Le HOT système ® et le tabac, pourquoi pas ?

Je ne suis pas un fan des arrêts tabacs. J’ai beaucoup étudié le sujet d’un point de vue technique, j’ai suivi de nombreuses formations et je ne suis toujours pas convaincu. Après analyse, quelque soit la méthode, je me rends compte que les gens qui veulent arrêter sont justes prêts quelque soit la technique.

Je reviens sur le sujet car 2 évènements m’ont interpelés ces derniers jours.

Tout d’abord durant la dernière formation, un des participants, fumeur, a demandé durant l’exercice final avec une partenaire de se débarrasser de son addiction. Je n’ai jamais conçu le HOT dans cette perspective et je suis intervenu durant la séance pour adapter. Ce participant m’a envoyé un mail pour me dire qu’il n’avait pas arrêté mais avait fortement réduit sa consommation et qu’il se surprenait à éteindre sa cigarette juste allumée.

Ensuite, j’ai rencontré un vendeur de meuble hier soir, qui se targuait de pouvoir arrêter quand il voulait pour 1 ou 2 ans.

Le sujet m’a à nouveau travaillé cette nuit et je me suis dit le HOT système ® pour l’arrêt tabac, pourquoi pas ?

Je pense que le sujet est très difficile et dépendra toujours du type de consommateur, un fumeur de cigarettes n’est pas un fumeur de cigare ou de pipe. Physiologiquement, les mécanismes d’absorption sont différents et en durée et en mode d’assimilation. Il faut aussi tenir compte des contextes, des personnages véhiculés, de l’image cachée derrière cette addiction.

J’ai été formé à différentes méthodes, des plus coûteuses au plus dégoutantes. Hélas, problème de croyance sans doute, j’ai toujours rencontré des formateurs qui mettaient tout dans dans leur « truc » (souvent pour se faire du fric facile) mais qui ne connaissaient rien à tous les mécanismes du tabac et aux subtilités mises en place par les cigarettiers.

Le HOT système ®, ne fonctionne pas sur l’arrêt immédiat, il met en place un mécanisme de réflexion assez complexe qui ramène l’individu à se rendre compte en permanence du caractère compulsif de certaines cigarettes.

Dans notre approche, il y a clairement trois types de cigarettes, la nicotinique (surtout celle du matin, toutes les heures notre corps élimine la moitié de la nicotine (ou dérivés transformés par notre organisme)), la compulsive et la sociale. Sur la nicotinique, je pense que la volonté est le seul moyen de l’éliminer car elle est consciente. Pour la sociale, il faut mettre en place des stratégies visant à éviter, surtout au début, les tentations. Pour la compulsive, je propose le HOT système ® avec l’utilisation d’un succédané qui est l’odeur aimée liée à des éléments essentiels de notre existence.

L’arrêt, avec ces trois approches, se fait progressivement par un changement d’attitude de l’individu par rapport à son existence. Cela lui permet de mettre en place d’autres réflexions et d’éviter avec le temps une rechute dans cette addiction ou un comportement déviant de substitution.

Je sais, il est préférable d’arrêter en une fois, car diminuer c’est tirer encore plus fort sur les cigarettes restantes et s’empoisonner encore plus. Mais, ces cigarettes sont de plus en plus mauvaises et l’arrêt s’installe de lui-même.

Mon travail porte plus sur le long terme, sur la motivation qui n’est hélas pas toujours présente pour l’inconscient alors que le conscient décide d’arrêter pour la famille, la santé, l’aspect financier ou etc… Toutes des raisons certainement valables mais insuffisantes pour faire passer le message à notre cerveau directeur de notre vie : notre inconscient (+ de 90 % de nos actes).

Le HOT système ® a cette particularité de travailler là où on l’attend le moins, c’est pour cela que je ne fais jamais directement d’arrêts tabac.

La méthode d’apprentissage du HOT système®

L’apprentissage du HOT système ® est un peu particulier et s’est enrichi en 2 ans des expériences positives et négatives. Nous mettons un point d’honneur à ce que chacun finisse la session de 2 jours avec la possibilité de pratiquer une session HOT complète. Pour ce faire, nous avons réduit la taille des groupes, nous avons réduit au maximum la partie purement théorique en fournissant de nombreux supports (clé USB, syllabus, HOT roman, …) et enfin nous avons mis en place une pratique continue et supervisée.

