de fléchettes si vous préférez, on essaie différentes combinaisons au petit bonheur la chance.

Je joue au vogelpik depuis plus de 40 ans avec ces gens là et je teste et reteste les mêmes molécules sous des noms commerciaux différents. Un vrai casse-tête pour le néophyte qui tente de retrouver la molécule de base dans tous ces médicaments génériques. Je peux presque ouvrir une pharmacie spécialisée avec touts les boîtes que j’amasse années après années.

Messieurs, Mesdames, un peu de sérieux, je sais que je dois maigrir, que la réglisse provoque de l’hypertension, que le sel est mauvais et qu’il faut faire du sport. Je sais tout cela, on me le répète à chaque consultation et je répond que vos médicaments font grossir, que je ne mange pas de produit industriel, que je ne mets plus de sel dans mon alimentation depuis l’âge de 18 ans et que vos médicaments m’empêchent de bouger. Je sais tout cela, je vous le dis mais vous n’entendez pas. Vous me montrez de beaux tableaux qui reprennent la procédure à suivre suivant l’OMS, On ne peut rien vous reprocher.

Vous revenez à la charge avec la balance risque/bénéfice. J’en suis conscient mais vivre comme une lavette le restant de sa vie, est-ce un réel bénéfice ?

Je l’affirme haut et fort, une bonne fois pour toute : « JE NE SUIS PAS VOTRE LERAT (mon nom) de laboratoire ».

A la lecture des forum, je constate que pour une majorité de problèmes de santé, vous avez en réalité peu de solutions. Vous prescrivez, il faut encore pouvoir lire votre ordonnance, vous faites tourner le business pharmaceutique, vous réalisez des prouesses techniques, vous sauvez des vies MAIS vous avez perdu votre humanité et votre capacité à aborder l’être humain dans sa globalité. Vous nous avez coupé en morceaux, en spécialités, en services, en étages. Vous avez oublié que l’être humain est un tout interdépendant.

Il me souvient …

Il me souvient … Juste un moment avec moi.

Ce matin, j’étais assis dans la cour avant le lever du soleil. La meilleure heure en ces périodes de canicule. Je contemplais un ciel à peine bleu parsemé de nuages. En dehors du bruissement des feuilles dans les arbres, il y avait le silence. Je ne dormais pas, je ne rêvais pas, j’étais juste présent à moi-même, un état hypnotique naturel ou méditatif si vous préférez. J’aime à me lever tôt et profiter de la fraîcheur et de la quiétude du petit matin.

Puis doucement, au fur et à mesure que le soleil commençait à tinter de son rougeoiement les quelques nuages, le merle a commencé à enchanter le silence par son sifflement joyeux. Il marque son territoire et prévient ses congénères. Il est directement suivi par le roucoulement d’une tourterelle heureuse de saluer sa moitié qui lui répond avec entrain. En quelques instants, ce silence des feuilles se transforme en une symphonie de chants et de vie. Il fait juste bon, le vent est juste chaud à point pour éviter la chaire de poule. Je bois l’air fraîchement ionisé à pleine goulée, il coule comme un sirop dans mes poumons. Je respire, je vis.

Au loin, les coqs surpris par le soleil commencent à réveiller leur bassecour, les corneilles se mêlent à se vacarme lointain. De nombreux passereaux viennent ponctuer de leurs chants cette composition inédite.

Au fur et à mesure que le soleil s’affirme et prend sa place dans le ciel, l’air se réchauffe, les feuilles s’immobilisent et les chants mélodieux se calment pour laisser maintenant place aux croassements grinçants des corneilles. La nature se planque pour mieux affronter cette nouvelle journée de canicule.

