Un humain devenu extra-terrestre

Hier, dimanche, journée électorale en Belgique, je suis allé me promener l’après-midi dans un site natura 2000 pas trop loin de chez moi. J’y ai fait une rencontre surprenante durant une promenade chaude d’automne.

Pour préciser, j’avais choisi ce lieu car il était assez préservé de l’influence des antennes GSM et que j’avais envie de mettre mon corps à l’abri des ondes électromagnétiques pendant 1 ou 2 heures. Sur le parking, à l’entrée du site, un Monsieur d’un âge incertain se présente à moi et me propose sa compagnie pour la promenade. Il ne connaît pas le site et me demande de bien vouloir être son guide. Dans le lointain, j’entends quelques coups de feu, période de chasse oblige.

Mon compagnon surprise se présente à moi spontanément, il dit s’appeler Gustav Jardoon, citoyen du monde car issu d’un mélange ethnique invraisemblable. Il parle français, sans accent et sa démarche est ample, souple, décontractée. Il parle doucement et semble effleurer le sol tellement son allure est détendue. Plus nous approchons de l’entrée du sous-bois, plus les détonations sont fortes et nombreuses. Je regarde autour de moi pour voir s’il n’y a pas une affiche signalant une chasse dans le coin. Rien qu’un panneau d’accueil signalant que ce lieu de quiétude est à respecter et qu’il est riche en espèce locale végétale et animale. Je conviens avec mon compagnon du chemin à suivre et nous commençons notre promenade dominicale.

Le cadre tient ses promesse, les couleurs automnales sont d’une richesse incroyables et la diversité végétale donnent encore plus de tonalité à ces jeux de couleur. Curieusement pas de trace d’oiseaux ou le moindre croassement d’une corneille.

Gustav m’explique qu’il est arrivé récemment en Belgique et que ces coups de feu continus au lointain lui rappellent étrangement le pays qu’il a du fuir. Sa démarche est plus raide, son regard est inquiet mais il se confie un peu plus à moi, sans doute pour échapper à une certaine angoisse. Il me demande si j’ai voté et si je suis chrétien pratiquant. Je répond à ses questions et il en profite pour enchaîner sur le fait qu’il n’a ni religion, ni Dieu, ni croyance. Il se considère, vu les mélanges de sang dont il est riche, comme citoyen du monde. Il me fait penser à Depardieu qui additionne les nationalités pour également devenir citoyen du monde.

La discussion continue sur le plan écologique et le devenir de la planète, j’ai touché une corde sensible et je n’arrive plus à placer un mot. Toujours pas un chant d’oiseau, alors que nous arrivons au lieu dit « la ferme du chant d’oiseau ». Pas le moindre signe de vie en dehors de mon compagnon Gustav et quelques promeneurs. Nous croisons également un photographe avec son matériel, gros zoom et trépied, venu observer et filmer des oiseaux. Le type est en planque depuis plus d’une heure et il n’a rien vu ni entendu en dehors des détonations.

Nous continuons notre périple et nous approchons de la Meuse en contrebas. Nous entendons un énorme vrombissement de motos de grosses cylindrées sur la route reliant Andenne à Namur. Ce bruit ajouté à la pétarade incessante nous fait presser le pas pour nous écarter de la zone. Il fait très chaud pour la saison et la transpiration commence à couler dans mon dos. Autre sensation étrange, les extrémités de mes doigts picotent et mes mains sont colorées. Le sang circule, je vasodilate. Cela faisait longtemps que je n’avais plus connu cette sensation agréable dans mon corps.

Nous arrivons dans une zone plus dégagée et plus éloignée des bruits, Gustav semble plus à l’aise. Il en connait un bout sur la nature, les espèces, il semble communier avec l’endroit. J’ai plaisir à l’écouter et à apprendre à observer le mode qui m’entoure. Le chemin nous ramène doucement au parking. J’entends encore les détonations au loin et je me retourne pour proposer à Gustav de le déposer chez lui mais il a disparu, volatilisé.

Je garde juste le souvenir d’un humain, tellement humain dans le sens le plus noble du terme qu’il semblait être devenu un étranger à sa planète, c’est cela peut-être un extra-terrestre.

