Fuire, combattre ou faire le mort

Le titre est évocateur et fait suite à mon article précédent (le salut dans la fuite). Je ne reviendrai pas sur les travaux de Laborit, mais ces trois alternatives sont des solutions reptiliennes qui conditionnent une bonne partie de notre vie. Dans le cas présent, nous nous retrouvons réellement à la place du rat de laboratoire enfermé dans une cage et soumis par le plancher à un puissant courant électrique. Il n’y a aucun moyen de se battre ou de fuir, on peut juste faire le mort en espérant que l’expérimentateur s’apitoie sur notre sort et coupe le courant. Je n’entrevoit malheureusement aucun espoir dans le fait que cette technologie soit mieux contrôlée car elle représente des intérêts financiers présents et futurs qui vont au-delà de notre imagination. Cette technologie est tout bénéfice pour les états à travers les ventes de licence ( récemment 6 milliards d’euro pour la vente des licences en Allemagne aux 4 opérateurs). Elle représente une manne futur pour les fabricants, il faudra remplacer tous les appareils devenus obsolètes car non-prêts pour la 5G, plus produire tous les objets connectés (balance, frigo, four, TV,voiture, tondeuse,…).

Dans mon quotidien, je n’utilise pas toutes ces technologies. Je suis encore suffisamment maître de mon destin pour ne pas avoir besoin de tous ces gadgets. J’ai autre chose à faire que de visionner des séries et à jouer à des jeux idiots et violents partout et à toute heure. On est réellement en train de conditionner l’être humain au crétinisme imbécile et je n’en n’ai rien à cirer d’une technologie qui fait souffrir des millions de gens pour pouvoir opérer un individu à distance.

Mon EHS, je le vis comme une chance car il me permet de savoir où l’environnement est vraiment nocif pour moi. Mes cellules réagissent et j’écoute mon corps qui me dit attention ça brûle. OK, il y a beaucoup d’inconvénients, mais cela m’a permis de me reconnecter avec mon environnement, de réapprendre à écouter mon corps et à m’astreindre à une hygiène de vie plus en harmonie avec le vivant. Hélas, cela n’est pas donné à tout le monde et je suis un privilégié. Nombre d’EHS perdent leur travail, les familles éclatent par incompréhension et comme les rats de laboratoire ils n’ont aucun échappatoire possible. Ce sont les réfugiés modernes de la technologie.

On entend souvent, que tout cela se passe dans notre tête et que ces symptômes sont évocateurs d’une pathologie d’origine pathologique. Ce raisonnement n’aide pas et a tendance à isoler encore plus ces personnes. Bien entendu, il y a toujours des excès chez certains et évoquer l’EHS comme pathologie est aussi un moyen d’attirer l’attention dans certains cas. Je suis très étonné de la réaction des non EHS par rapport aux EHS, il semblerait que l’EHS soit considéré comme un emmerdeur et un contestataire qui veut empêcher le monde de tourner. A mes demandes de couper le GSM ou d’éteindre la WIFI pour la nuit, j’ai peu de réponses favorables. Par contre, j’ai de nombreuses questions quand cela touche directement l’individu ou ses proches.

Au-delà des considérations physiques et comportementales individuelles, ce phénomène met de nouveau en exergue la puissance des lobbies et le côté influençable et hypnotisable des foules. Je ris toujours sous cape quand j’entends un opérateur dire que c’est une évolution en réponse à la demande du client. Qui crée artificiellement la demande du client ? Qui met le rat dans la cage ?

Le salut est bien dans la fuite dirait le plombier mais le tout est de savoir où l’on peut encore fuir.

le salut dans la fuite

Nous avons assisté hier à l’assemblée générale de l’AREHS, une association transformée en ASBL depuis mars 2019. Le but de cette association est la reconnaissance de l’électrohypersensibilité (EHS)comme maladie. Mon épouse et moi-même avons rejoins cette association fin 2018 suite à notre prise de conscience de notre EHS. Nous avons du vendre en catastrophe une maison que nous venions d’acquérir et de transformer à Namur suite à l’impossibilité de continuer à y vivre (antenne GSM à proximité et plus de 30 signaux WIFI dans la maison). Nous avons alors trouvé une solution transitoire dans la même région mais nous avions du aménager cette solution avec des moyens techniques dans notre chambre pour pouvoir dormir (solutions souvent onéreuses qui réduisent l’exposition mais qui ne résolvent pas le problème)

Nous avons alors entrepris une recherche d’un lieu de vie supportable durant 6 mois et en parcourant la Wallonie sur +/- 10000 km. Nous avons trouvé ce lieu de vie en début 2019 et nous sommes maintenant installé depuis 1 mois. La différence de qualité de vie est notable et nous pouvons aujourd’hui affirmer que la fuite était malgré les coûts et les tracas notre seul moyen de survie.