J’émerge brutalement de mon état de torpeur, réveillé par la camionnette du facteur venu déposé le journal avec les nouvelles du monde. Vite, je rentre me calfeutrer à l’abri de la chaleur et des catastrophes. Je ferme portes et fenêtres pour me réfugier dans le semblant de fraîcheur d’une vieille bâtisse. Il fait sombre, l’air est déjà lourd et …

Il me souvient…, d’un livre lu et relu durant mon adolescence, c’était Ravage de Barjavel. Il décrivait dans ce livre la fin d’un monde occupé à étouffer et à brûler. Cet écrivain d’avant guerre était un visionnaire de nos évolutions technologiques, le plastec, les manipulations génétiques, la mère de viande, etc…, toutes ces affabulations qui peuplent ou peuplerons bientôt nos quotidiens.

A la fin du livre, il me souvient que le monde brûle pour faire place à un retour à la terre et au refus brutal de l’évolution technologique.

Il me souvient ses instants de vie en communion avec la nature, le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux et l’ondée fraîche d’un ruisseau, … Il me souvient …

Aye aye

Ca y est, je l’ai fait et ça fait mal, je dirais même plus aïe-aïe. On ne va pas se plaindre, je ne m’en sors pas trop mal après 15 jours à l’hosto. La machine est globalement abimée mais elle continue à fonctionner. Je ne me plains pas et comme dans toute chose, il y a toujours du positif.

Ce séjour fut des plus instructifs sur l’apprentissage du fonctionnement de mon corps, sur celui du fonctionnement des relations humaines dans un milieu clos et sur celui du chaos médical dans lequel nous évoluons. Attention, je ne tire pas à boulet rouge sur notre médecine, je constate juste les limites d’une rationalisation à l’extrême d’un système et la disparition de l’humanité de notre système de soins au profit de la rentabilisation d’un outil.

En ce qui concerne mon corps, j’ai appris à découvrir l’étonnante adaptabilité de l’être humain et les potentiels inimaginables de notre cerveau. L’hypnose m’a beaucoup aidé à passer à travers les différentes épreuves tant physiques que psychologiques. Prendre de la distance, faire l’hélicoptère et observer la situation plutôt que d’être dans la situation permet de prendre d’autres décisions et parfois même des pistes non envisageables autrement.

En ce qui concerne les contacts sociaux, il sont de trois types. Tout d’abord, les collègues malades que l’on rencontre dans sa chambre, ou dans les couloirs. Chacun a son histoire, chacun a besoin de se raconter, chacun a les pires misères. C’est humain et le mieux que l’on peut faire c’est amener de l’humour, du moral, de l’autodérision. J’ai un maximum de compassion pour ces malades atteints de démence (alzheimer ou autre) perdus, sans repères qui tentent par tous les moyens de comprendre où ils sont et de fuir pour retrouver leur liberté. Je pense à cette dame qui n’a pas cessé de pleurer et à son mari stressé qui hantait les couloirs sans desserrer les mâchoires. Mes pensées vont aussi à me compagnons de chambrée qui apprenaient chaque jour une aggravation de leur cas. Je pense à ces épouses apportant avec des fruits un maximum de réconfort à leur mari tout en camouflant avec peine leurs larmes, leurs peurs, leur impuissance.
Enfin, tous mes remerciements aux infirmières, aide-soignantes et dames de l’entretien pour leur dévouement.

Le microcosme humain décrit ci-dessus ne comprend pas les médecins, et pour cause, il est tellement rare d’en rencontrer un. Durant les derniers jours de mes vacances forcées, avec ma tension au maximum (24/14), je n’ai vu personne de soi-disant responsable. Les infirmières respectaient le protocole et faisaient références au médecin de garde qui ne m’avait jamais vu mais qui avait mon dossier. Et c’est ce dimanche là que l’expérience la plus loufoque a été vécue : Mon maximum de tension refusait obstinément de descendre en dessous de 24 malgré les médicaments, l’infirmière en réfère au médecin de garde qui lit mon dossier et voit que les bains chauds font baisser ma tension. L’infirmière reçoit les instructions suivantes le dimanche vers 14h, soit je prends un témesta pour me calmer, soit je prends un bain chaud comme je faisais chez moi pour faire baisser la tension en cas de crise. Ma maison étant située à 150 m de l’hôpital, j’opte pour le bain chaud et je sors de l’hôpital après avoir signalé mon départ à l’infirmière. Je suis revenu une heure plus tard avec une tension à 16.