Un nouveau génocide mondial avec consentement tacite

(article extrait du site Anecdotedujour)

J’ai assisté samedi dernier à une conférence de Wendy de Hemptinne, physicienne belge, sur l’environnement électromagnétique. C’est un sujet que je maitrise assez bien et qui malheureusement impacte sur ma vie de tous les jours. Comme pour le tabac, nous avons face à nous des normes complaisantes étables par les lobbies auprès des institutions nationales et mondiales. Ces normes ont été imposées sur base des effets thermiques connus de ces rayonnements non-ionisants.

J’ai du vendre en catastrophe une maison récemment achetée à Namur, pour cause d’électrosensibilté. Nous avions une antenne relais à 250 mètres de notre habitation et j’avais une bonne trentaine de réseaux WIFI dans la maison. Nous avons vécu dans la cave durant plusieurs mois pour éviter la plus grosse partie de ces rayonnements. Je ne reviendrai pas sur les inconforts physiques de ces ondes électromagnétiques, ils sont propres à chacun, souvent banaux et difficiles à relier à une quelconque pathologie (propos de mon médecin). Personnellement, ils ont un impact direct sur ma mobilité (crampes dans tous les muscles), troubles cardiovasculaires, hypertension accrue, troubles du sommeil, … Je sais tout cela est banal et je vieillis. De par mon expérience et dans des zones « blanches » ces troubles disparaissent et je retrouve une vie plus ou moins normale.

Je confirme donc que d’une part cela n’est pas une maladie et que d’autre part ce n’est pas psychosomatique comme répété par de nombreux spécialistes. Cette conférence m’a donc un peu plus confirmé dans l’idée que je n’étais pas fou et que d’autres personnes vivaient des inconvénients similaires (entre 3 et 5 % de la population). Le problème étant de faire le lien entre la cause et les effets.

Les lobbies utilisent la technique du doute pour contester les effets néfastes de ces ondes cumulées (voir techniques utilisées par l’industrie du tabac), ils financent des études pour venir contester les études indépendantes qui démontrent sans aucun doute les effets néfastes sur les organismes (végétaux, animaux et humains) de ses ondes non-ionisantes. Je reviendrai plus tard (articles plus ciblés) sur les résultats les plus impressionnants de ces études.

Je suis donc un fervent défenseur d’un habitat sain sans ondes qualifiées de non-ionisantes. Je n’utilise donc pas de GSM, je n’ai pas de WIFI (sauf celui des voisins), je n’ai pas de téléphone sans fil, je n’ai pas de four à micro-onde et de technologie CPL. Je dors dans un lit protégé par une toile spéciale et j’évite la ville, les transports en commun, les lieux publiques, … Je croyais stupidement que dans ma voiture, cage de faraday, j’étais protégé. Pourtant, après quelques minutes j’avais la tête dans un étau et des raideurs musculaires dans les jambes et les bras. J’y ajoute des problèmes de concentration dans ma conduite.

A la recherche d’un endroit sans wifi et éloigné des antennes, je visite donc de nombreuses maisons et je commence toujours à tester le lieu avec ma tablette (non connectée) et un petit logiciel qui me donne les WIFI captés et les bluetooth. On est vraiment surpris de constater le nombre de WIFI dans notre environnement avec parfois des portées supérieures à 50 m. Un jour, alors que j’avais laissé le moteur de ma voiture tourner, je constate sur ma tablette l’apparition d’un bluetooth provenant d’un véhicule. Le seul véhicule présent dans les environs étant le mein, j’en ai donc déduit qu’il était l’origine du problème. J’ai coupé le contact, plus rien sur ma tablette en terme de bluetooth. Je me penche donc sur la programmation du véhicule pour tenter de désactiver cette fonction, peine perdue. Je consulte le mode d’emploi, pas de solution. Rentré chez moi, je consulte internet et je trouve des articles confirmant mon problème, pas de solution. Je consulte 2 concessionnaires de la marque, impossible de supprimer ce bluetooth sans retirer la radio, le GPS, la caméra de recul et autres fonctionnalités pratiques. On me confirme également que de plus en plus de véhicules sont proposés d’office avec cette  fonction bluetooth et qu’elle n’est pas dé-connectable.