Chaque élève pratique à son tour devant les autres avec un partenaire. Ce sont nos commentaires et les remarques des autres élèves qui font avancer l’apprentissage. Bien entendu, souvent, c’est le premier qui essuie toutes les difficultés, mais c’est aussi celui qui en retire le plus de bénéfices. On apprend de ses erreurs, pas de ce que l’on reproduit à la perfection. Nos remarques ne sont jamais des jugements, ce sont des points à revoir, à corriger à répéter. Les mots ont relativement peu d’importances, ce sont plutôt les attitudes, les intentionnalités et l’implication qui vont jouer un maximum dans une session HOT.

Une séance HOT commence à l’accueil et se termine à la fermeture de la porte derrière le partenaire. « TOUT », je répète, « TOUT » est important, de l’accueil à la dernière attitude, au dernier regard.

Faire une excellente session et montrer son contentement de voir l’autre enfin partir à la fin de la séance peut faire échouer un travail. C’est ce « temps » qui se déroule pour le partenaire entre la première et la dernière impression qui fait toute la séance.

Travailler devant le regard des autres est également un excellent moyen de se plonger dans son travail avec le partenaire. C’est s’isoler du reste du monde pour communier d’âme à âme avec l’autre. La répétition pendant 2 jours est également un apprentissage de ce mode de fonctionnement.

Nous filmons également les séances de travail et nous envoyons ensuite les fichiers aux élèves. Exercice, certes un peu difficile de se voir et de s’accepter. Mais exercice au plus haut point bénéfique de se retrouver face à soi-même en situation réelle.

A bientôt pour de nouvelles expériences.

La dernière boulette 2017

Une très belle formation que cette dernière à Bruxelles. Un petit groupe très motivé et des échanges intéressants. J’ai l’impression que chaque formation, chaque conférence ou salon viennent à chaque fois enrichir la technique.

Le petit groupe a permis un travail de pratique intense. Personne n’est isolé dans son coin, tout le monde passe en continu devant le groupe pour apprendre de ses erreurs. Les remarques sont nombreuses et toujours constructives. Les questions permettent d’avancer et profitent à tout le monde.

Fatigué, oui, nous l’étions tous le dimanche soir. Mais, et pour moi, c’était le principal, l’objectif était atteint. Mon objectif, amener tous les participants à pouvoir mener à bien une séance HOT complète au terme des 2 jours.

Je vous donne rendez-vous en 2018 avec de nouvelles formules. Merci à tous pour ces partages en 2017.

Guy

Hypnose de spectacle, avis du Dr Benhaiem

Dans une conférence, le Dr Benhaiem présente l’hypnose et son utilisation en tant que médecin. Il a écrit un livre avec François Roustang et forme des médecins à la pratique médicale de l’hypnose. Il aborde de nombreux sujets durant cette conférence et répond à des questions. Une de ces questions porte notamment sur l’hypnose de spectacle. Cela apport un un petit complément d’éclairage à une meilleure compréhension de la loi de 1892. D’autres justifications à cette loi sont également à trouver chez un célèbre hypnotiseur belge de la fin du 19ème siècle : Donato.

Voici un extrait qui explique un peu la problématique et le moyen d’en sortir à l’époque :

« Donato fit un jour, comme d’habitude, avec grand renfort de réclame, des expériences dans une ville de Belgique. Il hypnotisa une personne. Lorsque Donato l’eût fixé quelques instants, le sujet était tellement subjugué, qu’il suivait Donato sans pouvoir opposer la plus petite résistance.

L’hypnotiseur venait-il à se déplacer vivement, le sujet courait après lui ; il était véritablement attaché à son regard. Donato pouvait faire cesser cette hypnotisation quand il le voulait ; il n’avait qu’à fermer les yeux du sujet et à lui donner la suggestion : « Éveillez-vous, vous êtes calme », et le sujet se réveillait se déclarant tout à fait calme. Ce calme n’était qu’apparent. Il est établi que la répétition des expériences augmente la sensibilité à l’hypnotisme.

Ce sujet, que Donato avait hypnotisé brutalement sur la scène vit donc sa faiblesse nerveuse augmenter et dans les rues de la ville où il se trouvait, il fut bientôt fasciné par les feux lancés par les phares des automobiles. Il ne pouvait plus sortir le soir sans être la proie des sources de vive lumière. La fascination avait augmenté sa névrose et il fallut le soigner. La justice informa, il y eut des enquêtes, des expertises, et finalement un projet de loi, et l’hypnotisme fut interdit en Belgique en représentations publiques.