Loufoque, absurde, contraire aux règles de sécurité mais efficace et salvateur.

Les médecins, les spécialistes, les professeurs, les étudiants, tous sont formatés et fonctionnent dans un système organisé et hiérarchisé comme une usine, une entreprise. Les protocoles, les procédures, les temps machines, tout est organisé, minuté et rentabilisé. Pour le côté humain, en dehors du personnel infirmier, c’est le sourire à l’américaine, le « bonjour » artificiel, et le « ça va aller » de rigueur. Une usine aux rouages biens huilés, une usine où le mot rentabilité a pris le dessus, une usine où l’être humain est devenu un objet un produit à réparer comme une TV.

Je pourrais m’étendre longtemps sur le sujet mais ce serait une lutte vaine et un combat perdu d’avance.

J’ai vu un escroc hier, un qui répare avec les mains, un qui a écouté mon problème, un qui m’a fait mal en appuyant tant manuellement que psychologiquement là où ça fait mal. Je suis sorti debout de chez lui, en marchant la tête haute car je n’étais plus un objet mais bien un être humain. Je ne disais plus aïe-aïe.

Je dédie cet article à J-P, F., M. et toutes les infirmières de l’étage neuro ainsi qu’à la dame de l’entretien. Vous vous étiez humains.

L’Harmonie des sens

Dimanche dernier, j’avais été invité à présenter le HOT système durant la journée dans un jardin privé avec d’autres acteurs. De la géobiologie, en passant par les pierres, les vêtements et les produits de beauté, nous étions une bonne douzaine à profiter d’une belle journée organisée par Denise.

Denise, je l’ai rencontrée durant un salon en septembre 2017. Elle a en permanence le sourire au visage et une énergie à déplacer des montagnes. Je la remercie encore pour son enthousiasme communicatif.

Bref, en dehors de la tondeuse du voisin (un dimanche) d’un taille haie et d’un cloueur de planche, l’endroit était agréable.

Pour moi, c’était l’occasion d’un peu remettre le pied à l’étrier et de présenter à nouveau le HOT système sans pression quelconque, juste l’occasion de s’amuser et de partager ma technique. Au début, je balbutiais beaucoup, je ne trouvais plus mes mots. Mais au fur et à mesure de la journée, le plaisir de partager a pris le dessus et j’ai retrouvé toute ma gouaille ancestrale.

Il faut bien avouer que les gens sont merveilleux et que l’approche par l’odorat est originale et permet un rapport à l’autre sans contraintes. J’utilise toujours les mêmes 4 odeurs pour mon test olfactif et les gens sont toujours occupés à chercher le nom d’une huile même si ce n’est pas le but. Je scrute les visages, les attitudes, les dilatations de pupille, les colorations des joues et je vois défiler devant moi des vies entières, des histoires, des souvenirs de jeunesse. Les mots sont toujours identiques mais ils ont à chaque fois des vécus différents. Ce sont ces vécus qui m’intéressent car ils permettent à chacun de se reconnecter instantanément avec des souvenirs, des idéaux, des moments de vie. Les visages s’éclairent, les souvenirs surgissent, les yeux deviennent des projecteurs de leur âmes, de leur être.

Je ne me lasse pas de répéter et de titiller les gens pour les pousser encore plus loin dans le lâcher prise. Après, j’expérimente différentes phases du HOT système pour me remettre en confiance avec la technique. Non, je ,’ai rien oublié, peut-être quelques emberlificotages mais rien d’essentiel et le travail continue naturellement. Je m’autorise alors quelques inductions instantanées avec la pose de la main sur le front et des suggestions directes de détente et de relaxation. Les gens sont droits sur leurs jambes, ils n’entendent plus la tondeuse, juste le son de ma voix. Leur main droite est collée sur le front et l’odeur déposée sur le poignet se répand dans l’ensemble de leur corps associée aux mots si importants pour eux.