Quand on étudie un peu le sujet et qu’on essaie d’avoir un esprit un peu critique par rapport au discours officiel de la non dangerosité de ces technologies (je pense au serpent KA dans le livre de la jungle : « aie confiance »), on se rend compte que nous sommes exposés en permanence à ces ondes et qu’elles peuvent avoir des effets sanitaires dévastateurs sur nos populations. Je pense particulièrement et en premier aux personnes les plus vulnérables qui sont exposées involontairement ou par manque de précautions à ces champs électromagnétiques de plus en plus puissants et nombreux. (femmes enceintes, foetus, jeunes, cardiaques, …)

Dans mon histoire, j’ai pu apprécié le fait qu’une mise totale hors champs électromagnétiques permettait d’augmenter le niveau de tolérance à ces ondes pendant un certain temps. Mais il ne faut surtout pas dépasser un certain seuil critique car le retour en arrière est difficile, hors nos jeunes populations sont de plus en plus exposées et les décisions de nos politiques vont vers un toujours plus en avant (compteur Linky, 5G, 4ème opérateur, WIFI gratuit dans les villes, …). Les industriels suivent ou précèdent en implantant ces fonctions dans nos technologies du quotidien.

Conclusion, la planète se réchauffe plus vite qu’annoncé, les pesticides envahissent nos assiettes, le plastique pollue nos océans, … (je vous laisse le soin de compléter cette liste apocalyptique) et j’y ajoute le brouillard électromagnétique qui est devenu notre lot quotidien.

PS : « On est en 2018 et tout va bien , dormez tranquille bonnes gens » à répéter en boucle si possible en état hypnotique.

 

Parfum et olfaction

Cette vidéo, certainement publicitaire, est un complément informatif sur notre système olfactif. C’est expliqué simplement et elle a pour mérite d’aborder l’inné et l’acquis an matière d’olfaction. L’expérience sur les bébés (fin de la vidéo) est très intéressante. Je vais plus loin, pourquoi la mouche est attirée par l’odeur de charogne du satyre puant (champignon) ? Est-ce sa mémoire d’asticot qui s’est nourrie de viande en décomposition. Pourquoi l’humain rejette cette odeur ?

J’en reviens à un de mes articles qui parle du paradoxe de l’odeur qui même non-aimée fait également rejaillir des souvenirs agréables.

On n’a pas fini d’explorer ce domaine et pour moi il reste essentiel (comme les huiles).

J’ai eu différents contacts cette semaine qui me poussent à revenir rapidement au HOT système®, coïncidences ?

Je recherche toujours un endroit pas trop pollué par les ondes et dans lequel je pourrais pratiquer et enseigner à nouveau. Je fais confiance à l’univers et à ses senteurs subtiles.

Bonne vision

 

St Thomas

 

L’incrédulité de Saint Thomas, Polydore de Caravage (1531-35). (Wikipédia)

« Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. »

« Si tu ne me montres pas que tu fais un oedème de Quincke en prenant un antihypertenseur de la famille des antagonistes du calcium, je ne croirai point ».

Je parodie, bien entendu. Mais cette affirmation : « je suis comme St Thomas » me poursuit à chaque médecin ou spécialiste consulté. Ah, si tous les Sts Thomas du monde pouvaient se donner la main, on gagnerait du temps.

Je vais finir par avoir de la compassion pour le corps médical. C’est vrai, ils enchainent des horaires épouvantables après de longues et épuisantes années d’étude. Ils entendent à longueur de journée les mêmes histoires, les mêmes plaintes et répètent sans cesse les mêmes traitements en observant à la lettre les prescrits médicaux. Ils finissent par ne plus donner aucun crédit aux affabulations des clients, pardon patients. Ils veulent vérifier, recontrôler et retester. Je comprends, une erreur médicale est si vite arrivée et à qui peut-on encore faire confiance ?

Je parodie, bien entendu.

Un cardiologue que j’avais traité d’empoisonneur, m’a demandé d’établir la liste des traitements suivis depuis plus de 40 ans. Nous sommes arrivés à plus de 50 molécules essayées sans succès. J’ai épuisé le catalogue des solutions connues, alors on combine et l’industrie pharmaceutique a judicieusement combiné des molécules de différentes familles pour trouver des synergies et améliorer l’efficacité thérapeutique. Très bonne idée, me direz-vous. Oui et non, car on peut bien réagir à une molécule et ne pas supporter l’autre. Alors, en jouant au vogelpik, jeu de fléchettes si vous préférez, on essaie différentes combinaisons au petit bonheur la chance.