Pour fuir efficacement, il faut savoir ce que l’on fuit, c’est à dire identifier le danger. Nous n’avons jamais imaginé être un jour EHS. Je n’utilisais pas de GSM, j’éteignais le WIFI avant d’aller dormir et je ne voyais pas d’antenne GSM dans mon environnement direct et je n’avais pas de téléphone sans fil (DECT) ni de four à micro-onde. J’avais suivi une formation longue et coûteuse en 2013 et j’étais un peu au fait des dangers potentiels de ces technologies. Je me rappelle même m’être un peu moqué d’une dame qui suivait cette formation avec de l’aluminium sous son bonnet, je la prenais pour une folle. Je n’avais pas fait le lien entre certains inconforts de vie et l’usage temporaire de certaines de ces technologies (bluetooth et WIFI), je mettais cela sur le compte de l’âge et d’un état général en dégradation. Je ne savais pas que des antennes étaient placées dans des clochers d’église, que le WIFI ou le DECT des voisins traversaient les murs et impactaient notre quotidien. J’ai mis les palpitations de plus en plus fréquentes sur un problème cardiovasculaire confirmé par le cardiologue, les impossibilités de dormir sur le matelas trop dur, les douleurs musculaires sur le manque d’exercice et les troubles de concentration sur les conséquences d’un AVC. Puis un jour, je me suis rendu compte que mon épouse, plus jeune et en très bonne condition physique se plaignait de plus en plus souvent de palpitations et de problèmes de sommeil. Il nous devenait de plus en plus difficile de nous promener en ville, d’aller au resto, de faire des courses. Les vacances et les nuits à l’hôtel étaient devenus impossibles. L’ennemi était partout. Les individus semblaient avoir tous un smartphone greffé au poignet. Je relevais une centaine de connexion WIFI possibles au centre-ville. La vie urbaine n’était plus possible et nous nous sommes enfuis. Longtemps, j’ai cru la chose impossible, un état ne va pas mettre en place ou permettre une technologie qui impacte physiologiquement ses citoyens, les médecins sont informés de la nocivité potentielle de ces technologies. Hélas non, il fallait bien se rendre à l’évidence, nous serions sacrifiés sur l’autel de la technologie sans fil, nouvelle révolution industrielle pour le bien économique de tous.

Fuir, mais qui et où ? C’est là que nous avons commencé à identifier l’ennemi et à le connaître, ma formation en géobiologie m’a heureusement bien aidé. Nous avons tout d’abord vérifié que nous avions bien éliminé toutes les sources proches de rayonnement et nous allions de surprises en surprises. C’est le portable qui bien que connecté par câble active automatiquement le WIFI et le bluetooth à chaque démarrage, c’est le bluetooth dans la voiture, etc… Tout cela une fois corrigé on s’attaque aux sources extérieures et on apprend que certains WIFI portent jusqu’à plus de 100 mètres suivant les générations, on découvre (carte ci-dessus) que la Belgique est un véritable sapin de Noël d’antennes GSM et que les zones blanches sont quasi inexistantes. On s’informe, on affine les outils de prospection et on se met en chasse (après avoir changé de voiture car pas moyen de couper le bluetooth) d’un paradis potentiel. Le site immoweb fait partie de notre quotidien pour scruter tous les nouveaux biens. Nous avons comme champ des possibles, la Wallonie, car nous voulons rester en Belgique et nous ne maîtrisons pas la langue de Vondel. Nous découvrons également des logiciels qui nous permettent de situer les antennes et de les identifier, je m’équipe également de différents outils de mesure pour évaluer la pollution électromagnétique sur place. Après 6 mois de recherche, nous identifions 4 biens qui pourraient convenir, 3 dans la région de Chimay, Couvin et 1 dans la région de Lierneux. Nous visitons, nous mesurons et nous faisons des offres quand les critères de conformité électrique, de salubrité et d’état général sont également rencontrés. Nous ratons des biens car les proprios sont trop gourmands ou nous arrivons trop tard. Il faut également que la région choisie offre des opportunités d’emploi pour mon épouse infirmière. Bref, c’est une sorte de puzzle avec des dizaines de difficultés. De plus, trouver un endroit aujourd’hui, c’est bien mais il faut également être certain que l’évolution urbanistique et le déploiement constant de nouvelles antennes ne viennent pas ruiner à terme notre choix.