Les retours au « ici et maintenant » est parfois un peu laborieux pour certains mais tous me gratifient d’un merveilleux sourire. Les visages ont changé, ils sont plus détendus. C’était juste un moment de pur bonheur gratuit pour eux comme pour moi.

J’ai retrouvé ce dialogue « d’âme à âme ». Il me manquait, il me nourrit spirituellement. Je retrouve l’individu dans ce qu’il a de plus beau, son humanité.

J’espère à bientôt pour de nouvelles rencontres.

Le cerveau et le HOT système

Ce dimanche, nous avons été voir le film : »Le cerveau des enfants » de Stéphanie Brillant. Une plongée d’1h30 dans les délices des neurosciences.

Compte tenu de mes nombreuses lectures et de mon intérêt constant pour le sujet, je n’ai pas appris grand chose, mais cela était plutôt une synthèse rafraîchissante. Le cerveau des enfants est notre futur cerveau d’adulte et on se rend réellement compte des conditionnements subis durant cette période de croissance. Rappelons également que notre cerveau n’est pas terminé avant 20-25 ans.

Travailler en hypnose pour rectifier des conditionnements appris et remonter dans l’enfance pour corriger certaines problématiques est certes une bonne solution apriori. Ma pratique sur une quinzaine d’année m’a amené autant de satisfactions que de désarrois. On croit avoir compris, on maîtrise la technique et les routines et pourtant notre taux de réussite reste invariablement aléatoire en fonction du vécu de chaque individu. On provoque des transes plus ou moins profondes, on récite de merveilleux textes à faire pâlir d’envie un écrivain renommé, on crée une ambiance des milles et une nuits et le résultat reste dépendant de ???

Il me fallait quelque chose pour tenter de toucher l’individu au-delà des mots. Au début, inspiré par l’ostéopathie, je travaillais beaucoup en crânien. C’était très confortable pour le partenaire et cela offrait en plus d’une vue sur tous le corps allongé des retours intéressants au niveau de ma proprioception. Hélas, le plus souvent les gens s’endormaient et mes mains se tétanisaient. Il me fallait autre chose pour tenter d’établir la communication. C’est fin 2015, après de nombreuses formations, que le déclic est survenu un matin. L’odorat était pour moi la solution.

L’odorat est un sens archaïque qui fonctionne déjà pour le bébé dans le ventre de sa mère. Il est le seul sens a ne pas être censuré par le thalamus. Il est en contact direct avec l’hippocampe et l’hypothalamus. J’avais une voie d’entrée directe avec le cerveau limbique, il me manquait les outils. Intéressé de longue date par les huiles essentielles, j’ai sélectionné différentes essences comme moyen pour faire remonter les souvenirs et les émotions associées, ce que l’on appelle : « la madeleine de Proust ».

La narration, l’interprétation à postériori d’une problématique ne m’intéresse pas car c’est généralement une information tronquée et censurée par le vécu de l’individu. Mon intérêt se porte principalement sur l’observation du non-verbal qui échappe à l’emprise du néo-cortex. La verbalisation est également remplacée au départ par une représentation dans l’espace de la problématique. Cette représentation est imitée par le praticien (neurones miroirs) et facilite grandement le dialogue silencieux et la connexion entre le praticien et le partenaire. L’odeur sert de catalyseur à la réaction et elle servira à postériori d’ancrage (conditionnement pavlovien).

Ma technique est fatigante au début pour le praticien car elle utilise des modes différents d’action qui nécessitent un réel investissement pour le praticien. Je vous invite à revoir les différentes vidéos de mon site.