Je joue au vogelpik depuis plus de 40 ans avec ces gens là et je teste et reteste les mêmes molécules sous des noms commerciaux différents. Un vrai casse-tête pour le néophyte qui tente de retrouver la molécule de base dans tous ces médicaments génériques. Je peux presque ouvrir une pharmacie spécialisée avec touts les boîtes que j’amasse années après années.

Messieurs, Mesdames, un peu de sérieux, je sais que je dois maigrir, que la réglisse provoque de l’hypertension, que le sel est mauvais et qu’il faut faire du sport. Je sais tout cela, on me le répète à chaque consultation et je répond que vos médicaments font grossir, que je ne mange pas de produit industriel, que je ne mets plus de sel dans mon alimentation depuis l’âge de 18 ans et que vos médicaments m’empêchent de bouger. Je sais tout cela, je vous le dis mais vous n’entendez pas. Vous me montrez de beaux tableaux qui reprennent la procédure à suivre suivant l’OMS, On ne peut rien vous reprocher.

Vous revenez à la charge avec la balance risque/bénéfice. J’en suis conscient mais vivre comme une lavette le restant de sa vie, est-ce un réel bénéfice ?

Je l’affirme haut et fort, une bonne fois pour toute : « JE NE SUIS PAS VOTRE LERAT (mon nom) de laboratoire ».

A la lecture des forum, je constate que pour une majorité de problèmes de santé, vous avez en réalité peu de solutions. Vous prescrivez, il faut encore pouvoir lire votre ordonnance, vous faites tourner le business pharmaceutique, vous réalisez des prouesses techniques, vous sauvez des vies MAIS vous avez perdu votre humanité et votre capacité à aborder l’être humain dans sa globalité. Vous nous avez coupé en morceaux, en spécialités, en services, en étages. Vous avez oublié que l’être humain est un tout interdépendant.

Il me souvient …

Il me souvient … Juste un moment avec moi.

Ce matin, j’étais assis dans la cour avant le lever du soleil. La meilleure heure en ces périodes de canicule. Je contemplais un ciel à peine bleu parsemé de nuages. En dehors du bruissement des feuilles dans les arbres, il y avait le silence. Je ne dormais pas, je ne rêvais pas, j’étais juste présent à moi-même, un état hypnotique naturel ou méditatif si vous préférez. J’aime à me lever tôt et profiter de la fraîcheur et de la quiétude du petit matin.

Puis doucement, au fur et à mesure que le soleil commençait à tinter de son rougeoiement les quelques nuages, le merle a commencé à enchanter le silence par son sifflement joyeux. Il marque son territoire et prévient ses congénères. Il est directement suivi par le roucoulement d’une tourterelle heureuse de saluer sa moitié qui lui répond avec entrain. En quelques instants, ce silence des feuilles se transforme en une symphonie de chants et de vie. Il fait juste bon, le vent est juste chaud à point pour éviter la chaire de poule. Je bois l’air fraîchement ionisé à pleine goulée, il coule comme un sirop dans mes poumons. Je respire, je vis.

Au loin, les coqs surpris par le soleil commencent à réveiller leur bassecour, les corneilles se mêlent à se vacarme lointain. De nombreux passereaux viennent ponctuer de leurs chants cette composition inédite.

Au fur et à mesure que le soleil s’affirme et prend sa place dans le ciel, l’air se réchauffe, les feuilles s’immobilisent et les chants mélodieux se calment pour laisser maintenant place aux croassements grinçants des corneilles. La nature se planque pour mieux affronter cette nouvelle journée de canicule.

J’émerge brutalement de mon état de torpeur, réveillé par la camionnette du facteur venu déposé le journal avec les nouvelles du monde. Vite, je rentre me calfeutrer à l’abri de la chaleur et des catastrophes. Je ferme portes et fenêtres pour me réfugier dans le semblant de fraîcheur d’une vieille bâtisse. Il fait sombre, l’air est déjà lourd et …

Il me souvient…, d’un livre lu et relu durant mon adolescence, c’était Ravage de Barjavel. Il décrivait dans ce livre la fin d’un monde occupé à étouffer et à brûler. Cet écrivain d’avant guerre était un visionnaire de nos évolutions technologiques, le plastec, les manipulations génétiques, la mère de viande, etc…, toutes ces affabulations qui peuplent ou peuplerons bientôt nos quotidiens.