La France, elle aussi, a interdit les séances d’hypnotisme faites en public. Seules sont autorisées les expériences faites devant une société d’études légalement constituée. Mais, me direz-vous : « Comment ! Les expériences d’hypnotisme sont interdites en représentations publiques ! Mais on en voit journellement dans les foires et dans les cafés ». Certes, mais c’est simplement parce que les lois, les arrêtés sont si nombreux que la police ne peut tous les connaître.

D’ailleurs, les hypnotiseurs de scène se sont ingéniés à tourner la difficulté. Et voici le « truc » qu’ils ont imaginé : ils sollicitent de la Préfecture de Police une autorisation en déclarant que les expériences sont simulées. Et ce n’est certes pas l’inspecteur, vraisemblablement peu au courant de la question, qui aura peut-être pour mission de venir contrôler les expériences, qui pourra les contredire. Ce truc a fait ses preuves. Donato, qui avait été poursuivi pour infraction à cette loi, plaida dans cet esprit : « La personne qui me sert n’est pas un sujet ! C’est un compère. Prouvez- moi qu’il dort réellement ! » On ne peut faire la preuve que le sujet dormait et Donato fut acquitté. »

« DONATO ET L’HYPNOTISME THEATRAL

Extrait de la revue L’escamoteur, N°7 et N°9 de décembre 1947 et mars 1948. »

La loi de 1892 et l’hypnose

Le spectacle de l’hypnotiseur Messmer à Colfontaine annulé sur base d’une loi de 1892

Un spectacle qui part en fumée. Crédit : MAXPPP

Un spectacle qui part en fumée. Crédit : MAXPPP

Messmer, c’est la star de l’hypnose. Il est de tous les shows télévisés mettant en scène cette pratique. Le célèbre hypnotiseur canadien devait se produire, ce mercredi 16 novembre, à l’Espace Magnum de Colfontaine. Il n’en sera rien. Le président de l’ASBL qui gère la salle, Lucien d’Antonio – également bourgmestre de la commune – a décidé d’annuler le spectacle.

Si le président de l’ASBL a agi de la sorte, c’est en raison de plusieurs courriers de mise en garde qu’il a reçus et qui émanaient du procureur du roi de Mons, Christian Henry. Ce dernier faisant référence, dans ces lettres, à une loi datant de 1892 qui stipule que «  quiconque aura donné en spectacle une personne hypnotisée par lui-même ou par autrui, sera puni d’une peine d’emprisonnement  ». Si la représentation a lieu, les organisateurs risquent une peine allant de quinze jours à six mois de prison.

L’Espace Magnum laisse cependant à la société de production qui gère les spectacles de Messmer l’occasion de lui fournir les documents nécessaires pour prouver que le show est bien légal aux yeux de la loi belge. Lucien d’Antonio, de son côté, ne comprend pas ce retournement de situation. D’autant que Messmer s’est déjà produit à Colfontaine par le passé. «  L’annulation du spectacle est une petite catastrophe. Je suis très déçu  », a-t-il confié.

Satyre puant

J’évoque souvent dans mes conférences le « paradoxe d’une odeur ». Pour ce faire, je raconte une petite histoire vraie qui a du se dérouler vers l’âge de dix ans. Dans mon cas, cela fait référence à une odeur exécrable qui attire surtout les mouches. D’autres personnes m’ont également raconté d’autres histoires, tel ce monsieur dont les parents tenaient un garage ou cet autre dont le père était peintre. A chaque fois, ce sont des odeurs assez fortes et désagréables mais qui sont en lien avec un souvenir d’enfance agréable, un moment d’échange ou de complicité.

L’odorat est réellement un sens étonnant, rappelons son utilisation en marketing olfactif et l’interdiction de pratiquer des études olfactives en laboratoire en France (rappelons l’émission de Elise Lucet sur le sujet).

Dans le HOT système ®, heureusement, on essaie de travailler avec des odeurs agréables, aimées. Celles-ci, en plus de servir à faire remonter des souvenirs ou des émotions, serviront aussi comme ancrage. Nous travaillons actuellement avec une quinzaine d’odeurs (huiles essentielles) associées aux tempéraments hippocratiques. Deux autres séries de 15 (parfois les mêmes) sont en préparation pour nous permettre d’élargir notre champ d’investigation. Un de ces coffrets sera consacré aux huiles dites « sacrées ou nobles ». Elles tiennent pour la plupart ce terme « sacré » de l’histoire et des traditions. Elles sont devenues des archétypes. Hélas, et c’est là toute la difficulté, elles sont souvent rares et onéreuses surtout si on veut des huiles de qualité.
Nous vous tiendrons informé de nos progrès dans ce domaine.