En résumé, ce documentaire « Le cerveau des enfants », me conforte dans l’idée que ma démarche est censée et mérite d’être encore plus avant explorée. Le HOT système ne fait pas arrêter de fumer en 3 séances, il ramène la personne à une réflexion plus profonde sur ses habitudes, ses conditionnements, les raisons de son existence et les buts réels de sa vie. Alors seulement, après un certain temps, des modifications s’opèrent naturellement et il arrête de fumer en pleine conscience. J’ai observé des modifications tellement profondes chez des partenaires que je reste toujours stupéfait car les gens ne se rendent même plus compte de comment ils étaient avant.

 

 

Le carcan

Une façon très efficace de contrôler un individu ou de le punir est l’utilisation du carcan. Nous l’avons tous vu en visitant des châteaux ou e visionnant l’un ou l’autre film ou documentaire. Le carcan dont j’aimerais parler ici n’est pas d’ordre physique il est d’ordre médical.

Il est de bon ton d’aller chez le médecin quand un souci de santé survient. De par ses études, ses connaissances, son expérience du terrain, ses formations continues et les visites des délégués médicaux, il ou elle est la référence en matière de soin. On va chez le médecin comme on allait chez le curé pour se confesser et demander des conseils, des prescriptions, des remèdes pour soigner, parfois même guérir nos troubles psychiques (le curé) ou physiologiques (le docteur). Cette démarche est acceptée par tous et remboursée par la sécurité sociale. Le médecin a en plus le pouvoir de délivrer un certificat qui fera autorité et qui permettra à l’enfant de ne pas suivre le cour de gym ou au travailleur de s’absenter. Il faut bien comprendre que cette autorité médicale fait partie intégrante de notre culture et de nos croyances.

Dans cette logique, depuis plus de 40 ans, je teste des médicaments prescrits pour résoudre un problème de santé que je traine depuis mon enfance. J’ai ainsi pu apprécier le savoir de nombreux spécialistes, me soumettre à une multitude d’examens et prendre différentes médications. Quand je regarde ma pharmacie, j’ai assez de stock pour ouvrir une officine. J’ai, je le pensais, expérimenté tous les effets secondaires possibles et jamais, au grand désespoir du corps médical, les effets primaires supposés.

Je le pensais car j’ai découvert récemment un effet secondaire auquel je n’avais pas pensé. J’étais entré dans une logique médicamenteuse ces derniers mois assez risible. Un médicament pour soigner mon coeur afin d’éviter un problème de rein était pris à des doses assez fortes. Ce médicament après quelques mois a comme effet, entre autre, de causer une insuffisance rénale pour laquelle on me donne un autre médicament qui lui me provoque des troubles cardiaques et des problèmes de foie et d’estomac. On tourne en rond et je prends la décision de réduire le traitement de façon progressive. J’en fais part au médecin qui approuve mon choix en me disant qu’effectivement le premier médicament a parfois des effets sur le fonctionnement du rein. Il reconnait son impuissance et avoue ne pas savoir ce qu’il faut faire.

Depuis, très progressivement, j’ai arrêté ce traitement et je commence à retrouver des sensations corporelles perdues depuis des mois. Mais surtout, je retrouve une certaine lucidité car il y avait un effet secondaire que je n’avais pas identifié (pourtant repris en petit caractère sur la notice) : altération des facultés mentales, de la concentration, etc…

J’ai l’impression de revivre, de retrouver mes mots, le fil de mes idées. Je sors d’un cauchemar et enfin je peux rêver. Certes la désaccoutumance n’a pas été facile et il a fallu avoir recours aux huiles essentielles et à l’auto hypnose pour mener à bien ce sevrage. J’ai vraiment le sentiment d’être enfin libéré de ce carcan médicamenteux. En attendant, mon souci de santé n’est pas résolu et j’ai l’impression d’avoir perdu 40 ans en me conformant à la grande sagesse toute puissante de tous ces spécialistes.