A la fin du livre, il me souvient que le monde brûle pour faire place à un retour à la terre et au refus brutal de l’évolution technologique.

Il me souvient ses instants de vie en communion avec la nature, le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux et l’ondée fraîche d’un ruisseau, … Il me souvient …

Aye aye

Ca y est, je l’ai fait et ça fait mal, je dirais même plus aïe-aïe. On ne va pas se plaindre, je ne m’en sors pas trop mal après 15 jours à l’hosto. La machine est globalement abimée mais elle continue à fonctionner. Je ne me plains pas et comme dans toute chose, il y a toujours du positif.

Ce séjour fut des plus instructifs sur l’apprentissage du fonctionnement de mon corps, sur celui du fonctionnement des relations humaines dans un milieu clos et sur celui du chaos médical dans lequel nous évoluons. Attention, je ne tire pas à boulet rouge sur notre médecine, je constate juste les limites d’une rationalisation à l’extrême d’un système et la disparition de l’humanité de notre système de soins au profit de la rentabilisation d’un outil.

En ce qui concerne mon corps, j’ai appris à découvrir l’étonnante adaptabilité de l’être humain et les potentiels inimaginables de notre cerveau. L’hypnose m’a beaucoup aidé à passer à travers les différentes épreuves tant physiques que psychologiques. Prendre de la distance, faire l’hélicoptère et observer la situation plutôt que d’être dans la situation permet de prendre d’autres décisions et parfois même des pistes non envisageables autrement.

En ce qui concerne les contacts sociaux, il sont de trois types. Tout d’abord, les collègues malades que l’on rencontre dans sa chambre, ou dans les couloirs. Chacun a son histoire, chacun a besoin de se raconter, chacun a les pires misères. C’est humain et le mieux que l’on peut faire c’est amener de l’humour, du moral, de l’autodérision. J’ai un maximum de compassion pour ces malades atteints de démence (alzheimer ou autre) perdus, sans repères qui tentent par tous les moyens de comprendre où ils sont et de fuir pour retrouver leur liberté. Je pense à cette dame qui n’a pas cessé de pleurer et à son mari stressé qui hantait les couloirs sans desserrer les mâchoires. Mes pensées vont aussi à me compagnons de chambrée qui apprenaient chaque jour une aggravation de leur cas. Je pense à ces épouses apportant avec des fruits un maximum de réconfort à leur mari tout en camouflant avec peine leurs larmes, leurs peurs, leur impuissance.
Enfin, tous mes remerciements aux infirmières, aide-soignantes et dames de l’entretien pour leur dévouement.

Le microcosme humain décrit ci-dessus ne comprend pas les médecins, et pour cause, il est tellement rare d’en rencontrer un. Durant les derniers jours de mes vacances forcées, avec ma tension au maximum (24/14), je n’ai vu personne de soi-disant responsable. Les infirmières respectaient le protocole et faisaient références au médecin de garde qui ne m’avait jamais vu mais qui avait mon dossier. Et c’est ce dimanche là que l’expérience la plus loufoque a été vécue : Mon maximum de tension refusait obstinément de descendre en dessous de 24 malgré les médicaments, l’infirmière en réfère au médecin de garde qui lit mon dossier et voit que les bains chauds font baisser ma tension. L’infirmière reçoit les instructions suivantes le dimanche vers 14h, soit je prends un témesta pour me calmer, soit je prends un bain chaud comme je faisais chez moi pour faire baisser la tension en cas de crise. Ma maison étant située à 150 m de l’hôpital, j’opte pour le bain chaud et je sors de l’hôpital après avoir signalé mon départ à l’infirmière. Je suis revenu une heure plus tard avec une tension à 16.

Loufoque, absurde, contraire aux règles de sécurité mais efficace et salvateur.