Voilà, c’est fait, nous avons trouvé et emménagé. Fini les palpitations, les douleurs musculaires et les insomnies mais le retour à des lieux dits civilisés devient de plus en plus pénibles pour les courses, c’est un peu comme si les symptômes étaient décuplés. Notre lieu de vie est devenu le centre de notre vie dont on ne peut plus s’éloigner trop longtemps. Nous sommes isolés au bout d’un chemin sans issues à 4 km de l’antenne la plus proche et à 130 mètres du premier voisin, la zone est considérée comme naturelle, non battissable et  entourée de zones natura 2000. J’aurais aimé y placer un logement temporaire pour accueillir d’autres EHS, mais cela n’est malheureusement pas possible d’un point de vue urbanistique.

J’espère de tout coeur que les progrès technologiques (5G par satellites) ne vont pas venir perturber dans un proche avenir notre choix de vie.

Nos pensées vont vers tous les EHS existants ou en devenir en espérant qu’ils trouvent également des solutions qui leur permettent de vivre dans des conditions décentes. Nous allons essayer de mettre en commun avec l’AREHS (information et sensibilisation politique) et un groupe d’autres personnes EHS un maximum de ressources (démarches juridiques, outils) pour les aider à trouver des solutions pratiques afin de soulager leur quotidien.

Compteurs dits intelligents, 5G, wifi dans les écoles,…

Une séance de sensibilisation est annoncée pour le 28 avril à Louvain-la-Neuve à 13h00 à l’auditoire STUDIO 11 (ancien cinéma AGORA), réservation : inscriptions@ahlln.be ou 010/452629.

J’ai assisté à une réunion de l’AHRES (une association qui se bat pour la reconnaissance de l’électrosensibilité), samedi dernier. Nous étions une trentaine de personne à témoigner des difficultés de vivre dans cet électrosmog permanent. Nous étions tous à la recherche d’une zone blanche où d’une grotte où pouvoir se réfugier.

Pour le moment, mon épouse et moi dormons dans une cage de faraday. C’est aussi efficace contre les moustiques en été. Nous avions pourtant choisi un lieu de vie distant de 2 km des antennes les plus proches. Mais voilà, Orange a décidé de placer avec l’accord de la commune, une antenne dans le clocher de l’église du village en février 2019. Pas besoin d’un permis (économie de 130 jours de procédure) mais selon eux un réel défi technique. Nous étions pourtant dans une zone encore qualifiée de blanche par les opérateurs. Nous avions réussi à convaincre une voisine de couper son WIFI ce qui allégeait notre exposition quotidienne. Nous avons donc décider de déménager à nouveau dans une zone moins exposée.

J’ai revu une émission de CASH INVESTIGATION sur la fabrication des Smartphones et l’extraction des minerais dont le tantale. J’ai été abasourdis par le travail des enfants en Chine et les conditions d’esclavagisme des mineurs en Afrique. Tout cela se passe à notre époque pour nous fournir un objet devenu indispensable à notre quotidien en l’espace de quelques années au point d’être devenu addictif. Cette technologie est nocive à plus ou moins long terme et nous l’imposons maintenant à nos enfants dans les écoles au nom du progrès. Nous sommes face à de nouveaux scandales sanitaires avec l’approbation des autorités de santé et des gouvernements. L’appât du gain est la clé de voute de ce système et les lobbies fonctionnent à plein régime pour cultiver la politique du « doute » et appliquer à la lettre les théories de Bernays sur la manipulation de l’opinion. Nombre d’entre-nous a troqué son intelligence et sa capacité à communiquer contre un smartphone. Cet objet innocent et coûteux en vies pour sa fabrication et son usage est à l’origine d’un véritable génocide mondial. Vous ne sentez rien, vous ne voyez rien, vous n’entendez ou ne ressentez rien et si vous vous plaignez, on vous traite de fou. Samedi, les tentes personnes étaient saines d’esprit et issues de tous les milieux. Elles revendiquaient seulement un droit à une vie décente et à la libre circulation. Dans les prochains mois, la situation va encore devenir plus invivable avec l’ajout de la 5G et des compteurs dits intelligents. Réveillons-nous, nous n’avons rien contre le progrès s’il respecte l’individu et la vie sur terre.