Le deuxième coffret reprendra des huiles plus utilisées en aromathérapie afin de faciliter la démarche pour les naturopathes plus familiers de ces huiles « santé ».

Nous attendons également un « gadget » qui devrait faciliter l’utilisation du HOT système ® en auto-hypnose.

Voilà déjà quelques nouveautés pour 2018.

Au plaisir de découvrir avec vous ces nouveautés.

 

Système olfactif chez homo sapiens

Homo sapiens, un meilleur « nez » pour expliquer sa réussite évolutive ? (19/12/11)
 

Avoir un sens de l’odorat plus développé a-t-il donné un avantage évolutif à Homo sapiens ?
Homo sapiens sentait-il mieux que les Néandertaliens ?

Selon une étude comparative des cerveaux d’Homo erectus, Homo neanderthalensis et Homo sapiens, le cerveau de ce dernier présente une augmentation de 12% des structures cérébrales qui traitent les informations olfactives. Cela est-il un avantage évolutif ?

Comparaison des cerveaux d’Homo sapiens (en bleu) et de Néandertal (en rouge).

L’étude
Les chercheurs sont partis des restes fossilisés de crânes des trois espèces. En reprenant l’empreinte laissée par le cerveau dans la boîte crânienne ils ont pu reconstituer sa forme et son volume. La technologie du Scanner 3D permet de visualiser et comparer les cerveaux des différentes espèces. «Nous avons utilisé de nouvelles méthodes, très précises, pour mesurer et comparer les volumes des crânes d’hominidés de près de 2 millions d’années», explique Robert Kruszynski.
L’étude a été publiée dans la revue Nature par une équipe de recherche dirigée par Markus Bastir et Antonio Rosas (Musée des Sciences Naturelles, Espagne). L’équipe comprenait également Chris Stringer et Robert Kruszynski (Musée d’Histoire Naturelle, Angleterre).

Une zone du cerveau plus grande de 12% pour Sapiens
Les scientifiques ont constaté que des zones du cerveau, les lobes temporaux qui correspondent à la cognition (pour le langage mais aussi la mémoire et la sociabilité) et les bulbes olfactifs, qui correspondent aux sens olfactifs, sont plus grandes chez Homo sapiens par rapport aux autres espèces humaines étudiées. La différence est même de 12% par rapport à Homo neanderthalensis.
Pour les scientifiques cela montre que ces deux zones du cerveau travaillent ensemble et sont peut-être plus importantes dans l’évolution du cerveau humain moderne que ce que l’on pensait auparavant.

Une différence de structure interne
Les modèles 3D qui ont été construits ont contribué à révéler tous les détails des structures internes de la boite crânienne.
Robert Kruszynski indique : « Les cerveaux d’Homo sapiens – notre espèce – ont montré un changement surprenant d’architecture interne par rapport à ses prédécesseurs, dans la zone où se trouvent les régions olfactives et temporales ».

Le sens de l’odorat remis à l’honneur…
Jusqu’à présent l’odorat a été jugé comme moins important par rapport à nos autres sens
pour l’espèce humaine. Le fait de sentir ou de renifler n’est plus, dans la société moderne, une faculté reconnue (sauf peut-être pour les « nez » en parfumerie !). Pour Chris Stringer : « On croit généralement que les hommes ont de moins en moins utilisé le sens olfactif (l’odorat) par rapport aux autres primates, et par conséquence par rapport aux premiers hominidés. »
Les données récoltées lors de cette étude suggèrent exactement le contraire : les hommes modernes ont, en fait, un meilleur sens de l’odorat que leurs prédécesseurs.

Un impact sur l’évolution humaine ?
Pour les scientifiques de cette étude le sens de l’odorat peut avoir été aussi important que le langage en aidant à nous donner, hommes modernes, un avantage évolutif sur les autres humanités, tels que les Néandertaliens.
Les changements de structure et de taille n’ont pas été identifiés dans les crânes de Néandertal qui ont été étudiés. Ces différences sont peut-être une partie expliquant les parcours évolutifs de ces deux espèces, Homo neanderthalensis et Homo sapiens.

L’équipe en conclue que les bulbes olfactifs et les lobes temporaux plus développés d’Homo sapiens ont contribué à son évolution dans un contexte social. Ces facultés auraient pu contribuer à la reconnaissance de parenté, améliorer les relations familiales, renforcer la cohésion du groupe et l’apprentissage social, ce qui aurait permis aux hommes modernes de progresser et de devenir la seule espèce humaine survivante.

C.R.

Sources :
ScienceDaily
Nature

Photos
Credit: © MPI for Evolutionary Anthropology/Phillip Gunz