Les médecins, les spécialistes, les professeurs, les étudiants, tous sont formatés et fonctionnent dans un système organisé et hiérarchisé comme une usine, une entreprise. Les protocoles, les procédures, les temps machines, tout est organisé, minuté et rentabilisé. Pour le côté humain, en dehors du personnel infirmier, c’est le sourire à l’américaine, le « bonjour » artificiel, et le « ça va aller » de rigueur. Une usine aux rouages biens huilés, une usine où le mot rentabilité a pris le dessus, une usine où l’être humain est devenu un objet un produit à réparer comme une TV.

Je pourrais m’étendre longtemps sur le sujet mais ce serait une lutte vaine et un combat perdu d’avance.

J’ai vu un escroc hier, un qui répare avec les mains, un qui a écouté mon problème, un qui m’a fait mal en appuyant tant manuellement que psychologiquement là où ça fait mal. Je suis sorti debout de chez lui, en marchant la tête haute car je n’étais plus un objet mais bien un être humain. Je ne disais plus aïe-aïe.

Je dédie cet article à J-P, F., M. et toutes les infirmières de l’étage neuro ainsi qu’à la dame de l’entretien. Vous vous étiez humains.

L’Harmonie des sens

Dimanche dernier, j’avais été invité à présenter le HOT système durant la journée dans un jardin privé avec d’autres acteurs. De la géobiologie, en passant par les pierres, les vêtements et les produits de beauté, nous étions une bonne douzaine à profiter d’une belle journée organisée par Denise.

Denise, je l’ai rencontrée durant un salon en septembre 2017. Elle a en permanence le sourire au visage et une énergie à déplacer des montagnes. Je la remercie encore pour son enthousiasme communicatif.

Bref, en dehors de la tondeuse du voisin (un dimanche) d’un taille haie et d’un cloueur de planche, l’endroit était agréable.

Pour moi, c’était l’occasion d’un peu remettre le pied à l’étrier et de présenter à nouveau le HOT système sans pression quelconque, juste l’occasion de s’amuser et de partager ma technique. Au début, je balbutiais beaucoup, je ne trouvais plus mes mots. Mais au fur et à mesure de la journée, le plaisir de partager a pris le dessus et j’ai retrouvé toute ma gouaille ancestrale.

Il faut bien avouer que les gens sont merveilleux et que l’approche par l’odorat est originale et permet un rapport à l’autre sans contraintes. J’utilise toujours les mêmes 4 odeurs pour mon test olfactif et les gens sont toujours occupés à chercher le nom d’une huile même si ce n’est pas le but. Je scrute les visages, les attitudes, les dilatations de pupille, les colorations des joues et je vois défiler devant moi des vies entières, des histoires, des souvenirs de jeunesse. Les mots sont toujours identiques mais ils ont à chaque fois des vécus différents. Ce sont ces vécus qui m’intéressent car ils permettent à chacun de se reconnecter instantanément avec des souvenirs, des idéaux, des moments de vie. Les visages s’éclairent, les souvenirs surgissent, les yeux deviennent des projecteurs de leur âmes, de leur être.

Je ne me lasse pas de répéter et de titiller les gens pour les pousser encore plus loin dans le lâcher prise. Après, j’expérimente différentes phases du HOT système pour me remettre en confiance avec la technique. Non, je ,’ai rien oublié, peut-être quelques emberlificotages mais rien d’essentiel et le travail continue naturellement. Je m’autorise alors quelques inductions instantanées avec la pose de la main sur le front et des suggestions directes de détente et de relaxation. Les gens sont droits sur leurs jambes, ils n’entendent plus la tondeuse, juste le son de ma voix. Leur main droite est collée sur le front et l’odeur déposée sur le poignet se répand dans l’ensemble de leur corps associée aux mots si importants pour eux.

Les retours au « ici et maintenant » est parfois un peu laborieux pour certains mais tous me gratifient d’un merveilleux sourire. Les visages ont changé, ils sont plus détendus. C’était juste un moment de pur bonheur gratuit pour eux comme pour moi.

J’ai retrouvé ce dialogue « d’âme à âme ». Il me manquait, il me nourrit spirituellement. Je retrouve l’individu dans ce qu’il a de plus beau, son humanité.

J’espère à bientôt pour de nouvelles rencontres.