Aller vers

Certains appellent cette démarche « orientation résultat ». Je n’aime pas cette appellation car elle implique un jugement. Je préfère de loin l’expression « aller vers … » qui laisse ouvert tout le champ des opportunités. Pour illustrer ce propos, j’utilise avec plus ou moins de succès la métaphore de la vache. Après avoir écarté la problématique avec la boulette de papier, j’ouvre un champ des possibles. Ce champ est le la nouvelle pâture toute verte de la vache. Je vais l’attirer dans ce nouveau pré grâce à l’odeur de l’herbe fraîche. Ce travail va me fournir le terreau du HOT système®, c’est à dire une dizaine de mots correspondant à des sentiments, des émotions, des affects.

Le réveil partie 12

Chapitre 12 : Le réveil

Ericson quitte Madeleine du regard et regarde la montre. Il est temps de ramener sa partenaire ici et maintenant.

(Il se rapproche légèrement de Madeleine et sur un ton un peu confidentiel commence à dire 🙂

« Et dans un instant, je vais compter jusqu’à 3 et à 3, vous reviendrez ici et maintenant complètement ‘calme’ et détendue’, totalement ‘calme et détendue’. »

Il marque une pause de quelques secondes et il commence à compter doucement : « 1, vos pieds reprennent contact avec le sol ». Les pieds de Madeleine bougent légèrement et sa tête fait mine de se redresser.

Madeleine n’a aucune envie de revenir. A contre-cœur, elle obéit … lentement , marquant ainsi  sa réprobation et puis surtout pour se donner le temps d’émerger à son rythme. Et même si Elle aimerait encore rester dans cet état, elle sait que ce n’est pas possible, il faut revenir.

Ericson continue, sa voix est plus ferme, plus directive, cela ressemble plus à un ordre : « 2, vous commencez à ressentir les battements de votre cœur ». Madeleine ressent les battements de son cœur, elle sent qu’elle remonte, doucement mais elle remonte. Son cœur bat doucement mais au fur et à mesure qu’elle en prend conscience, le rythme semble s’accélérer. Elle voudrait désobéir et traîner encore un peu mais l’autre insiste.

Ericson termine : «3, vous prenez une profonde inspiration, vous ouvrez les yeux et vous revenez ici et maintenant, complètement ‘calme’, maintenant, ouvrez les yeux. »

., Elle a inspiré mais peut-être pas assez profondément, elle essaie d‘ ouvrir les yeux mais ils sont comme collés. Madeleine se sent comme arrachée, décidément elle préfère retourner là où elle était bien ; sa tête s’écroule vers l’avant sur son bras, le poignet toujours connecté sur son front. Ericson qui l’a suivie attentivement intervient immédiatement d’une voix forte et impérieuse : « Ouvrez les yeux, respirez profondément et revenez ! », Il insiste : « Ouvrez les yeux !».

Madeleine se redresse, elle entrouvre les yeux puis elle les ouvre complètement en inspirant profondément. Elle est bien droite maintenant. Et, bien qu’elle ne s’en rende pas compte, sa main est toujours plaquée sur son front.

Avec bienveillance, Ericson décolle sa main et rassure Madeleine : « Bien, c’est ça, ici et maintenant complètement présente avec ’calme’. »

Madeleine reprend doucement pied dans-avec la réalité maintenant. Elle commence à se resituer dans la pièce, elle tourne son visage vers Ericson. Son visage est à la fois tout sourire et interrogation. Ses yeux sont légèrement humides, elle est emplie de ce ‘calme’. Elle a l’impression d’avoir accompli un long voyage qui a duré des années. Elle sait qu’elle est là mais ne sait plus très bien pourquoi elle est là. Machinalement elle dit « merci » et reprend à nouveau une profonde inspiration suivie d’un soupir.

Ericson se lève pour lui servir le verre d’eau qu’elle a accepté et en profite pour sortir de la pièce afin de la laisser reprendre ses esprits-seule.

Madeleine, boit doucement, l’eau est un peu froide et cela la ramène encore un peu plus à la réalité. Elle sent que son corps est légèrement engourdi et elle se lève pour faire quelque pas et respirer profondément. Son regard s’attarde sur les diplômes accrochés au mur et sur cette boîte avec les pastilles de couleur. Elle se rend compte qu’elle tient dans sa main droite un petit flacon bleu. Automatiquement, elle sent son poignet et elle se remémore cette odeur et des mots lui viennent à l’esprit : ‘avenir’, ‘calme’ et …

Ericson revient dans la pièce. Elle règle la consultation. Il lui conseille de marcher un peu et lui rappelle à nouveau que des évènements un peu étranges risquent de se produire dans les prochains jours, que sa perception du monde pourrait être un peu différente. Il ne lui donne pas le nom de l’huile essentielle utilisée et la prévient qu’elle risque de perdre ou de casser le flacon. Cela signifie simplement que le travail a pris fin et qu’elle peut passer à autre chose. En attendant, il lui recommande d’appliquer l’huile sur les poignets au moins 3 fois par jour.

Elle remercie, le salue et sort. Dehors, elle découvre un nouveau monde, il n’a pas changé mais sa perception à elle a totalement été modifiée.

Arrivée dans la rue, après avoir réglé et salué Ericson, Madeleine cherche sa voiture… Elle est incapable de se remémorer l’endroit où elle l’a garée ! Contrairement à ses habitudes, ses anciennes habitudes, Madeleine ne panique pas ; elle entreprend un tour du quartier, sans se presser. Elle est calme, le ciel est bleu, le monde est à elle, tout est possible…

Les rayons de soleil qui filtrent au travers des branches d’arbres semblent si doux… Et si la nouvelle Madeleine prenait le temps de s’asseoir sur ce banc … et si elle libérait ses pieds comprimés dans ses hauts talons… marcher à pieds nus peut-être ? Et si elle proposait une cigarette au vieil homme assis à côté d’elle pour la savourer-goûter lentement et partager ce moment sans contrainte ? N’est-ce pas dans cette rue là-bas que se donnent des cours de yoga ? Elle va se renseigner…

Suggestion post-hypnotique et intégration partie 11

Chapitre 11 : Suggestion post-hypnotique et intégration

Ericson, lui aussi, a perçu le changement processus qui se met en place peu à peu chez Madeleine.

Il est toujours derrière elle, les 2 mains sur les épaules et il continue lentement à rappeler les mots en les scandant alternativement à chaque oreille. Il marque ensuite une courte pause et reprend sur un autre ton de voix :

« Il se pourrait que dans les prochains jours, à l’occasion d’un rêve, d’un songe, d’une méditation des choses surviennent et bougent. C’est normal, le processus est en cours et il se manifeste simplement. »

Madeleine accueille naturellement ce message, elle sait, elle le sent que quelque chose a commencé à bouger en elle.

(Ericson commence à se déplacer derrière elle.) Tout en restant en contact avec elle (Madeleine), Ericson fait quelques pas afin  (il passe d’une épaule à l’autre afin) de reprendre place sur sa chaise (rejoindre sa chaise). Après un court instant, il détache doucement sa main gauche de son épaule et il se recule (sa chaise) pour laisser un maximum d’espace dégagé devant Madeleine. En reculant sa chaise, il ressort de sa bulle d’intimité, il retrouve la place qu’il occupait en tout début de séance.

Madeleine a toujours sa main droite sur son front. L’odeur est bien présente. Sa tête est légèrement penchée vers l’avant, sa respiration est régulière et lente. Par moment, il répète ‘calme’ de plus en plus espacé par de longs silences. Elle entend de façon de plus en plus lointaine ces mots ‘calme’, ses encouragements : « Bien, c’est du bon travail ». Elle se sent profondément en contact avec elle-même, elle apprécie de se retrouver seule avec elle-même… Oui, c’est ça ‘calme’.

Ericson ne la quitte pas du regard, il l’observe et continue à l’encourager d’une voix presque imperceptible. Il donne l’impression de vivre la même chose que Madeleine.

Madeleine sent cette présence mais cela ne l’empêche pas de savourer ce ‘calme’, de le laisser se répandre dans tout son corps, de le déguster. Au contraire, elle sait qu’elle peut le faire en toute confiance et la présence de Ericson la rassure.

Irrémédiablement, ‘Calme’ s’est installé dans tous ses muscles, toutes ses cellules. La moindre fibre de son corps est remplie de ‘calme’. C’est une sensation qu’elle n’oubliera jamais tant elle est présente et intense.

Le temps a perdu toute dimension ; les aiguilles de l’horloge tournent mais n’ont plus aucune prise sur la réalité de l’instant.